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Spalletti, l'heure des revanches

Il est peut-être encore trop tôt pour le verdict final, mais le retour de Spalletti à la Roma est bien parti pour être une réussite, malgré les quelques bâtons qu'on lui a mis dans les roues. Et la rencontre face à l’Inter a pour lui une signification toute particulière.

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Ça valait le coup d'attendre six ans et demi, soit la durée qui s'est écoulée entre les deux dernières expériences italiennes de Luciano Spalletti, à chaque fois à la Roma. Il y a bien eu entre-temps une longue expérience au Zénith Saint-Pétersbourg, mais les titres (quatre, dont deux championnats) n'ont pas compensé l'éloignement qui a clairement fait sortir le Toscan des radars italiens et européens. Néanmoins, cet exil russe de quatre années lui a permis d’engranger de l’expérience, mais aussi de prendre du recul par rapport à un Calcio qu'il retrouve au meilleur moment après avoir refusé plusieurs destinations. Un retour attendu et apprécié.

Totti et Garcia dans les codes


Un nul contre le Hellas Vérone, lanterne rouge écarlate, et une défaite chez la Juve, courte (0-1), mais défaite quand même. Voilà comment avait démarré le deuxième tome des aventures de Spalletti à la Roma. Francesca Brienza pouvait pavaner sur les réseaux sociaux, mais pas pour longtemps. Une victoire contre Frosinone, une à Sassuolo, la Samp, Carpi, Palermo, Empoli, la Fiorentina et l'Udinese. Ça fait 8 succès de rang et un bon en avant au classement, de –5 sur le 3e à +5 sur le 4e. D'aucuns pointeront du doigt la consistance des adversaires, relégables ou mal en point pour la plupart, mais justement, combien de plumes bêtement perdues avec le technicien français ? Les plus irréductibles des Rudigarcistes diront que la situation de Totti aurait été beaucoup mieux gérée, mais c’est bien sans le Pupone que la Roma plane avec un 4-2-3-1 modulable en 4-3-1-2 ou 4-3-3 et des recrues qui carburent, qu'elles soient hivernales (El Shaarawy et Perotti) ou estivales (Salah), en attendant que Džeko ne sorte définitivement de sa torpeur. Spalletti a achevé tout le monde au soir du 8e retour de Ligue des champions. Malgré deux revers 2-0 face au Real, les Giallorossi pouvaient se satisfaire d’avoir fait jeu égal. Une attitude que le Toscan aurait également pu adopter pour renforcer son bilan déjà positif. Il a fait tout le contraire en fustigeant cette image de beau perdant inhérent à l’histoire du club et a annoncé vouloir éradiquer cette mentalité qui empêche la Louve... de devenir zèbre !

Mancio, à ton tour


La passe de neuf pourrait être effectuée face à l'Inter. Les Nerazzurri de Mancini vs les Giallorossi de Spalletti. Un bond en arrière de dix ans lorsque les deux techniciens étaient déjà à la tête de ces équipes, mais avec des rôles inversés. Jadis, le Mancio était à la tête d'une équipe aux moyens démesurés et capable d'écraser la concurrence nationale une fois l'ouragan Calciopoli passé. Le Spallo faisait avec les petits moyens d'une Roma en grandes difficultés financières et très limitée sur le marché des transferts. Rappelons que ses meilleurs joueurs finissaient à… l'Inter (Dacourt, Mancini, Chivu), tandis que Moratti a même tenté Totti en 2007. Les recrues romaines s'appelaient Wilhelmsson, Nonda, Faty, Cicinho et, dans le meilleur des cas, Giuly et Vučinić ; dans le même temps, les Interistes s'offraient Ibrahimović et Vieira en pagaille. Une différence de budgets dantesque qui n'a pas empêché la Roma de lutter fièrement, contraignant l'Inter à être sacrée à la dernière minute en 2008 et de s'incliner en finales de Coupe et de Supercoupe.


À cheval sur Calciopoli, Roma-Inter était devenu le nouveau classique du football italien. De 2005 à 2008, les routes des hommes aux styles capillaires diamétralement opposés se croisent pas moins de 13 fois avec un bilan parfaitement équitable, 5 succès par tête et 3 matchs nuls. Une décennie plus tard, c'est le « méchu » qui opère dans un club dans le rouge et qu’il enfonce avec des recrutements onéreux, tandis que le chauve, qui avait quitté une gestion familiale (les Sensi) désastreuse, retrouve une propriété américaine capable de l’assister dans sa volonté de finir le boulot débuté lors de son premier passage. D'ailleurs, en cas de victoire, la Roma repousserait son adversaire du soir à 7 unités, le tout à 8 journées du terme du championnat. Le graal étant cette qualification en Ligue des champions et sa manne financière conditionnant l’avenir proche de toute équipe italienne. Manquerait plus que la Roma aille débaucher Murillo ou Icardi, et la vengeance de Spalletti serait définitivement consommée.


Par Valentin Pauluzzi
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