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Soyez grands ou disparaissez !

L’équipe de France se présente face à l’Espagne avec, sur son dos, des bagages alourdis par les casseroles de la semaine. Ce soir à Donetsk, les Bleus devront à la fois se délester de ces sentiments encombrants et trouver, enfouis en eux, ceux propices aux plus grandes ascensions. C’est indispensable, mais peut-être pas suffisant car, ce soir, ce n’est pas une montagne qui attend la France : c’est l’Everest.

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On annonce une température très élevée aujourd’hui à Donetsk. Mais le football a souvent sa propre météo et, ce soir, le climat risque d’être bien plus brûlant avec un risque sévère de très gros orage en cas d’ouragan. Celui-ci porte un nom connu de toute la planète depuis près de quatre ans : l’Espagne. Dire cela suffit à situer le défi immense qui attend l’équipe de France en quarts de finale de l’Euro, et on dit « défi immense » car les aléas du sport, et du foot plus particulièrement, nous empêchent de parler de mission impossible. Surtout quand on parle de la France et d’une tradition profondément ancrée, celle des exploits les plus improbables. Oui, en cette soirée moite, on attend des Bleus qu’ils renouent avec une certaine histoire plus que séculaire, mais pour l’heure, c’est davantage avec les réminiscences d’un passé sulfureux plus récent que l’on doit composer.

La semaine qui vient de s’écouler a vu ressurgir certains fantômes de 2008 et de 2010 que les plus naïfs pensaient évanouis dans la nature, alors qu’ils s’étaient seulement planqués dans les placards dans l’attente de la moindre occasion pour en ressortir. Cette occasion, le match face à la Suède l’a servie sur un plateau. Une rencontre où l’on a vu se promener sur la pelouse de Kiev nonchalance, individualisme et arrogance avant que les vestiaires du Stade Olympique ne résonnent de nouveaux fracas conflictuels entre histoires de portable (Ben Arfa), de reproches (Nasri) et de suspension (Mexès). Bien évidemment, le lendemain, Alain Boghossian, en fidèle soldat, est monté au front pour essayer de désamorcer cette nouvelle bombe. Mais qui peut croire que cette nouvelle secousse est tout à fait isolée, sans aucun rapport avec les turbulences de 2008 et le séisme de Knysna ?

Quelque chose de LeBron James en face

Vue d’Espagne, l’affaire fait bien marrer : «  Alors, c’est qui, les guignols ?  » Mais il ne faut pas compter sur les champions d’Europe et du monde pour prendre ce rendez-vous à la légère. La Roja aussi connaît sa part d’histoire douloureuse et particulièrement avec la France qu’elle n’a jamais vaincue en match de compétition. Le dernier souvenir, celui d’un huitième de finale du Mondial 2006 à l’issue duquel les Ibériques avaient rêvé d’envoyer Zidane à la retraite avant que celui-ci ne les envoie ad patres, est à la fois douloureux et fondateur. Comme LeBron James qui explique que la défaite humiliante des NBA Finals 2011 avait été la meilleure chose qui lui était arrivée pour conquérir le trône cette année, les cadres de la Selección situent toujours la leçon prise face aux Bleus en Allemagne, il y a six ans, comme le passage fondamental à leurs succès depuis. Mais bien évidemment, Xavi & Co ne seront pas là ce soir pour dire merci à Ribéry et ses potes, mais bel et bien pour leur infliger une belle raclée.


Et les raisons pour espérer y échapper se comptent sur les doigts d’une main, des raisons qui sonnent comme des poncifs : « La glorieuse incertitude du sport  » , «  Dominer n’est pas gagner » qui voisinent avec le mythique « En football, vous savez…  » Mais pour en arriver là, concrètement, il faudra courir. Beaucoup. Passionnément. Oui, passionnément, car s’il ne fallait que des jambes, des poumons et de l’abnégation pour faire chuter la Roja, l’Éthiopie et le Kenya figureraient le cauchemar de l’équipe d’Espagne. Il faudra aussi du panache, de l’audace à la récupération du ballon. Aller vite vers l’avant, mais intelligemment, et certainement qu’il faudra cibler la zone de Ribéry, meilleur offensif tricolore actuel, face à Arbeloa maillon faible défensif adverse. Et ce, tout en verrouillant l’axe défensif, zone préférentielle de l’animation espagnole précisément là où Koscielny fera ses grands débuts dans la compétition avec toutes les incertitudes que cela comprend. Énormément de soucis à régler avec très peu d’espoirs d’y parvenir, c’est une drôle d’équation à résoudre pour les Bleus, à la manière de ces magiciens qui font tout avec rien. Ce soir, il faudra beaucoup de magie…

Dave Appadoo
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