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Souviens-toi quand Rafael Benitez était un bon entraîneur

Présenté officiellement comme un vulgaire intérimaire du côté de Chelsea, Rafael Benitez revient à Liverpool – là où toute l’Europe a réellement découvert son talent – en espérant terminer l’année dans le top 4. Après, il retournera au chômage et au mépris. Qu’elle semble loin l’époque dorée de Rafa...

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« J’ai beaucoup d’amis et de souvenirs de Liverpool » . Cette semaine, Rafael Benitez a fait marcher sa mémoire et son cœur avant de retourner pour la première fois à Anfield depuis son départ en juin 2010. Six ans sur le banc des Reds, ça vous marque un homme. Et force est de constater que depuis le départ de l’Espagnol, Liverpool boîte bas. Hasard ou pas, Benitez aussi. Pour ne pas dire plus. Incapable de prendre la relève de José Mourinho à l’Inter Milan (il fera six mois et au revoir), le sosie espagnol de Julien Dray a dû se résoudre à faire l’intérimaire du côté de Chelsea après le licenciement de Di Matteo à l’automne dernier. Depuis trois ans, l’Espagnol est un bouche-trou. Son nom est cité partout mais ne termine nulle part. Plus personne ne veut de lui. Le double lauréat du prix d’entraîneur européen de l’année (2004 et 2005) est devenu un pestiféré. Un mec sur qui tout le monde prend plaisir à déféquer. Dans les colonnes de So Foot, Jacques Crevoisier, installé à Liverpool du temps de Gérard Houllier, ne s’est pas gêné pour habiller le petit gros pour plusieurs hivers en 2010 : « Lorsque l’équipe perdait, c’était la faute des joueurs. Et lorsqu’il gagnait, il en prenait tout le mérite. Il a pratiqué une politique de terre brûlée à l’égard de ses prédécesseurs » . C’est dit.

Pourtant, le bilan de Benitez à Liverpool est éloquent : 350 matches sur le banc, 57% de victoires, une FA Cup, une Ligue des Champions et une Supercoupe d’Europe ainsi que trois places sur le podium (dauphin en 2009, troisième en 2006 et 2007). A cette époque, les Reds envoyaient du jeu. Son 4-2-3-1 est une petite révolution dans le Nord de l’Angleterre. Il a su replacer des joueurs cadres pour en faire des machines (Gerrard et Kuyt sur les ailes, par exemple) et faire de Jamie Carragher un patron défensif. Son style, basé sur le turnover et le marquage de zone, a surtout marché en Europe. Notamment un soir de mai 2005, à Istanbul, où il s’amuse tactiquement de Carlo Ancelotti pour braquer une C1 alors qu’il était mené 3-0 à la pause. Le début d’une nouvelle ère pour Liverpool. Pendant quatre ans, Rafael Benitez va courir après un rêve : le titre de champion. Il hispanise à mort son équipe (Xabi Alonso, Fernando Torres, Pepe Reina, Dani Pacheco etc.) mais n’y arrive pas. C’est donc la queue entre les jambes (et 6 millions de Livres) qu’il quitte l’Angleterre. Mais réduire Benitez à Liverpool serait un petit coup dans la glotte du binoclard. A Valence, déjà, Rafa avait su se forger un joli palmarès.

Valence, le laboratoire extraordinaire

Benitez débarque à Valence en provenance de Tenerife. Il est là faute de mieux (Javier Irureta, Mané et Luis Aragones ont refusé le poste). L’équipe a de la gueule malgré le départ de Mendieta, parti perdre sont talent du côté de la Lazio, avec les Ayala, Baraja, Albelda, Vicente et autre Aimar. Ni une ni deux, Benitez braque la Liga devant le Depor, le Real et le Barça. L’année suivante, il termine cinquième mais échoue en quart de finale de Ligue des Champions contre l’Inter. Le jeu est fluide et plaisant. La consécration arrive en 2004 où il fait le doublé Liga - Coupe UEFA (victoire contre l’OM) avec un Mista superstar. La touche Benitez est là. Palpable. Sauf que l’Ibère se prend la tête avec ses dirigeants pour les recrues à venir et le fait savoir : « J’espérais avoir un canapé mais les dirigeants m’ont apporté une lampe » en parlant de la recrue uruguayenne Fabian Canobbio. Le torchon brûle et Benitez préfère prendre la direction de l’Angleterre. Trop ambitieux. Trop gourmand.


Cette mentalité le tuera également à Liverpool quand George Gillett et Tom Hicks, les nouveaux proprios, refuseront de céder à ses demandes durant le mercato. Le courant ne passe plus et Jürgen Klinsmann est même à une signature de remplacer l’Espagnol en 2007. Dès lors, la confiance est brisée. En interne, on pointe également du doigt son incapacité à faire progresser les jeunes (Warnock, Guthrie, Hammill ou Suso). A chaque intersaison, Benitez est humilié. En 2008, il réclame Gareth Barry, on lui donne – de force – Robbie Keane (qui sera lourdé six mois plus tard). L’année suivante, on lui demande de laisser partir Xabi Alonso et de dire publiquement merci pour l’arrivée Alberto Aquilani. A bout de forces, il se barre en 2010 moyennant un gros chèque mais un geste de gentleman : 96 000 livres pour un don à l’association des victimes de Hillsborough. Encore un mec incompris.

Par Mathieu Faure
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