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Sous le signe du ZZ...

ZZ comme Zinédine Zidane, Squadra AZZurra et Marco MateraZZi. L'extraordinaire finale du 9 juillet, à Berlin, a pas mal éclipsé une assez bonne édition 2006 par son extrême intensité dramatique. Le clash des deux Z ainsi que le clash des deux bleus, Bleu de France et azur italien, annonçaient bien un match hors du commun de deux équipes non favorites au départ. Avec victoire de l'Italie à la fin...

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Viva Italia !

Et dire que le Mondial avait commencé pour l'Italie sur fond de méga scandale du Moggiopoli. Pareil cataclysme devait faire exploser la squadra de l'intérieur vu que le fils de l'entraîneur Lippi était impliqué, ainsi que la Juve, pourvoyeuse de pas mal d'internationaux... Erreur ! La Nazionale était blindée, bien concentrée sur son objectif. Un match amical victorieux en février contre les Pays-Bas (4-1), ainsi qu'un championnat 2005-06 très prolixe en buts et une colonne vertébrale impressionnante Buffon-Cannavaro-Pirlo-Toni (ou Del Piero) avaient bien interpellé les esprits, mais juste au point d'en faire un solide outsider, et pas plus... En sus des joueurs des clubs romains, milanais et de la Juve, Marcello Lippi a ouvert son groupe à 4 joueurs du club en vue de l'année, Palerme (Grosso, Barone, Barzagli, Oddo). Et c'est parti ! La squadra rompt avec sa tradition des matches de poule à l'arrache et tape un bon Ghana (2-0), cale sans perdre face aux USA (1-1) et met les Tchèques en échec (2-0), première du Groupe E. Les Azzurri se jouent des naïfs Australiens (1-0), des pauvres Ukrainiens (3-0), crèvent la bulle Mannschaft à Dortmund en demies (2-0, a.p) et passablement cramés, battent la France (1-1, 5 tab à 3). Après 1934, 1938, 1982, la squadra enlève son 4ème titre mondial, ce qui la classe logiquement et méritoirement, deuxième meilleure nation de tous les temps derrière l'intouchable Brésil (5 étoiles).

L'éclipse Zidane...

Il aurait pu voiler la face du soleil et mettre à l'ombre la planète foot. Avant la finale contre l'Italie, en cas de victoire des Bleus, ZZ a la possibilité de devenir le meilleur footballeur de tous les temps et éclipser ses deux plus grands rivaux, Pelé et Maradona. Après ses deux coupes têtes légendaires contre le Brésil en 98 et avec une audience TV record d'un milliard de téléspectateurs en 2006, Zidane dispose à nouveau d'une couverture médiatique qui laissera éternellement une trace dans l'inconscient universel, bien supérieure à Pelé et El Pibe de Oro. Le récital hallucinant contre le Brésil, en quarts, a tutoyé les sommets... Vient la finale, sa Panenka insensée, et la France qui mène 1-0. Après ZZ, c'est au tour de MM (Marco Materazzi) de s'illustrer : Matrix égalise de la tête sur corner de Pirlo (1-1). Prolongations... Avant-dernier coup de boule de Zidane à la 104ème pour basculer dans la légende... Détournée par Buffon, qui réalise l'arrêt de sa vie. Dernier coup de boule dans le plexus de Materazzi, et expulsion-implosion du mythe à la mythique 110ème. Matrix triomphe par vidéo interposée, à cause du quatrième arbitre trop voyeur. Dernier mot pour Materazzi qui réussit son tir au but. Maradona et Pelé ont eu très chaud. Après le 9 juillet 2006, ils reprendront tous les deux leurs chamailleries à propos du leadership mondial de tous les temps...





Les losers au rendez-vous !

Les Hollandais et les Argentins animent comme prévu le premier tour. Mais les NL calent en 8ème contre des Portugais (0-1) au cours d'un match qui bat un record en Coupe du Monde : 16 jaunes et 4 rouges... Les albiceleste, favoris de l'épreuve, atomisent avec maestria la Serbie-Montenegro 6-0 en poule, mais en quarts ils se font honteusement sortir (1-1, 4 tab à 2) après avoir baladé une petite Mannschaft. Laquelle Mannschaft, organisatrice qui ne sent plus pisser après ces quarts, se fait punir par les Ritaux en demies (2-0, a.p). Comme les All Blacks contre le XV de France, le Brésil (autre favori) se fait plaquer en quarts par Zidane tout seul...Les rosbifs cuisent logiquement au soleil portugais après que l'abruti de Rooney se soit fait expulser sur provoc de son pote Cristiano (0-0, 1 tab à 3). Portugais tapés par la France en demies (0-1) avec échec final définitif de la génération dorée lusitanos. Idem pour les petits outsiders Espagnols, pourtant bien partis en poule, mais punis là encore en 8èmes (1-3) par des Français remontés comme des requins après que la presse ibérique eut exhorté les siens « d'envoyer Zizou en maison de retraite » ... Sinon, lose africaine classique, malgré de grands espoirs initiaux : Côte d'Ivoire, Angola, Togo et Tunisie giclent à la première valse quand le Ghana coule (0-3) contre le Brésil en 8èmes. Losers habituels, les Italiens l'emportent ce coup-ci. Aux tirs au but, en finale, un exercice habituellement maudit pour eux...

Le nationalisme allemand nouveau et joyeux...

Pays organisateur, l'Allemagne avait à cœur d'effacer les sinistres JO de Berlin de 1936 et les sanglants JO de Munich de 1972... Bingo ! La Coupe du Monde sera une belle réussite festive, avec Gentleman Franz en maître de cérémonie toujours classieux, et un sélectionneur sexy, Jürgen Klinsmann, qui enverra une Mannschaft mal barrée avant la compète sur le podium (3ème, 3-1 contre le Portugal). Une sélection allemande qui s'est même colorée d'Odonkor et Asamoah... Mais c'est la ferveur populaire chamarrée de drapeaux rouge-noir-or qui frappera les Allemands eux-mêmes, tout heureux et surpris de pouvoir communier dans la fraternité patriotique, et sans « nationalisme menaçant » . Fier d'être allemand, tout simplement, sans craindre d'être mal vu. Comme pour France 98, une bonne partie de la population, Turcs compris, se peinturlurent le visage aux trois couleurs de la nation et rendront hommage à la Mannshaft sur une grande esplanade berlinoise après le Mondial.

Mascotte naze, as usual ?

Goléo (ou Goleo VI), la mascotte officielle, est un immense lion en fourrure qui jongle avec Pille, son ballon de foot qui parle... Un maillot blanc frappé du numéro 06, en référence à l'événement. Le déguisement en fourrure synthétique a coûté 250 000 Euros. Alors ? Avec une mascotte aussi naze, l'Allemagne ne pouvait pas gagner « sa » coupe du monde ? Possible... Sauf que nous, en 98, avec une mascotte aussi horrible, Footix, on a été quand même champions du monde. Alors, les théories à la con sur les mascottes connes, hein...

Classement des buteurs :

Miroslav Klose (All.), 5 buts... Hernan Crespo (Arg.), Ronaldo (Bre.), Zidane (Fra), David Villa et Torrès (Esp.), Henry (Fra), Podolski (All.), Maxi Rodriguez (Arg.), 3 buts... A noter qu'avec ses 3 buts en 2006, ses 8 buts en 2002 et ses 4 buts en 98, Ronaldo est devenu le meilleur buteur de toutes les Coupes du Monde avec un total de 15 buts (record précédent de Gerdt Müller, 14 buts en 1970 et 1974).

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Ce n'est pas l'Italie la deuxième meilleure équipe de tous les temps, mais bien l'Allemagne (ex-RFA). Compter les coupes du monde d'avant-guerre : soyons sérieux...
France-Italie : Le match

Ce soir du 9 juillet 2006, les dieux du foot n'étaient décidément pas avec l'équipe de France. Tout a foiré. Et ni Pénaltus, ni Barrtransversalus ou encore Têteplongeantus pour ne citer qu'eux n'ont daigné intervenir en faveur des joueurs français. Comme si, après les avoir amené à quelques mètres du sommet, ils les avaient abandonné au moment le plus important et décisif, à l'ultime côte, la plus raide et ardue. Pourtant, avant chaque match Gallas avait offert deux dés à coudre de Gatorade à Pénaltus. Et Barthez du blanc de poulet surgelé. Mais voilà, les dieux sont lunatiques et capricieux. Et ils devaient en avoir marre des offrandes pourries qu'on leur faisait. A moins que lors d'une orgie, un ballon tiré par un joueur français n'ait touché le cul éclatant de l'un d'eux, le mettant dans une rage folle. Suppositions qui le resteront. Suppositions qui de toute façon ne changeront rien aux faits de cette horrible nuit du 9 juillet 2006.
Pourtant la partie avait joliment débuté. Après quelques lattages de circonstance entre les joueurs, Malouda se fait faucher dans la surface de réparation. Penalty. C'est Zidane qui se charge de le tirer. Echange de regards entre le numéro 10 de l'équipe de France et le grand gardien de l'équipe d'Italie. Les deux hommes se connaissent bien. Alors qu'ils appartenaient à l'association du « polystyrène pour les ours polaires du zoo de Vincennes », ils se sont prêtés plein de choses qu'ils ne sont jamais rendus. D'après ses proches, Zizou en veut encore à Buffon pour la perte de son cd de Pierre Bachelet, un cadeau d'un de ses frères. Quant à Buffon, il n'a jamais avalé que Zidane donne son album préféré des Schtroumpfs à son troisième enfant. Bref, chacun a à coeur de foutre l'autre dans la merde jusqu'au cou et au delà. Etonnamment, Zidane ne prend aucun élan pour tirer ce pénalty. Au coup de sifflet de l'arbitre, il s'avance avec nonchalance vers le ballon puis le soulève doucement avec la pointe de son pied droit. Buffon plonge, constatant avec effroi que le numéro 10 de l'équipe de France a effectué une panenka ! Panenka, qui est justement le titre de l'album de Pierre Bachelet que Zidane a prêté à Buffon ! Goal ! Et petit message acerbe du numéro 10 de l'équipe de France au grand gardien de l'équipe d'Italie : « Ce soir, mon gaillard, je ne te marquerai que des Panenka et l'album des Schtroumpfs je te le rendrai pas ».
La suite de cette mi-temps, nous n'en parlerons pas, car elle nous fait mal... Les Italiens... Argh... égalisent sur coup de pied arrêté. Passons directement à la deuxième mi-temps que les français dominent de la tête (hélas) et des épaules. Et justement à cette fameuse 110ème minute, où Zidane fout un coup de boule dans la poitrine de Materazzi. Que s'est-il passé à cet instant là, et pourquoi ce geste incompréhensible : D'après des spécialistes de la lecture sur les lèvres, l'échange entre les deux joueurs se serait déroulé ainsi :
Zidane : « T'inquiète mon maillot je te le filerai après le match »
Materazzi : « Et moi, en échange, j'te filerai mes cheveux »
Zidane s'en va.
Materazzi : « T'as pas de cheveux, t'as pas de cheveux, tanananère... »
Volte-face de Zidane et coup de boule !
Mais c'est le film enregistré par le satellite américain « sausage » et envoyé à la FIFA qui rend véritablement compte de la scène :
Zidane : « T'inquiète mon maillot je te le filerai après le match »
Materazzi « Et moi j'te filerai jamais ton disque de Pierre Bachelet puisqu'on l'a destroy en mille morceaux avec Buffon »
Zidane s'en va.
Materazzi « Au nord c'était les Corons.... »
Revolte-face de Zidane et re-coup de boule !
Après l'expulsion de Zidane, Les Français domineront encore sans pour autant réussir à marquer. Viendra la cruelle séance des tirs au but et le tir sur la barre transversale de Trézéguet. Viendra la joie pour les uns et la tristesse pour les autres.

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