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Sous la Jupp d'Heynckes

La Bundesliga pliée depuis le début du mois, Jupp Heynckes peut désormais placer la C1 et un nouveau triplé dans son viseur avant de vraiment repartir à la retraite. Parce que l'histoire parle pour lui, mais aussi parce qu'il le mérite. Pour ça, il faudra marcher sur son ex : le Real.

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Ce serait donc ça, s’effacer : sortir d’une chambre d’hôtel, rencontrer un couple de touristes américains et baisser la tête, un sourire en coin. Il y a dix-huit jours, Jupp Heynckes a commencé sa journée comme il le fait toujours : lever à six heures, du jazz dans les oreilles. Puis, il s’est dirigé vers l’ascenseur. « Au cinquième étage, un couple est entré avec trois valises. Forcément, on s’est un peu retrouvés à l’étroit. L’homme était silencieux, mais sa femme, elle, a été plus gentille et m’a dit bonjour. Donc, je lui ai répondu. Je tenais dans la main un sac du Bayern et elle m’a alors demandé : "Oh, vous êtes un supporter du Bayern Munich ?" Forcément, je lui ai dit : "Oui, bien sûr."  » Rires dans la salle, Heynckes a encore fait son effet. La scène date du 6 avril dernier, veille d’énième sacre pour le Bayern à Augsbourg (1-4), mais raconte beaucoup de la personnalité de l’homme de 72 piges, revenu comme une bouée de sauvetage à Munich en octobre dernier. Il avait pourtant juré qu’il ne remettrait plus les pieds sur un banc, non ? Oui, mais voilà : plus de six mois après, son Bayern est passé d’un retard de cinq points sur le Borussia Dortmund à une avance de vingt points en tête de la Bundesliga devant Schalke 04. En d’autres termes, le Bayern est redevenu le Bayern, et Heynckes a réussi sa première mission. Le reste, désormais, s’apparente à du bonus. Du moins, c’est ce qu’il veut faire croire.


Quoi ? La Ligue des champions ne serait pas un objectif premier ? Non, répondait Don Jupp il y a quelques semaines dans un entretien donné à Kicker : « L’objectif ultime, c’est le championnat. En C1, on ne fait pas partie des favoris, mais du cercle élargi. » Reste un passif qui lui colle aux talons : sur les trois campagnes de C1 qu’a menées l’ancien moteur du Mönchengladbach des années 1970 en tant qu’entraîneur, il a toujours terminé en finale de la compétition (pour une victoire avec le Real en 1998, une autre avec le Bayern en 2013, et une défaite avec le même Bayern en 2012, N.D.L.R.). Autre refrain : après chaque succès en Ligue des champions, Heynckes s’est retiré, ou a été poussé à le faire, de l’écran. Ce sera encore le cas dans quelques semaines, la légende ayant déjà annoncé qu’il retournerait vivre chez lui, près du Borussia-Park de Mönchengladbach, où son ami Uli Hoeness est venu le convaincre à l’automne et où le Bayern a subi l’une de ses seules défaites de la saison (2-1, le 25 novembre). Il sera remplacé par Niko Kovač, ça aussi, c’est une certitude.

Le tour de vis et la renaissance


Revenons au présent et profitons de l’instant : au moment de prendre la suite de Carlo Ancelotti en octobre après la défaite du Bayern au Parc (3-0), soir où le patron du club, Karl-Heinz Rummenigge, avait appelé à vite « inverser la courbe et que nous nous présentions de nouveau comme le Bayern Munich » , Jupp Heynckes avait annoncé que l’équipe actuelle était meilleure que celle du triplé de 2013. La voyait-il capable de répéter l’exploit ? Pas forcément, vu la situation du moment, mais le voilà en position de tir, le Bayern s’étant relevé avec autorité et ayant déjà une finale de Pokal à jouer contre Francfort le 19 mai prochain. Une question : peut-il vraiment le faire ? Bien évidemment, car tout a changé cette saison et le champion d’Allemagne n’a plus rien à voir avec celui qui s’était fait retourner en quarts de finale il y a un an par un Real Madrid qu’il retrouve mercredi soir en demi-finales lors d’un match où Cristiano Ronaldo avait inscrit trois buts. Dont au moins un hors-jeu.


Non, le Bayern est redevenu une machine, et Jupp Heynckes en est le principal responsable. Rappelez-vous les mots de Thomas Müller à l’heure des retrouvailles en octobre dernier : « Nous allons à nouveau bien nous entraîner. » Oui, et redevenir brutal, efficace, affamé. C’est une question de discipline, là où Ancelotti est avant tout un accompagnateur de talents, et de flexibilité tactique – il suffit de se repasser le Bayern-PSG (3-1) de décembre ou la récente mise à mort du Borussia Dortmund (6-0) pour en prendre la mesure. Avec Heynckes, c’est le retour de la rigueur à l’allemande, des portables rangés à l’heure des repas collectifs, de la gestion parfois sévère pour faire respirer certains cadres comme Ribéry et Robben, afin de leur laisser du jus pour le printemps. Mieux : Don Jupp a fait revivre James Rodríguez, remis Javi Martínez dans son vrai costume et rediscipliné défensivement un ensemble qui semble capable de contourner l’obstacle Real. Comment ? Ce sera la question en l’absence de l’indispensable Vidal, forfait jusqu’à la fin de saison, même si l’approche de l’aller devrait être résolument offensive. Dans son coin, Heynckes, lui, ne se mettra pas à s’agiter. La reconnaissance, il le sait, ne viendra pas des autres, seulement de l’essentiel : des yeux de ses joueurs.



Par Maxime Brigand Propos de Jupp Heynckes tirés de Kicker, ceux de Müller de Die Welt.
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C1 - Demi-finales - Bayern Munich-Real Madrid




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