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Soul Salibur

Compère d'Eden Hazard chez les jeunes du LOSC, Yannis Salibur a connu une trajectoire bien différente du Belge de Chelsea. La Ligue 1, il y est entré par la fenêtre après avoir fait ses armes à Boulogne-sur-Mer, puis Clermont-Foot. Et a connu six premiers mois difficiles à Guingamp avant d'être tranchant.

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« Le jeu de mots avec Excalibur ? Bien sûr, on n'y a pas échappé depuis gamins, c'est facile en même temps avec notre nom.  » Défenseur à Chantilly, Christophe Salibur a l'habitude que l'on joue avec son patronyme en faisant référence à la mythique épée du roi Arthur. Et forcément, son frère Yannis aussi. Mais si ce dernier a attiré l'attention, c'est aussi pour un talent rapidement devenu une évidence aux yeux de ses éducateurs, notamment Cédric Malhomme, qui l'a eu en U15 nationaux au Red Star. « Au départ, le club n'avait pas forcément conscience de son potentiel, mais cela m'a paru une évidence un jour où je l'observais jongler, seul dans son coin. Il avait clairement une technique peu commune. » Plusieurs saisons plus tard, alors qu'il est à la relance à Clermont-Foot après une formation à Lille qui ne l'a pas conservé, le milieu de terrain impressionne Régis Brouard. « À l'entraînement, il faisait des choses exceptionnelles. Il a une capacité de changement d'appuis peu commune, il pouvait éliminer deux-trois joueurs dans la même action. » Des propos qui font écho à ceux de Jean-Michel Vandamme dans L'Équipe, pour qui Salibur faisait au moins aussi bien qu'Eden Hazard, ami et partenaire de promo, avec les équipes de jeunes du LOSC.

Manque de gnaque


Et pourtant, le natif de Saint-Denis, s'il intègre l'équipe pro, ne perce pas en Ligue 1 et doit tenter sa chance à Boulogne-sur-Mer. « Je crois qu'il n'était pas assez mature à l'époque » , analyse le frangin Christophe, quand Cédric Malhomme croit savoir que son ancien protégé « a fait un bêtise sur le plan comportemental, et les morceaux n'ont pu être recollés  » . Pour Régis Brouard, qui a assisté à la relance du gamin, le problème de Salibur réside dans un manque de gnaque. « Il était capable de choses extraordinaires, mais quand il en avait envie. Le problème, c'est que Yannis n'avait pas tout le temps envie. »


Car chez les jeunes ou en Ligue 2, le milieu offensif tient la route en étant facile. « Il était respecté par ses partenaires à cause de sa grosse technique, mais il semblait se satisfaire de ce qu'il avait sans chercher plus » , se souvient Malhomme. Un strict minimum qui lui permettait « de faire basculer la moitié des matchs, quand, dans l'autre, il était transparent. » Une tendance frustrante pour Brouard, « car on sent qu'on a un joueur hors norme, qu'il peut créer plein de différences, mais le joueur n'exploite pas toutes ses qualités. Quand il aura compris que le foot est un métier, il pourra aller très très haut. »

Coups francs « juninhesques »


La prise de conscience a-t-elle eu lieu pour celui qui, après six premières mois difficiles avec Guingamp en Ligue 1, a entamé la saison 2015-2016 avec 3 buts et 4 passes décisives ? Son frère pense que oui : « Désormais quand je l'appelle, il est toujours à l'entraînement ou en train de travailler, il est plus rigoureux. » Avec un travail acharné sur le long terme, Brouard voit son ancien joueur aller haut, très haut : « Il doit comprendre que s'il exploite tout son potentiel, il peut finir dans une équipe qui dispute la Ligue des champions, parce que des joueurs performants dans son profil, cela ne court pas les rues. »

Cédric Malhomme croit à une explosion tardive, «  car, à son poste, le meilleur est entre 28 et 31 ans » . Enfin tranchant, Yannis Salibur doit confirmer qu'il a franchi ce palier mental. Histoire de faire plaisir à Salibur senior, omniprésent derrière son fils quand il jouait au Red Star. «  C'est lui qui nous a transmis le virus, il adore le foot et les équipes offensives » , assure Christophe. Il a donc forcément apprécié les coups francs « juninhesques » de sa progéniture.



Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par NJ
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