Sougou : « Battre Benfica pour venger l'OM »

Ce dimanche l'Académica de Modou Sougou se rend à Benfica. Un match des extrêmes dans lequel l'international sénégalais espère briller afin de venger son club de cœur : Marseille.

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Comment abordes-tu le match de dimanche contre Benfica ?


C'est un gros match. Benfica lutte pour le titre et nous aussi on lutte... mais pour le maintien (l'Académica Coimbra est 12ème NDLR). On ne gagne plus depuis cinq matches et on a besoin de retrouver confiance.

L'Académica est la dernière équipe à avoir battu les Aigles. C'était il y a presque un an. Ca aide mentalement ?


L'Académica est réputée pour réaliser de bonnes prestations contre Benfica. Sur le plan historique, on fait des choses positives contre eux. Ca nous encourage, c'est clair.

Cette saison, Benfica semble tout de même être au dessus-du lot, non ?


C'est une équipe impressionnante. Elle marque beaucoup de buts et en encaisse peu. Pour moi, c'est l'une des meilleures formations européennes. Ils l'ont démontre en Ligue Europa. Ils ont des joueurs comme Di Maria. Lui, c'est le détonateur. Ou encore Saviola, Javi Garcia... Et David Luiz ! C'est un défenseur hyper complet. Il est rapide, physique, technique et en plus il est encore jeune. C'est un joueur dont on reparlera très bientôt et qui sera dans un très grand club comme le Real Madrid ou Chelsea. Le truc c'est qu'à Benfica on ne peut pas parler d'un joueur sans citer les autres. En plus de l'équipe-type, ils ont un banc.

En ce moment, un autre nom est sur toutes les lèvres au Portugal. C'est celui de ton coach : André Villas-Boas. Comment est-il ?


C'est un entraîneur moderne. Il est jeune, méticuleux, ambitieux. Avec lui, on connaît tout de l'adversaire, même des remplaçants. A l'entraînement, c'est comme en match. Il est rigoureux. On sent qu'il a longtemps été l'adjoint de Mourinho... Il a les capacités pour entraîner un grand.

«  Le club qui choisira Domingos ou Villas-Boas sera sûr de ne pas se planter »

Justement, on a parlé de lui au Sporting. Maintenant on l'évoque au FC Porto, tout comme un de tes anciens entraîneurs : Domingos. Lequel a le meilleur profil, selon toi ?


Je ne sais pas... Ce que Domingos fait cette saison à Braga c'est énorme et Villas-Boas aussi fait du très bon travail ici. Ils ont tous les deux les qualités. Après, on dit qu'ils sont trop jeunes. Mais ce n'est pas l'âge qui compte, ce sont les capacités. Ils peuvent entraîner n'importe quel club et celui qui les choisira sera sûr de ne pas se planter.

Si tu devais les comparer, que dirais-tu ?


Au niveau de l'organisation tactique ils optent pour le même système : le 4-3-3. Après, Domingos est peut-être plus basé sur la contre-attaque. Mais bon, à Braga il joue d'une façon différente que celle qu'il avait à l'Académica. Tu sais, j'admire beaucoup Domingos parce qu'il a fait beaucoup pour moi. Parce que je le connais mieux aussi. Je l'ai eu comme coach à Leiria puis, ici, à Coimbra. Mais les deux se ressemblent pas mal en fait. Modernes, jeunes, travailleurs...

Tu es actuellement le meilleur buteur de la « Briosa » (la fière). C'est ta sixième saison au Portugal. As-tu envie de bouger ?


Sincèrement, j'ai bien envie de connaître autre chose. C'est vrai que ça fait un moment que je suis ici. Mais ne partirais pas juste pour partir. Il me reste un an de contrat et si je choisissais de bouger ce serait pour une belle offre sportive mais aussi financière aussi bien pour moi que pour le club.

Quel pays te tente ?


Je suis sénégalais, je parle français... La Ligue 1 me donne envie. J'ai plein de potes de la sélection en France. Souleymane Diawara et Niang à Marseille ou N'Daw à Saint-Etienne... J'adore la L1.

Admirateur de l'OM paraît-il ?


Oui, je suis supporter de l'OM. J'ai suivi leur match contre Benfica en Ligue Europa. Après l'aller, j'étais confiant mais le retour... Pfff... Si dimanche, je bats Benfica je serais doublement content. J'aurais vengé Marseille !

«  Le Sénégal souhaite que Aly Cissokho soit présent au Mondial »

Tu parlais de tes potes internationaux sénégalais. Que se passe-t-il avec la sélection qui semble presque pommée ?


On vient d'essuyer une nouvelle élimination pour la CAN. Ca fait deux fois de suite et un pays comme le Sénégal ne peut pas se permettre ça. C'est quand même une équipe qui a fait rêver lors de la Coupe du monde en 2002... Mais là, les choses évoluent. On a changé de staff, d'entraîneur. Une nouvelle politique à été mise en place par la Fédé. Tu verras, lors des prochains matches amicaux on notera déjà la différence.

D'où vient le problème, alors ?


C'est difficile à expliquer. Disons qu'on avait de bons joueurs mais pas une bonne équipe.

On dit qu'il y a des tensions dans le vestiaire. Que Diouf par exemple ne s'entend pas avec tout le monde...


C'est n'importe quoi, ça. Diouf, il a sa vie privée. Après il y a des gens et des journalistes qui mélangent tout et parlent sans savoir. On lui colle une étiquette mais lui, comme nous tous, est un professionnel. Quand il est sur le terrain, il donne tout pour gagner. Non, le problème, il était surtout administratif.

L'année dernière, la Fédé sénégalaise t'avait mandaté pour convaincre Aly Cissokho de vous rejoindre. Il t'a répondu quoi à l'époque ?


Il était encore au FC Porto et ne savait pas trop ce qu'il devait faire. Moi, la Fédé m'a demandé de l'appeler et je l'ai fait. J'ai fais mon devoir. Après, Aly a demandé du temps. Il a finalement choisi la France. C'est un choix personnel. La France est une terre d'accueil. Lui, il est né en France, n'est allé que deux fois au bled. C'est pas comme moi qui aie grandi là-bas et suis arrivé en Europe à 19 ans. On n'est pas rancuniers et on peut comprendre. On lui souhaite bon vent et d'être présent au Mondial.

Propos recueillis par Nicolas Vilas

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