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  1. // Affaires de racisme

SOS Blatter

Sepp Blatter ne démissionnera pas. En tout cas, pas à cause de sa coupable indulgence envers les insultes racistes échangées entre footballeurs professionnels. Il s’est juste excusé d’avoir froissé la susceptibilité de certains. Comme Laurent Blanc après l’affaire des quotas. Et une fois la célèbre « tempête médiatique » apaisée, rien ne changera. Et si cette bévue tenait plus de la stratégie de la diversion que de la faute de communication ?

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Malheureusement, ce type de « propos discriminatoires » , pour parler politiquement correct, n’est pas une nouveauté ni une surprise. Y compris dans la très cosmopolite et soignée Champions League. Néanmoins, pétris de leurs préjugés, d’aucuns devaient sûrement davantage les attendre en Serie A ou dans le stade d’Ajaccio. Sepp Blatter doit surtout s’en mordre les doigts d’avoir balancé, sur CNN (pas foncièrement le canal le plus discret), tout haut ce que l’ensemble des dignitaires du foot mondial pensent en général. « L'un des joueurs peut, peut-être, avoir à l'égard d'un autre un mot, un geste qui n'est pas correct. Mais celui qui en est la cible doit se dire : C'est un jeu (...) et, à la fin du jeu, on doit se serrer la main  » . Quand on fabrique des champions rétribués si chèrement, la gagne justifie quelques entorses à la morale ordinaire, actant du fait, évident selon le président de la FIFA, que forcément, entre bons amis, les joueurs ne peuvent s’avérer viscéralement racistes. Supposons que cette dernière idée se révèle exacte. Dans cette optique, l’emploi de l’injure sur les origines repose malgré tout sur l’idée qu’elle peut blesser et donc apporter un avantage psychologique sur la pelouse. Voilà qui représente une surprenante interprétation de l’éthique sportive. Tout cela n’empêche évidemment pas de vendre les clubs aux oligarques russes et le Mondial aux Qataris. Et de signer des conventions avec des associations antiracistes afin de passer l’éponge sur deux ou trois débordements conceptuels devant un micro ou une caméra. Sans oublier de gueuler, aussi, sur le bon peuple des tribunes pour ses banderoles qui gâchent le spectacle télévisuel. Et rendez-vous à la prochaine incartade… C’est toujours plus facile à gérer que les rumeurs de corruption ou les doutes sur l’utilisation exacte des sommes faramineuses qui terminent dans les caisses de la FIFA - et de leur redistribution.

Le foot pro se révèle simplement et finalement un univers assez semblable au reste de la société. Tout le monde hurle au spectacle d’un défilé catho intégriste, mais le collègue du bureau « de couleur » qui se vexe pour une remarque déplacée devient vite un pisse-froid voire un opportuniste qui s’en sert à des fins carriéristes. Dans ce cadre, Patrice Evra devrait presque s’excuser auprès de Luis Suarez de lui gâcher ainsi l’existence pour deux ou trois tentatives de déstabilisation un peu excessives. Idem pour Anton Ferdinand auprès de John Terry. La prise de position de Sepp Blatter s’apparente dès lors à celle d’un grand patron, défendant l’ordonnancement social de son petit monde corporatiste, au nom d’une franche et gaillarde camaraderie paternaliste digne d’un bataillon de la légion étrangère… Après s’enchaînera bien entendu l’emportement routinier des grands esprits devant ces déclarations dignes d’un vestiaire de District. Le pire, c’est qu’on se demande comment le vrai débat peut encore rester enterré par ce genre de dérapages, bien plus contrôlés que l’on ne le croit, dans lesquels bien-pensants et autre Premier ministre anglais s’engouffrent dans l’attente du buzz sans conséquence.


Jamais ce type de fight médiatique organisé ne produit en effet de véritable mutation en profondeur, qui pourrait par exemple aboutir à se demander qui continue d’occuper, et par quels subtils mécanismes de blocage, les postes à responsabilités, y compris dans les plus petits échelons du foot amateur, où se retrouvent entraîneurs, directeurs sportifs, agents, etc. La FIFA aurait bien des questions et des raisons de se pencher sur la place et le poids qu’occupe l’Afrique dans le football mondial ou sur les relations entre l’Europe et ses anciennes colonies. Dénoncer l’homophobie bas du front de Loulou Nicollin évite ainsi d’interroger le déni de l’ensemble de la grande famille du foot qui applique avec une tranquille lâcheté la règle du « don’t ask, don’t tell » , que même l’armée américaine vient d’abandonner. L’indignation qui ne débouche sur rien n’apporte qu’une conscience tranquille à ceux qui l’expriment. L’affaire des quotas en reste emblématique. Laurent Blanc s’expliquant à ce sujet sur France Info raconte dorénavant le déroulé d’un emballement médiatique dont son entourage aurait été la principale victime. Quelques sanctions de principe pour les seconds couteaux et tout le monde reste en place. Sauf celui qui avait enregistré une discussion qui envisageait de séparer les bons et les mauvais Français parmi les jeunes de 13 ans entrant dans les centres de formations, Mr Mohamed Belkacemi, DTN public aujourd’hui blacklisté à la FFF. Il ne fait jamais bon se plaindre…

Par Nicolas Kssis Martov
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