1. // Les restes du monde – Russie

Sortie de l’hiver en Russie

Alors que Poutine bande les muscles et fait flipper l’Occident avec ses velléités en Crimée, le football local s’apprête à sortir de trois mois d’hibernation. Leader contesté, le Zénith Saint-Pétersbourg va tout de suite devoir se mettre dans le rythme pour empêcher la meute de poursuivants de le dépasser. Les quatre clubs de la capitale, Lokomotiv, Spartak, Dynamo et CSKA Moscou, sont en embuscade, prêts à profiter du moindre faux pas.

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Un Zénith prenable

Ceux qui ont assisté au match aller des 8es de finale de la Ligue des champions entre le Zénith Saint-Pétersbourg et le Borussia Dortmund la semaine dernière le savent : la formation russe apparaît largement plus friable cette saison que par le passé. Poussive lors des premières journées, elle semblait pourtant avoir trouvé le bon rythme pour assommer la concurrence et conquérir un nouveau titre, avec une série de dix victoires en onze matchs entre le 3 août et le 26 octobre. Mais sans prévenir, elle a commencé à lâcher des points en novembre et à laisser ses adversaires rattraper leur retard et reprendre espoir, terminant la phase aller avec deux défaites et deux nuls au compteur lors des cinq dernières journées. L’entraîneur Luciano Spalletti peut surtout se montrer soucieux de la perméabilité de sa défense, orpheline de Bruno Alves depuis son départ à Fenerbahçe l’été dernier. Plus globalement, c’est l’équilibre collectif de l’équipe qui pose question. Mais plutôt que de chercher à remédier à ce problème cet hiver, les dirigeants ont préféré débaucher un joueur offensif, en la personne de l’attaquant vénézuélien José Salomón Rondón. Le grand talent de l’ancien joueur du Rubin Kazan n’est pas à remettre en cause, mais peut-être était-ce plutôt derrière qu’il y avait d’abord à trouver des solutions ?

La renaissance Lokomotiv

Actuel deuxième du classement à égalité avec le Zénith (40 points), le Lokomotiv peut créer une belle surprise en fin de saison en allant cherchant un troisième titre après ceux conquis en 2002 et 2004. Pour remplacer Slaven Bilić sur le banc, les dirigeants ont eu la bonne idée de faire appel au méconnu Biélorusse Leonid Kuchuk, qui a parfaitement su prendre la mesure de l’effectif à disposition. Il a eu la chance aussi de pouvoir obtenir trois transfuges de l’Anji Makhatchkala au mercato estival, dont Lassana Diarra et Mbark Boussoufa, tous deux très bons au milieu de terrain. Devant, il faut surveiller les performances de l’international sénégalais Dame N’Doye (10 buts), qui mériterait qu’un club d’un des grands championnats d’Europe de l’Ouest lui donne sa chance.

Le Spartak en mode champagne

Sorti précocement de la scène européenne par les modestes Suisses de Saint-Gall l’été dernier, le Spartak Moscou réalise une saison plutôt correcte pour l’instant, occupant la 3e place avec 39 points, juste derrière les coleaders. Pas très performants contre les adversaires directs (défaites contre le Zénith, le Loko et le CSKA), les Rouge et Blanc perdent en revanche très peu de points contre les petites équipes, infligeant même de temps à autre quelques belles gifles. Pour cette deuxième moitié de saison, l’entraîneur Valeri Karpine enregistre le retour de blessure du défenseur Salvatore Bocchetti et l’arrivée de Valladolid de l’Allemand Patrick Ebert. À l’inverse, Kim Källström et Aiden McGeady sont partis, direction la Premier League anglaise.

Le Dynamo en embuscade

Comme le Loko, le Dynamo Moscou peut compter cette saison sur deux atouts majeurs : un entraîneur de talent, en l’occurrence le Roumain Dan Petrescu, et l’apport inattendu de joueurs de l’ancienne armada démantelée de l’Anji Makhatchkala. Pas moins de six recrues de l’ancienne équipe de Samuel Eto’o sont arrivés l’été dernier, dont les internationaux Denisov, Zhirkov et Kokorin. 4e avec 35 points, le Dynamo peut encore viser un titre national qu’il n’a jamais décroché depuis le démantèlement de l’URSS.

Le CSKA dans le dur

Ancien leader l’espace de quelques journées en début de saison, le CSKA Moscou n’occupe plus que la 5e place provisoire avec 34 points, la faute à un gros passage à vide en septembre-octobre (quatre défaites et un nul en cinq matchs). Depuis les choses semblaient rentrer dans l’ordre, mais le dernier match de l’année 2013 s’est encore soldé par une défaite un peu moche sur la pelouse de Krasnodar. L’ancien club de l’armée semble avoir mal vécu le rythme harassant imposé par la Ligue des champions et ses longs déplacements (dernière place de la poule D derrière le Bayern, City et Plzeň). Longtemps fragilisée par les blessures, notamment celle de Seydou Doumbia, l’équipe a en plus perdu cet hiver sa star japonaise Keisuke Honda, qui n’a pas été remplacée. Le champion sortant n’a certes pas encore perdu son titre, mais on l’imagine assez mal finir devant tout le monde en fin de saison…

Mais aussi…

Pour les places d’honneur et essayer de gratter des accessits pour la prochaine édition de la Ligue Europa, on trouve Krasnodar (6e, 33 points) et Amkar Perm (7e, 30 points), en bonne position. Vient ensuite un ventre mou à 24 points constitué de Rostov, du Kuban Krasnodar (l’ex-formation de Djibril Cissé), de Krylia Sovetov et du Rubin Kazan. L’équipe des anciens Rennais Yann M’Vila et Chris Mavinga déçoit en raison d’une attaque famélique (le départ de Rondón au Zénith ne devrait pas aider…). Dans le bas de tableau, une lutte à quatre se profile pour accompagner la lanterne rouge Makhatchkala en D2. Elle voit s’opposer Volga Novgorod (12e, 18 pts), Tom Tomsk (13e, 15 pts), le Terek Grozny (14e, 13 points) et Ural Oblast (15e, 12 points).

Par Régis Delanoë
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Avec tout l argent dépensé les joueurs classe mondial de transférer on se demande pourquoi les clubs russes sont si faible au niveau européen a part st petersbourg qui avait flambé il y a quelques années en UEFA sa m'a pas l aire terrible tout ça
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par zoto
Avec tout l argent dépensé les joueurs classe mondial de transférer on se demande pourquoi les clubs russes sont si faible au niveau européen a part st petersbourg qui avait flambé il y a quelques années en UEFA sa m'a pas l aire terrible tout ça


Ils sont faibles parce qu'ils sont obligés de maintenir une bonne partie de joueurs russes dans leur effectif notamment dans le onze de départ, ce qui les empêche de faire complètement du Chelsea, du Manchester City ou Arsenal ou Inter (dans le sens d'acheter ou d'aligner un onze avec que des étrangers).

De plus, ils ont du mal à attirer les stars quand elles ne sont que des promesses car le championnat est peu regardé, le climat est difficile et comme leurs clubs ont une certaine solidité financière, c'est compliqué de quitter un club russe car il n'est pas toujours vendeur.
come get some Niveau : Loisir
la russie est un pays mafieux corrompu qui exporte des actrices pornos aux etats unis , la grande classe.
AirForceOne Niveau : CFA2
M'Vila le talent français le plus gâché depuis longtemps !
Karl Socrates Niveau : Ligue 2
Ceci dit la "faiblesse" des clubs russes en coupe d'Europe reste à relativiser. Ils ne cessent de monter dans le classement UEFA ces dernières saisons et sont 7eme désormais. Ils risquent même passer devant la France en fin de saison...
Je me tape toutes les semaines au moins un match du championnat russe avec ma compagne qui est... russe. Et globalement le niveau de la Russian Premier League est assez proche de la L1 sans le PSG. Le Zenit, qui reste le club phare, a grosse modo le niveau de l'ASM actuel, derrière lui il y a les 4 clubs de Moscou (Spartak, CSKA, Lokomotiv, Dinamo) + le Rubin Kazan qui valent bien nos clubs de haut de tableau. Et surtout, fait nouveau depuis 3-4, même en deuxième partie de tableau les équipes ont un niveau acceptable (en gros ça vaut largement l'ETG ou Valenciennes).
Karl Socrates Niveau : Ligue 2
Et surtout les clubs russes ont un handicap en coupe d'Europe puisqu'ils se font régulièrement éliminer à cette période de l'année puisque les 8eme de Champion's et les 16eme d'EL ont lieu alors qu'ils n'ont plus joué depuis 2 mois tandis que les équipes adverses entrent dans le sprint final et sont en pleine bourre.
L'Anzhi va être relégué alors qu'ils vont peut être faire un bon parcour en europa
Gregory Vignal-Qaïda Niveau : CFA2
mouais Kokorin parmi les recrues du Dynamo, il a dû passer 4 à 6 semaines à l'Anzhi avant de revenir à Moscou
el peruano loco Niveau : Ligue 2
Message posté par Coach Kévinovitch


Ils sont faibles parce qu'ils sont obligés de maintenir une bonne partie de joueurs russes dans leur effectif notamment dans le onze de départ, ce qui les empêche de faire complètement du Chelsea, du Manchester City ou Arsenal ou Inter (dans le sens d'acheter ou d'aligner un onze avec que des étrangers).

De plus, ils ont du mal à attirer les stars quand elles ne sont que des promesses car le championnat est peu regardé, le climat est difficile et comme leurs clubs ont une certaine solidité financière, c'est compliqué de quitter un club russe car il n'est pas toujours vendeur.


En effet il y a ce point qui fait le championnat russe est globalement refermé sur lui même. Il ne se soucie pas comme dans les 4-5 grands championnats d'une course effrénée aux droits télé par des distributeurs étrangers ce qui fait que pour la plupart des clubs huppés, un parcours médiocre en coupe d'europe est d'une importance toute relative sur les finances par rapport au championnat dont l'exposition dans toute la sphère de l'empire (Russie, Ukraine et Pays Baltes).

Ce championnat pourrait s'améliorer énormément en opérant quelques réformes souvent évoquées ici ou là (Reforme du calendrier avec un système de playoffs, diminution du nombre de clubs en RPL avec une refonte des championnats russes et ukrainiens en un championnat jumelé). Mais bon si toute ces réformes sont clairement sportivement très intéressante. Imaginez un championnat avec le Shaktar, le Dynamo Kiev, les clubs moscovites, le Zenit. Mais bon ça ne se fera probablement pas.
Spartakist Niveau : CFA2
Poutine t'écoute apparemment. Y'a de grandes chances pour que Simferopol rejoigne le championnat russe prochainement. Et puis si Poutine pose ses couilles sur la table peut-être que Donetsk aussi évoluera bientôt en SOGAZ Premier League.
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