1. // Europa League – Copenhague/OM (1-3)

Soirée Hatem...

Presque une formalité pour Marseille, même si le contenu était parfois un peu light et « relâché » . Mais victoire importante quand même. Un coup de génie : le but pas possible de Ben Arfa. Sauf tsunami méditerranéen, l'OM devrait jouer les 8èmes face au vainqueur de Hertha-Benfica (1-1 à Berlin et ballottage favorable pour les Portugais)...

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Les Danois comme on les aime. Le genre qui aboie mais qui ne mord pas. Bon, OK, un peu rudes sur les contacts, rapides sur les côtés, un peu astucieux dans la construction. Mais terriblement scolaires... La faute à Stale Solbakken, l'entraîneur du FC-FC ? Peut-être. Solbakken est Norvégien, pays de foot pas très réputé pour sa folie créatrice. Du coup, ça joue très discipliné, sur un 4-4-2 en lego avec deux lignes de quatre disposées au cordeau, et des centres bien devant les buts pour les trois offensifs N'Doye, Hutchinson, Gronkjaer et Paul Prébois (je sais, ça fait quatre). Bon, c'est vrai les deux premières grosses occases étaient à leur avantage : centre de Gronkjaer de la droite et reprise de N'Doye aux 6 mètres mais superbe arrêt réflexe de Mandanda (34ème) et débordement de Gronkjaer côté gauche, centre en retrait encore pour N'Doye avec reprise qui frôle le lampadaire de Steevy (48ème)... Quelques frissons mais ça ne mord pas. Voilà pour le FC Copé, pas mauvais du tout mais assez limité. Et puis, il faut bien dire que l'OM, sans être vraiment endormi, tirait un peu au flanc en n'exploitant pas assez les espaces d'un bloc danois faussement compact. Didier Deschamps l'a bien pigé mais il attend la deuxième mi-temps pour exercer un coaching gagnant. C'est dans la dernière demi-heure que tout a basculé...

A la louche

A la 62ème, premier changement côté marseillais. Valbuena laisse sa place à Ben Arfa. Du coup, le jeu s'emballe : Hatem bouffe les espaces et exploite enfin par sa vitesse et sa technique tout en dribbles les espaces plus grands laissés derrière par des Danois gentils comme tout, partis à l'abordage pour faire plaisir à leurs supporters. Les contres marseillais sont plus soutenus et le travail de sape de Niang, Koné ou Valbuena commence à produire ses effets. Et ça ne rate pas ! Du coin droit de la surface de Copenhague, Koné glisse à un Niang sanglier qui passe en force pour battre Wiland d'une frappe croisée à ras de terre : 1-0 (72ème). Intermède comique à la 78ème : Mamade commet une main involontaire dans un duel aérien en deuxième ballon de corner : penalty sévère que Gronkjaer transforme en force au ras du poteau droit. Égalisation énervante parce que l'OM ne peut pas laisser échapper une victoire devant les Playmobils qui repartent de plus belle mais en laissant des boulevards dans leur moitié. Hatem a compris : va falloir y aller perso. Débordement côté gauche sur Pospech, pénétration et frappe du gauche sans angle dans le petit filet opposé ! Du grand art : 2-1 (84ème), puis 3-1 sur un mouvement plus collectif. Dans l'axe des 16 mètres, Kaboré transmet à Lucho qui lui remet d'une louche en or massif : Kaboré lobe Wiland en triplant la mise (89ème). Copenhague est coulé 3-1...

Enchaîner

Alors ? Quels enseignements ? Bon, d'abord insister sur le fait que Copenhague n'est pas un foudre de guerre. Les moins d'abord. Trop de trous d'air en défense : sur plusieurs centres ou débordements, les Danois se sont trop facilement imposés dans la défense marseillaise. Bonnart et Diawara se sont fait remuer... Ensuite, une vraie mainmise sur le match un peu trop tardive de la part de l'OM. Le froid et la tranquille assurance que tout se passerait sans trop d'accrocs ? Peut-être. Mais sans Mandanda en première période, l'OM se serait vraiment compliqué la vie. Bref, toujours ce manque de plénitude qui fait courir plus que de raison pour une équipe quand même supérieure. Il manque toujours à l'OM cette gestion plus aboutie de matchs à sa portée. Pour le reste, l'OM poursuit sa bonne dynamique à peine entamée par la déconvenue lensoise. Enchaîner les bons résultats atténue les effets physiques dus à un calendrier très chargé. On le répète : bien négocié, un bon parcours européen aussi exigeant soit-il entretient un super esprit de groupe et économise des longues séances d'entraînement stériles dans une saison où il n'y a plus rien à jouer. Il n'y a qu'à voir la joie collective des Marseillais sur leurs buts marqués et à la fin du match. Les images parlaient d'elles mêmes. Reste plus qu'à enchaîner dimanche, contre Nancy au Vélodrome...

Sinon, en quelques mots. Lucho trouve petit à petit ses marques au sein du collectif. Pas encore tout à fait ça, mais ça se précise. S'il a “la caisse”, il devrait jouer un rôle important dans la dernière partie de saison. Idem pour Ben Arfa : son entrée a fait basculer la rencontre sur un de ses coups de génie dont on le savait capable. Encore un peu de déchets, néanmoins. A suivre de près... A suivre de près aussi Charles Kaboré : pour l'avoir souvent assassiné la saison passée, on peut aujourd'hui prendre en compte ses progrès qu'on souligne depuis quelques matchs. A 22 ans, le Burkinabé est en train de franchir un pallier : jusqu'où peut-il monter, c'est à lui d'y répondre. Mais Deschamps a là une possibilité de plus dans son effectif. Enfin, un bon point pour Mandanda et bon coaching du coach en deuxième mi-temps pour emporter le morceau (entrée vers la fin de Abriel, qui a joué juste).

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