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Sofiane Boufal, pour le plaisir

Cette semaine, les défenseurs de Stade de Reims ont peiné à trouver le sommeil. L'homme qui les hante se nomme Sofiane Boufal. Le week-end dernier, au stade Pierre-Mauroy, le meneur du LOSC s'est gavé de champagne, pour le plus grand plaisir des 37 000 supporters lillois venus assister à la troisième victoire consécutive des leurs à domicile.

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Anthony Weber, le défenseur rémois, confiait avant la rencontre face à Lille que les cadres de son équipe avaient eu une franche discussion avec Jean-Luc Vasseur, leur coach. Une réunion destinée à trouver des solutions pour sortir le Stade de Reims de la spirale négative qui l'a vu tomber à la quinzième place, lors de laquelle « chacun a pu dire ce qu'il souhaitait, et cela a été vraiment bénéfique pour tout le groupe » . Oui mais voilà : lors de cet échange, les Champenois ont visiblement oublié d'évoquer le cas Sofiane Boufal. Le meneur de jeu lillois, arrivé d'Angers en janvier, a tout fait à la défense sapée en Hummel. Aujourd'hui, Reims est seizième. Et Jean-Luc Vasseur, sans emploi.

« L'échec d'Origi est pour moi »


Rony Lopes suspendu, René Girard choisit logiquement d'aligner Sofiane Boufal à la pointe de son losange, pour accueillir Reims. Titulaire pour la quatrième fois seulement depuis son arrivée dans le Nord, le Franco-Marocain sait qu'il ne doit pas manquer les opportunités de briller. Et il ne s'est pas loupé. Insaisissable dans un rôle d'attaquant de soutien plus que d'organisateur, le joueur de 21 ans a régalé Pierre-Mauroy en multipliant les dribbles aussi spectaculaires qu'efficaces, délivré des passes millimétrées et amené le danger sur tous les coups de pied offensifs de son équipe qu'il a frappés. Comme sur ce coup franc botté côté gauche, en début de seconde période, qui voit Divock Origi inscrire le second but lillois. L'offrande prouve que le jeune homme n'est pas rancunier. Dix minutes avant la pause, c'est en effet lui qui, sur un débordement côté gauche dont Aïssa Mandi cauchemarde encore, avait poussé Greg Bourillon à provoquer un penalty. Le joueur veut se faire justice lui-même, mais Origi est le tireur désigné. Le Belge s'empare du ballon et voit Kossi Agassa repousser sa tentative. Gêné, Boufal prend cet échec pour lui, comme il l'explique à La Voix du Nord : « Quand je joue, je suis à fond dedans et je m'amuse. C'est là qu'il faut que je me canalise. Par exemple sur le penalty manqué par Divock (Origi), je m'en veux vraiment. Au départ, j'étais tellement dans l'euphorie que je voulais tirer et, du coup, j'ai déstabilisé mon partenaire. Cet échec, il est pour moi. » Mais peu importe la tentative ratée du joueur prêté par Liverpool. Le mot clé dans les propos de Sofiane Boufal est bien celui qui appartient au champ lexical du plaisir. Car s'il aime en prendre, il en donne également beaucoup. Et ça, les fans lillois n'y étaient plus habitués depuis un moment.

33kg à quatorze ans


Ce kiff, c'est dans la douleur que Boufal a appris à en distribuer. Si l'homme atteint aujourd'hui les 179 centimètres sous la toise, ses formateurs ont longtemps cru que son physique serait rédhibitoire pour le voir évoluer au haut niveau, malgré une technique évidente. À quatorze ans, l'ado, qui a signé sa première licence avec le SCO d'Angers à 11 ans, ne pesait que 33kg et ne mesurait qu'1m46. Mais le petit Sofiane y croit, malgré ses prises de tête avec ses entraîneurs qui rechignent à le titulariser dès lors que l'adversaire propose un défi physique un peu trop élevé. Cette persévérance ne laisse pas Dame nature indifférente, et l'Angevin pousse d'un coup. Au point qu'à vingt ans, il devient un pion essentiel des Noir et Blanc. Jusqu'à devenir, en janvier dernier, le premier joueur formé à Angers à être transféré. S'il va au bout de son contrat, c'est quatre ans de plaisir que le LOSC s'est offert. Et ça, ça n'a pas de prix.

Par Mathias Edwards
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