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Sócrates de Médicis

Incarnation de la beauté du football brésilien, Sócrates n'aura connu qu'une seule expérience à l'étranger, avec un passage décevant à la Fiorentina. Une aventure peu concluante sportivement parlant, mais motivée au départ par un coup de gueule politique, encore et toujours.

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Sócrates et ce Brésil 82 solaire

Après six saisons passées aux Corithians et près de 300 matchs disputés avec le mythique maillot du club paulista sur le dos, Sócrates s'en est finalement allé. Mais à trente ans, contrairement aux autres légendes brésiliennes Pelé ou Carlos Alberto parties profiter de leur vie de trentenaire à New York, pas question de filer aux États-Unis. Trop facile, trop évident. Surtout, Sócrates reste Sócrates, et ne veut pas d'un départ simple, sans saveur et sans message. Alors après des années de lutte contre la dictature militaire en place au Brésil depuis 1964, après la Démocratie corinthiane, les déclarations sur la liberté, les maillots à messages, et tout ce qu'a fait Sócrates pour dépasser le cadre du sport, le joueur va un peu plus loin. Lié au mouvement « Diretas Já » ( « Des élections directes dès maintenant » , en VF), la star des Corinthians profite d'une gigantesque manifestation en avril 1984 pour faire une promesse solennelle. Un contrat en or l'attend à la Fiorentina, et il a déjà donné son accord. Mais la lutte pour la démocratie est plus importante, alors devant plus d'un million de personnes, il prend la parole et jure : si le Congrès organise une élection présidentielle libre et au suffrage universel direct, il renoncera à son départ et restera jouer au Brésil. Couillu. Mais l'élection en question n'arrivera jamais, et Sócrates met finalement sa menace à exécution. Le voilà envolé pour la Toscane.

Un docteur en violet


Ce départ est d'abord l'aveu d'un certain échec. La Démocratie corinthiane a été une aventure exceptionnelle, romanesque et menée par des personnalités hors du commun, mais concrètement, elle n'a pas donné grand-chose. Les Corinthians ont montré l'exemple, mais personne n'a sauté dans la roue, et la démocratie n'est toujours pas installée malgré les fous espoirs de Sócrates et de sa bande. Cultivé, éclairé, aimant la vie, le bon vin et la compagnie féminine, Sócrates débarque à Florence, ville d'une qualité et d'un raffinement hors pair, où il a théoriquement tout pour se plaire. En revanche, pour un amoureux de la démocratie et du pouvoir confié au peuple, la ville des Médicis n'a pas toujours été un modèle, mais les belles heures des intrigues et des coups tordus florentins appartiennent désormais à l'histoire. Sportivement, le défi de Sócrates est également alléchant. Depuis son arrivée quelques années plus tôt, le patron de la Fio Flavio Pontello a donné un élan nouveau à la Viola, et deux ans après être passés à un point du titre, lors de la saison 1983-1984, les Florentins ont terminé troisièmes de Serie A. Aux côtés de Daniele Massaro, Giancarlo Antognoni et des autres cadors de l'équipe, Sócrates rejoint donc un prétendant au titre et une équipe qui s'apprête à jouer la Coupe de l'UEFA. Et à son âge, il est temps que « Le Docteur » garnisse un peu son palmarès, lui qui n'a remporté que trois championnats de l'État de São Paulo en dix ans passés au pays, et qui est toujours bredouille avec la sélection. Manque de pot, l'expérience tourne au vinaigre. Sócrates s'acclimate mal à la vie en Italie, où les footballeurs brésiliens ne sont pas légion.

Le mal du pays


Lui, l'insouciant, se retrouve dans un environnement pesant, étriqué, qu'il ne comprend pas : « Quand je suis arrivé à la Fiorentina, plusieurs choses m'ont perturbé. En Europe, tout est planifié sur l'année. Au Brésil, je ne savais pas ce que j'allais faire dans un quart d'heure. » Avec son maillot pourpre sponsorisé Opel sur les épaules, Sócrates galère aussi sur le terrain, et la Fio s'enlise. Les Florentins sautent dès le deuxième tour en Coupe d'Europe, et termineront neuvièmes de Serie A. Avec presque dix buts en une trentaine de matchs, la saison de Sócrates n'est pas honteuse, mais il en a assez vu, et opte pour un retour au Brésil. Plusieurs années plus tard, il déclarera avoir été écœuré par la corruption du foot italien : « Le capitaine est arrivé dans le vestiaire et a dit : "Aujourd'hui, c'est match nul." J'ai répondu : "Comment ça, match nul ? T'es fou ? Ne comptez pas sur moi." Pendant les quarante-cinq minutes que je suis resté sur le terrain, je n'ai pas reçu un ballon. Et le match s'est terminé par 0- 0. L'objectif, ce n'était pas le championnat, mais les paris. » Il retrouve une place au Flamengo, dans un pays changé en partie grâce à lui et où la démocratie est enfin arrivée en 1985. Le jour du décès de Sócrates, en décembre 2011, le Brésil pleure donc une icône populaire. À Florence, où il n'a pas laissé un souvenir impérissable, le moral est aussi en berne. Le dimanche de sa mort, la Fio fait une minute de silence, joue brassard noir au bras, avec cette banderole en tribune : « Le Docteur est monté au ciel pour faire une talonnade à Dieu. » Le même jour, les Corinthians remportaient le championnat du Brésil, que Sócrates n'avait jamais réussi à gagner.



Par Alexandre Doskov
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Dans cet article

Kame House Niveau : CFA
Le joueur labellisé SoFoot par excellence...
FredAstaire Niveau : DHR
D'où sa (peut-être) flatteuse 4ème place.
Oui, effectivement.

Je pense qu'un top - et vous serez sûrement de nombreux à me rejoindre sur ce point - n'est viable que si les auteurs y mettent du leur.
C'est forcément subjectif, et c'est ce que je recherche.

Je me suis plaint de l'absence de Cannigia, non pas du fait de son talent, mais de l'étonnante absence d'un homme qui est en phase avec la culture So Foot.
Je me suis dit qu'on ne pouvait pas passer à côté de lui en se prétendant So Foot (et d'autres comme @Alain, @Dip, @Penarol ont eu des commentaires en ce sens concernant d'autres joueurs).

Je ne recherche pas un classement austère et clinique en venant ici.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Algiers, en effet l'absence de Caniggia est sans doute celle qui me surprend le plus, comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises.
Quant à Socrates 4e, peut-être cette place est-elle flatteuse mais en même temps, le bonhonne a eu un tel impact sur le foot brésilien, que ce soit au niveau purement footballistique que politique (avec la démocratie corinthiane), que celle-ci me semble amplement méritée ! Et pour le coup, j'ai suffisamment critiqué certaines bizarreries du classement pour féliciter So Foot d'avoir classé Socrates aussi haut. Un grand parmi les grands, tout simplement ! Quelle classe et quel charisme !
l'absence qui m'étonne le plus est clairement celle de Dunga
Et que dire de l'oubli de Carlos "Kaiser" Henrique Raposo, le plus grand escroc du foot: http://www.sofoot.com/carlos-henrique-r … 02887.html
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
@ ZizouGabor, c'est vrai que cet escroc de haut vol a marqué à sa façon le foot brésilien mais autant j'aurais pas dit non dans un top 100 Brésil (en toute fin de classement), autant ça m'aurait gêné qu'il prenne la place d'un grand joueur dans un top 100 sud-américain. Déjà qu'y a pas mal de légendes qui ont été zappées, encore une de plus ça me dérangerait...
6 réponses à ce commentaire.
DoutorSocrates Niveau : CFA
Gloire à toi encore et encore docteur.

Sinon, classement kiffant, plein d'anecdotes chouettes à apprendre, des grands et moins grands joueurs que j'ai eu du plaisir à découvrir. D'un point de vue purement sportif, je trouve néanmoins que quelques joueurs encore en activité supplémentaires auraient clairement mérité d'y figurer.

À l'esprit me viennent tout de suite Mascherano et Carlos Tevez, mais peut-être également Dani Alves et Diego Godin.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Et aussi Caniggia, Houseman, Corbatta, Carizzo, Bertoni, Perfumo, Valdano, Ayala, Tevez, côté argentin. Quant aux Brésiliens, je pense à Careca évidemment ainsi qu'aux autres Brésiliens de 82 (Falcao, Zico et Socrates étant classés), à commencer par Junior, Toninho Cerezo et Eder... ainsi qu'éventuellement Zito, Clodoaldo, Branco ou Aldair. Et les Uruguayens Pedro Rocha, Santamaria, Roque Maspoli et Ruben Sosa.
Après c'est vrai qu'il n'y a que 100 places d'où le regret de ne pas avoir eu de tops séparés au moins pour le Brésil et l'Argentine.
DoutorSocrates Niveau : CFA
Tu sembles être mieux armées que moi concernant les grands joueurs sud-américains dans l'histoire. Voilà pourquoi je me suis cantonné aux joueurs en activité. J'ai oublié d'ailleurs Kaka, que certains avaient mentionné.
hors Dunga que j'ai déja cité, on aurais également pu citer 3 autres gardiens qui marqué le foot à leur manière : Bruno Fernandes, Rogério Ceni et même Carlos Roa
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bruno Fernandes dans un top 100 sudam, ce serait quand même un peu exagéré ! C'est vrai qu'il a marqué le foot brésilien d'une certaine manière (la pire qui soit) mais déjà qu'il manque plusieurs légendes dans ce classement, ça aurait été dommage d'en zapper une autre pour lui faire de la place (enfin c'est mon avis)...
Pour Rogerio Ceni, ça se tient déjà plus. Carlos Roa, pas convaincu...

Globalement, à part Higuita et Chilavert, les autres grands gardiens sud-américains que furent Fillol, Mazurkiewicz et Gilmar sont vraiment sous-notés ! Taffarel y est, je l'aurais pas mis mais ça peut se justifier...

Sinon pour parler des absents côté gardiens, je citerais en priorité les deux Argentins Amadeo Carrizo (légende de River et surtout grand précurseur du poste puisqu'il fut sans doute le premier gardien à sortir de sa surface) et Hugo Gatti (son successeur dans le style, idole du Boca fin 70's/début 80's et grand rival de Fillol), ainsi que Roque Maspoli, la gardien champion du monde de l'Uruguay 1950 et du grand Penarol.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Pour Dunga, par contre, j'ai beau n'avoir aimé ni le joueur ni le sélectionneur, je suis obligé d'admettre que son palmarès et son impact sur le Brésil 94 auraient sans doute dû lui valoir une petite place en fin de classement...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci à Ubriacone de me l'avoir rappelé sur l'article sur le Brésil 82 et Socrates : Amarildo, pour l'ensemble de son Mondial 62 et pour avoir aussi bien remplacé Pelé au pied levé, aurait bien mérité également une place dans ce top !
6 réponses à ce commentaire.
Je me souviens avoir regardé le match du titre après la mort de Socrates.

Un vieux 0-0 je crois, mais une atmosphère et une joie très particulières.
Je verrais bien un film sur l'histoire la Démocratie corinthiane, un truc rétro produit par Ben Affleck façon Argo, avec Chérif Ghemmour dans le rôle de Socratès et So Foot en guise de partenariat
Note : 1
Avec une scène de fin en forme de suspense du genre "Vais-je signer à la Fio ou non ?".
Et finalement, on le verrait s'envoler vers l'Italie, mais sans les coupes de champagne.... enfin, si, mais pas avec un abord festif.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Puis derrière, tu enchaines avec le 2.

" Il revient du fin fond du pays de la corruption. Et il est plus démocrate que jamais ! "
Socrates 2 : Dotour, et c'est reparti pour un Tour.
3 réponses à ce commentaire.
mixmaster Niveau : DHR
Arrêtez avec "la Fio", ce terme n'existe pas !
Je vais arrêter pour te faire plaisir.

Mais sache que je suis français et qu'il m'arrive parfois de parler comme un français.
1 réponse à ce commentaire.
So foot
A parler de Socrates e Consors vous en faites des milliers d'articles
Mais de Laurent Pokou non!!!
Voilà bien 3jours qu'il n'est plus au articles ou même une brève en son honneur
N'est pas une célébrité ??
Parce qu'il est noir???
C'est vrai que pour vous il ne compte pas mais il a quand même marqué le football africain dans son ensemble et surtout rennes
Ce n'est peut-être pas assez pour vous de lui faire un article ou une brève ????
FredAstaire Niveau : DHR
T'y vas pas de main morte avec tes accusations. Un article sur Pokou viendra en son temps, genre "les joueurs qui ont marqué le foot africain".
C'est pas une accusation c'est un fait tu peux voir de pas toi Mm 3 article pour Socrates ma aucun pour Laurent Pokou qui de plus nous a quitté il y a si peu
Et je ne suis pas d'accord que Socrates est 3 article qui parlent uniquement que de lui et que les légendes africaines du foot soit cantoné à des top 10.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Je suis d'accord que l'absence d'article sur la mort de Pokou (l'un des plus grands joueurs africains de l'histoire) est vraiment décevante.
Par contre, permets moi de te dire qu'il n'y a aucun rapport avec les trois articles sur Socrates. A chaque top So Foot (c'était déjà le cas pour les tops européens d'avant l'Euro), c'est pareil : un article par dizaine de joueurs classés de 100 à 11, ensuite un article pour les joueurs classés de 10 à 6 puis plusieurs papiers pour chacun des cinq joueurs du top 5. Le top sudam n'échappe donc pas à la règle...
@pernel1er,

tu sais, l'année dernière un ancien génie du foot venu d'Ecosse nommé Ralph Milne est décédé en Septembre 2015 et So Foot n'en a pas parlé non plus. La seule fois que j'ai vu son nom ici, c'était sur un article des transferts ratés de Manchester United, parlant de lui comme un "obscur joueur anglais" ...

C'est dommage car ce mec était le genre de profil que So Foot adorait mettre en avant à une certaine époque, le génie du foot torturé par l'alcool et son addiction aux jeux et il méritait au moins un article pour faire connaitre le Dundee United des années 80 entrainé par Jim McLean, vainqueur du championnat d'Ecosse 1983 devant le Celtic, les Rangers et l'Aberdeen d'Alex Ferguson, demi-finaliste de la C1 1984.
Et pour faire le parallèle avec Milne, Socrates et l'alcool, je lisais récemment un ancien article de SO FOOT à propos du Dinamo Minsk et dedans vous ne mentionnez même pas un joueur fantasque et torturé, un certain Aleksandr Prokopenko.

Il était le fer de lance de cette équipe du Dinamo Minsk entrainé par l'excentrique Eduard Malofeev, vainqueur du championnat d'URSS 1982 devant le Dynamo Kiev de Lobanovski et les clubs de Moscou, en pratiquant ce qu'ils appelaient le "football sincère", celui du coeur, romantique, offensif où le génie individuel compte, en opposition au football scientifique cérébral de Kiev.

Et Prokopenko était le génie de cette équipe. Regardez ce but, il fait une "Madjer" 5 ans avant Madjer, face au Dynamo Kiev: https://www.youtube.com/watch?v=Vh1nVS_hkMQ
Et ce mec, qui ne donnait aucune interview à cause d'un problème d'élocution, allait picoler toute la semaine avec les supporters du club, chose impensable aujourd'hui. La partie tragique, c'est que le club de Minsk le virera, quelques temps après le départ de Malofeev, car son alcoolisme s'accentuant va briser son niveau d'antan. 2 passages en clinique n'y fera rien. Il arrête le foot en 1986 et en 1989, à 35 ans seulement, il meurt d'une intoxication alimentaire dans un restaurant.
Mais je suis d'accord avec vous, Laurent Pokou mérite largement tout un article car il y a beaucoup à dire, sur la côte d'Ivoire, Abidjan, les petits terrains de Treichville qu'on appelle le maracana, le foot amateur à Abidjan où il devient une star tout en travaillant dans un cinéma, la lettre de Pelé, son passage au professionnalisme en France à 27 ans, son transfert manqué à Nantes, qu'il a été le recordman de buts de la CAN jusqu'à 2008 à cause d'Eto'o (mais personne n'a encore égalé ses 5 buts inscrits face à l'Ethiopie en 70), ses grosses blessures, son échec à Nancy, sa suspension pour avoir mis un coup à un arbitre qui le fera définitivement quitter la France ... mais surtout qu'avant les générations Drogba des années 2000-2010 et la génération Fofana des années 80-90, il y avait la génération Pokou fin 60- début 70, 3e de la CAN 68 et 4e en 70 et sans elle, le football ivoirien ne se serait pas développé.

Ayant vécu à Abidjan, je sais qu'il habitait dans le quartier de Vridi, sur la commune de Port-Bouët.
6 réponses à ce commentaire.
Un guerrier, un leader, un artiste.
Quelle photo magnifique !
Après une quinzaine d'années d'isolement, la serie A a réouvert ses portes aux étrangers à cette époque, non sans un appétit frénétique de grands noms. Cela coïncide aussi avec le moment où les différences de salaire se creusent entre les deux continents, ouvrant le bal de l'exode des sud américains, y compris les meilleurs, jeunes ou anciens.
Dans une certaine mesure, je ferais un parallèle actuel avec le rugby où le championnat français est devenu l'eldorado pour le gotha de l'hémisphère sud.
Avec des degrés de motivation et des fortunes diverses...
Exactement comme pour les brésiliens en Italie, il y a eu ceux qui se sont impliqués à fond dans leur nouveau projet comme Falcao et ceux qui y sont allés dans l'idée de faire une pige juteuse. Socrates entre clairement dans la deuxième catégorie, tout comme Zico.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Pour Falcao et Socrates je suis d'accord (avec quelques réserves pour Socrates), pour Zico un peu moins... Sa première saison à l'Udinese est quand même énorme : il finit 2e meilleur buteur de Serie A, à un but de Platini tout en ayant joué six matchs de moins, suite à une blessure. Et il multiplie les actions et matchs de grande classe (contre le Milan, la Roma ou le Napoli), tout comme les coups-francs directs. Après, oui sa 2e saison a été plus compliquée, en partie à cause de ses blessures mais franchement je trouve le bilan de Zico en Italie plutôt bon, voire très bon : en tout cas, ça ressemble à autre chose qu'une simple pige juteuse, selon moi !

Sinon dans la première catégorie, on pourrait aussi mettre Junior au Toro (meilleur joueur de Serie A 84-85 quand même) et Pescara, à un degré moindre, et Toninho Cerezo à la Roma et surtout à la Samp. Cerezo sera notamment un titulaire inamovible de la grande "Samp d'Oro" qui remporte le Scudetto et la Coupe des coupes et échoue de justesse en finale de C1 face au Barça...
D'accord pour Cerezo, il s'inscrivait clairement dans la durée.
Zico, je ne remets pas en cause son niveau en Italie mais justement son envie de s'y installer durablement. Pourtant à Udine y'avait aussi Edinho qui a passé 5 ans là bas. Faut dire que le club du Frioul qui venait de se faire racheter par un gros industriel local était très ambitieux dans ses recrutements pour une provinciale (Virdis, Pulici, Causio, Muraro).
Sinon parmi les brésiliens qui ont fait un bail en serie A, j'ai oublié Dirceu.
2 réponses à ce commentaire.
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