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Sochaux, l'été de tous les dangers

Entre une fin de saison éprouvante qui risque de s'accompagner d'une floppée de départs, une profondeur d'effectif bien mince et des droits TV en baisse, le FC Sochaux-Montbéliard risque de bucher sévère à l'intersaison. Le maintien, c'est maintenant.

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À regarder le classement final de la Ligue 1 tel qu'il est arrêté, une chose saute aux yeux : le rang du FC Sochaux-Montbéliard. Comment une équipe classée vingtième à la 35e journée, condamnée et enterrée par tous, peut-elle terminer quatorzième, trois rencontres plus tard ? Sans s’apitoyer sur leur sort, les Lionceaux ont enfilé le bleu de travail qu'usent au quotidien les ouvriers des usines voisines de PSA et se sont réveillés à temps pour gagner leurs trois finales de championnat contre Nancy (1-0), Caen (3-1) et Marseille (1-0).

Un sursaut vital symbolisé par les retours en puissance, en fin de saison, de Marvin Martin ou Ryad Boudebouz. Deux des ouailles formées au château du Bannot, qui font la fierté de la Franche-Comté depuis 2007, date à laquelle ils avaient tapé l'AJ Auxerre aux tirs au but en finale de Gambardella. Déjà à l'époque, les partenaires avaient réussi l'improbable sous les ordres d'Éric Hély, « un entraîneur qui fait de la formation et fait confiance aux jeunes tout en restant lucide sur son équipe  » , éclaire Jean-Sébastien Mérieux, responsable du recrutement du centre de formation.

Une saignée... comme en 2011

Mais, à peine les Joyriders avaient-ils pu savourer la volée de folie de Ryad-la-mitraille contre l'OM, qu'ils priaient déjà pour ne pas subir un nouvel exercice de funambule avec la zone rouge en 2012-2013. Après avoir vu passer le couperet si près, ils ont de quoi être inquiets à l'heure où les transferts claquent à la pelle, comme des buts de Brown Ideye. Car, sur la trentaine d'éléments du groupe pro, un tiers est susceptible de partir. Vous avez dit une saignée ? Une marque de fabrique maison lorsqu'on se penche sur l'exercice précédent, qui avait vu partir le canonnier nigérian, Maurice-Belay, Faty, Dramé, Svěrkoš et plusieurs autres. Sans parler du cas Anin, qui entre dans un tout autre registre.

Cette année, les principaux visés sont les convoités Boudebouz (OL, LOSC, Liverpool), Martin (LOSC) ou Maïga (Premier League), pour lesquels le FCSM devrait empocher une enveloppe de 20 à 30 millions. Mais il sera aussi question de Damien Perquis, qui dit avoir fait le tour de la question, ou des options d'achat non levées de Doubaï (encore en négociations avec l'Udinese, ndlr) et Mouyokolo, qui retourneront dans le Frioul et à Wolverhampton. Et quid des départs en fin de contrat de Bréchet, Mikari et du taulier parmi les tauliers du club et de la L1, Teddy Richert ?

Des recrues de L2 et de National

Si les recruteurs doubistes auront bien du mal à compenser ces pertes sur le plan qualitatif, ils devront, pourtant, au moins faire en sorte de les remplacer numériquement. Tout en ne se plantant pas en recrutant des buses comme King Osanga, une recrue venue de l'Étoile du Sahel au mercato hivernal, ne facturant aucune minute en L1 et dont d'aucuns s'accordent à dire qu'il serait dépassé dans l'élite. Avec onze cadors comme lui sur le pré, Sochaux s'inclinerait sans doute contre un squad d'Arles-Avignon réduit à neuf.

Pour le moment, le président Lacombe laisse peu de visibilité quant aux renforts futurs. Néanmoins, une chose est sûre : celui qui a la réputation de « cost-killer » avance masqué et ne niquera pas le bénéf' de l'été comme ça. Ce qui explique que le club prospecte depuis quelques saisons en L2 ou en dessous, divisions où les emplettes peuvent s'avérer fructueuses et bon marché, Giroud et Hamouma (formé à Sochaux sans percer, ndlr) étant quelques exemples frappants des dernières années.


Voilà pourquoi le nom de Romain Alessandrini, le feu follet clermontois à la patte gauche de velours, est celui qui revient avec persistance à Bonal. Juste devant ceux de Gaëtan Charbonnier, l'Angevin auteur de 16 buts cette saison, ou de Franck Dufrennes, attaquant de Colmar et buteur à 10 reprises en National. Reste que, pour combler les départs d'hommes forts du vestiaire comme Richert ou Bréchet, il faudra nécessairement piocher parmi des garçons facturant des dizaines, voire des centaines de matches de L1. Le retour d'Omar Daf pour une saison avant une reconversion au club entre d'ailleurs dans cette logique-là.

S'en remettre à la formation, encore et toujours

Si les recrues apporteront un plus, il faudra aussi compter sur le centre de formation pour approvisionner le team fanion, une réussite depuis le retour en première division en 2001. Qui a oublié les débuts des Pedretti ou Frau, avant ceux des Ménez ou Erding au milieu des années 2000 ? Les éclosions nombreuses de la génération gagnante de la Gambard' ou encore les belles surprises de cette saison, avec Lopy et Roussillon ? C'est d'ailleurs tout sauf un hasard si ces deux-là ont signé leur premier contrat pro une fois le maintien en poche. Ils devraient être rejoints par des Zouma ou Boumal, qui devraient grignoter des minutes en L1, l'an prochain, avec leur formateur de toujours sur le banc.

Lancer des jeunes est un pari que peu d'entraîneurs prennent. Et encore moins lorsqu'il est question de bagarre de chiffonniers contre la relégation. Pas à Sochaux, où la donne est différente. Un impératif dicté en partie par les finances et les sacrosaints droits TV. Le premier club professionnel de l'histoire de France a ainsi vu sa dotation pour cette année baisser de 7,5 millions par rapport à 2010-2011. Mais c'est aussi du fait d'un fonctionnement clair et établi, comme l'explique Jean-Sébastien Mérieux : « On a toujours fonctionné comme ça, en incorporant des jeunes encadrés par des anciens placés à des postes-clé. Et comme on joue le maintien presque chaque année, on est bien obligé de les faire jouer à un moment ou à un autre. Puis au bout de quelque temps, ils partent ailleurs. » Mais pour qu'ils soient couvés, il faudra bien recruter ces baroudeurs rodés pour que les plus jeunes s'étalonnent. Car, pour le moment, seuls Daf, Sauget et Roudet ont passé la trentaine.

Arnaud Clement
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