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So long Podolski

Blessé l'automne dernier, Lukas Podolski a dû attendre pour avoir son dernier match avec le maillot de l'Allemagne. Ce sera finalement ce mercredi à Dortmund contre l'Angleterre, un pays où le garçon de Cologne a vécu pendant deux saisons et demie marquées par autant d'incompréhension que d'amour. Comme toujours avec Podolski.

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« Je veux remercier tout le monde, du staff dans les coulisses au manager et à mes partenaires, tous ceux qui m'ont aidé à faire de Londres ma seconde maison. » En 2015, la lettre d'adieu de Podolski à Arsenal pouvait ressembler à un outil de communication assez neutre et convenu. Avec l'Allemand, il s'agit pourtant bien d'un au revoir sincère et profond à un club où il a malgré tout subi quelques misères et beaucoup de difficultés. Signe que la relation entre Poldi et l'Angleterre n'était pas tout rose, teintée d'incompréhensions et de déception, mais aussi de beaucoup d'amour. Parce qu'avec Podolski, rien ne se passe jamais comme prévu et que le bougre n'est pas le plus facile à suivre dans ses coups de folie. Même Londres n'y a pas tenu.

London Calling


Au printemps 2012, Podolski a déjà une figure bien installée en Bundesliga et un parcours hors du commun, passé par le Bayern Munich avant de rétro-pédaler à Cologne... sans y connaître un grand succès. Le club, trop instable, file une nouvelle fois vers la 2. Bundesliga, et Lukas Podolski, dans les petits papiers de Joachim Löw, ne peut pas se le permettre. Malgré tout l'amour pour sa ville et son club, il se résigne à partir. L'aventure qui s'annonce est anglaise. En six mois sur place, Podolski se taille une place de choix grâce à sa volonté de jouer rapidement et direct, même sur l'aile gauche de l'attaque des Gunners. Avec douze buts et dix passes décisives entre août et février, il paraît inamovible dans le onze de départ et les fans ont déjà oublié le nouvel ennemi Van Persie en faveur de l'Allemand fougueux. Pas le même style, pas la même technique, mais un rendement très satisfaisant. Avec l'appui de Per Mertesacker, l'intégration paraît réussie à 100% en un temps record. Même son tour touristique de Londres émeut les réseaux sociaux. L'amour est tel qu'il annonce au Sun vouloir rentrer d'Allemagne « avec un taxi londonien » dans les valises. Un coup de folie qui indique que l'Angleterre n'était pas tout à fait prête pour Poldi.

Carnaval ou Arsenal ?


L'idylle ne dure ainsi pas. Poldi lui-même prévenait en février 2013 qu'il était trop tôt pour faire un bilan et « pour dire [qu'il est] un héros » . En fait, c'est l'époque du carnaval de Cologne qui le rattrape et qui lui met un coup au moral. Le club anglais ne l'autorise pas à faire son expédition rituelle dans les rues de Cologne. À l'époque, la responsable des médias Katie Baldwin parle dans Bild d'un problème (logique) de planning : « Compte tenu du programme d'entraînement, il serait difficile pour Lukas Podolski d'y participer. L'équipe s'entraîne toute la semaine et à cause du nombre de matchs pour lesquels il doit se préparer, il n'est pas possible de libérer un joueur de ces réunions. »


Pour Podolski, jeu et humeur vont de pair. Le niveau s'abaisse. Les efforts sur le terrain s'amoindrissent. Et les premières critiques de Wenger tombent sur l'international allemand. «  Il doit s'habituer déjà à une charge de travail plus élevée. » Quand il jouait à Cologne, il pouvait inviter ses amis quand il le voulait. C'est l'image d'un Podolski trop paresseux et peu concerné qui commence à circuler dans Londres. C'est surtout celui qui ne peut plus chanter Hallelujah avec trois pintes dans le nez et qui traîne sa misère sans lever la tête. Le syndrome Arshavin frappe l'Allemand, devenu petit à petit indésirable à Arsenal malgré un rendement plus que correct (31 buts en 82 matchs).

Poldi en exil


C'est pourtant mal le comprendre. L'amour de Podolski pour la fête et pour sa ville de Cologne n'est pas une façon de ne pas s'intégrer là où il vit. Au contraire, Podolski a pris le goût au voyage depuis toutes ses années de football. En témoigne son départ pour Istanbul et bientôt pour le Japon. Ce que l'Allemand demande, c'est de pouvoir s'intégrer à la ville à sa manière, souvent loin de ce qu'on pourrait attendre d'un jeune homme qui semble turbulent. À Istanbul, Podolski est ainsi devenu calme et sage. En mai 2016, quand le journal de Cologne l'Express vient lui rendre visite, il affirme aimer profiter de la vue sur le Bosphore depuis son appartement et pouvoir s'asseoir à regarder la mer « toute la journée » .


Bientôt, il va partir au loin pour une destination inattendue : le Japon, où il ne pourra plus revenir tous les quatre matins dans sa ville chérie. Alors, pourquoi cela n'a-t-il pas marché en Angleterre, malgré le soutien fort des supporters ? Peut-être parce que tout était trop attendu et trop facile. Et surtout parce que Podolski n'est jamais autant aimé que lorsqu'il n'est plus là. L'image d'un Poldi chambrant Van Persie en finale de Coupe de Turquie a pu faire frétiller de plaisir les supporters des Gunners. Que ce soit à Cologne ou à Londres, il devient d'autant plus populaire lorsqu'il part. Prinz Poldi est un joueur d'exil.

Par Côme Tessier
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