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Smerecki : « Cette sélection a du talent »

Cette nuit, les Bleuets vont tenter d'assurer leur qualification face au Mali. L'ex druide guingampais et sélectionneur, Francis Smerecki, nous en dit plus sur ses moins de 20.

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Quelle analyse faîtes-vous des deux premières sorties de vos joueurs ?


Sur le fond, j'ai vu deux bonnes prestations. Lors du premier match, des fautes techniques inhabituelles nous ont pénalisés. On a notamment donné le but du 2-1 aux Colombiens. Je ne sais pas à quoi ces erreurs étaient dues, peut-être au stress, à l'altitude, au vacarme des tribunes, mais on a en grande partie rectifié le tir contre la Corée du sud.

Entre la Colombie et la Corée du Sud vous avez multiplié les entretiens avec vos joueurs, quel message avez-vous voulu faire passer ?


Que tout ne pouvait s'écrouler du jour au lendemain. Vidéo à l'appui, je leur ai bien montré que le problème était strictement technique, et qu'il n'y avait de raison que cela se répète si on s'appliquait. 
On restait tout de même sur plus de 20 matches sans défaite, ce qui nous a permis d'acquérir une base de confiance, de solidité. Après, il est toujours plus difficile de se remettre d'une défaite, d'où la nécessité de parler.

Contre la Corée du Sud, votre équipe a souvent semblé coupée en deux. Comment l'expliquez-vous ?


Je n'ai pas vu cela, je ne peux donc pas répondre à cette question.

L'an dernier, cette génération a été sacrée championne d'Europe des moins de 19. Suffira t-il de répéter les prestations de 2010 pour aller loin en Colombie ?


Non, car si l'on connaît parfaitement la culture des équipes européennes, ici on est confronté à d'autres approches, à des équipes avec d'autres qualités. Mais cette sélection a indéniablement du talent, c'est son principal atout. On n'est pas vice-champion d'Europe moins de 17 en 2008, et champion d'Europe moins de 19 en 2010, par hasard.

En quoi votre équipe reste t-elle perfectible ?


Quand elle est dominée, elle résiste bien, mais dès que cela se concrétise au tableau d'affichage, on se précipite trop. Il faut gagner en solidité mentale. Toutefois, quand la Corée du Sud a égalisé je n'ai pas été inquiet, on maîtrisait ce match, ce qui n'était pas le cas contre la Colombie, où on sentait qu'on pouvait craquer à tout moment.

A quel type de rencontre vous attendez-vous face au Mali ?


Ce sera forcément compliqué. Même s'ils restent sur deux défaites, les progrès des Maliens ont été flagrants contre la Colombie. A Cali, on devrait jouer sous plus de 35 degrés avec un taux d'humidité important, des conditions qui devraient avantager notre adversaire. Avec une défaite ou un match nul, on a des possibilités de se qualifier, mais on entrera sur le terrain pour gagner. On doit retrouver certains automatismes et un peu de la confiance qui a été ébréchée par notre revers face à la Colombie.

Quel est l'objectif pour les Bleuets lors de cette Coupe du Monde ?


En sélection, on ne raisonne pas en ses termes. Ces catégories de jeune constituent un espace où on cherche à abstraire nos joueurs de la pression du résultat. Bien entendu, on voudrait aller le plus loin possible, mais l'objectif ce n'est pas le résultat, c'est la progression de nos joueurs que je dirige depuis cinq ans. Sans qualité, on peut gagner une fois, en étant aidé par la chance, par l'arbitre. Nous on s'intéresse à la progression sur la durée. Si on perd demain, qu'on est éliminé, le contrat du joueur ne sera pas rompu, il ne sera pas transféré. La pression je la mets avant tout à propos de l'exigence d'une qualité de jeu.

Pour terminer, pourquoi préférer Cédric Bakambu à Yannis Tafer pour occuper le poste d'avant-centre ?


Quand je titularisais Tafer, on me posait la même question à propos de Bakambu, donc ...

Propos recueillis par Thomas Goubin

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