1. // Foot & Justice
  2. // Procès Yann Lorence

Six ans et cinq jours

Le procès des deux ultras parisiens d’Auteuil, accusés d’avoir donné des coups mortels à Yann Lorence, supporter de Boulogne et surnommé « Nounours » par ses amis, s'est refermé hier soir. Dans une atmosphère très tendue, où les tacles entre les parties étaient nombreux, la cour a finalement rendu son verdict mercredi soir. Laissant un goût amer à la famille de la victime.

Modififié
« J’ai vu ma vie défiler devant mes yeux. Des coups de pied et coups de poings venant de partout m’ont été portés, j’ai essayé au maximum de me protéger, mais ce lynchage a été long et extrêmement violent. » En allant chercher sa convocation comme témoin au Palais de justice de Paris, Marouane, supporter parisien de la tribune Auteuil, ne s’attendait pas à être accueilli par une trentaine de mecs de Boulogne. C’est pourtant ce qu’il s’est passé jeudi matin et c’est pour cela que Marouane ne s’est pas présenté à la barre lundi, craignant pour son intégrité physique. Si les policiers sont rapidement intervenus, cet épisode, en guise d’ouverture du procès, montre bien qu’on met les pieds dans une affaire où l’on ne va pas forcément parler fair-play et beauté du sport.

Tension et incompréhension


Dans le box des accusés, deux hommes : Jérémi Banh et Romain Lafon, tous deux encartés au sein du virage Auteuil au moment des faits. « C’était un papa poule. » C’est comme ça que l’ex-compagne de Jérémi Banh le décrit. Interrogé jeudi après-midi par le président de la cour et son léger accent du Sud, l’accusé reconnaît avoir découvert l’ambiance du Parc des Princes en 1993. Même s’il ne s’est abonné que tardivement en 2007, à cause de son rôle de père de famille : « Un jour, j’allais au stade, un jour, j’allais à Disneyland. » À partir de là, suivre le PSG devient « comme une drogue » pour lui. Une drogue tellement forte qu’il oublie, à l’été 2016, qu’il lui est interdit de s’approcher du Parc et se pointe à la présentation d’Unai Emery et d’Hatem Ben Arfa. « Dans l’euphorie, j’y vais. Je suis là en pacificateur, j’y vais comme ultra. Je n’avais pas de mauvaises intentions  » , assure-t-il. Ancien membre des apprentis orphelins d’Auteuil puis des Authentiks, Jérémi voulait avant tout soutenir la bande à Kombouaré. « J’allais au stade pour festoyer, encourager mon équipe. Nous à Auteuil, on vient pour chanter et supporter, contrairement à eux [Boulogne], qui venaient pour la bagarre  » , poursuit-il. Maryvonne Caillibotte, l’avocate générale, fronce les sourcils. Visiblement pas fan de foot, ce concept de supporter a l’air un peu de la dépasser.

Mais elle n’est pas la seule. L’air totalement perdu, la mère de l’accusé se présente face à la cour. Avec une toute petite voix, elle répond aux premières questions posées selon la procédure. Vient alors le moment fatidique du « Connaissez-vous l'un des accusés avant les faits qui leur sont reprochés ? » Embêté de voir la mère répondre « non » , le président est bien obligé de lui faire remarquer « Mais c’est votre fils, Jérémi... » Une fois la mémoire revenue, elle parle d’un « enfant ordinaire » , tandis que sa compagne enceinte évoque « quelqu’un de droit et d’honnête, de gentil, qui travaille beaucoup » , tout en rejetant l’idée d’un homme belliqueux, après que le président lui a expliqué le sens de ce mot.

Ces témoignages étaient finalement bien calmes comparés à la tempête qui agite soudain l’audience. La défense voudrait montrer une vidéo des bagarres qui est sur une clé USB, mais l’avocate générale ne veut rien savoir. « Ne vous laissez pas dicter ce que vous devez faire Monsieur le président » , balance-t-elle, assurant que la clé USB en question est un document extérieur, qui ne fait pas partie de la procédure. « Mais c’est qui celle-là ? » , peste Jacqueline Lafont, avocate de Romain Lafon, l'autre accusé présent dans le box. Toute une histoire pour une vidéo qui est sur Youtube donc. Ou plutôt « Youtoube » , comme tout le monde le dit dans la salle. Une fois le calme revenu, Pascal, membre des renseignements généraux, peut commenter les premières images à disposition. Avec un style chasse et pêche dans un premier temps, parlant d’individus qui convergent « comme des fourmis » et qui s’écartent « comme des moineaux » , tout en rappelant que la caméra qui aurait été la plus utile ce soir-là ne fonctionnait évidemment pas. Manque de pot.

« Ce n’est pas moi qui l’ai fini »


« Ce jour-là, c’était une guerrilla totale » , reconnaît Jérémi Banh. C’était surtout un grand bazar, rendant l’enquête « très difficile » , comme l’indique Pascal. « À partir des clichés qu’on avait de l’agression, on a recherché les tenues un peu particulières et on a comparé avec toutes les photos des tribunes du Parc ce soir-là » , indique le membre des RG. Au bout de cet immense Où est Charlie, on retrouve alors Jérémi Banh, qui reconnaît être présent sur les lieux de l’agression, grâce à son blouson avec deux bandes fluorescentes sur les épaules. Puis viennent les photos du lieu de l’agression. Une marre de sang s’étale sur le bord du trottoir. Si les supporters étaient en mode Fight Club ce 28 février, le temps de quelques secondes, les gars d’Auteuil ont préféré se la jouer American History X. Les premières vidéos sont peu intéressantes. « Ça part dans tous les sens effectivement. Ce sont des scènes qui sont quand même d’une rare violence » , commente le président, sur une vidéo où l’on voit un feu multicolore se faire martyriser par les supporters. Mais vient la vidéo la plus importante, celle proposée par la défense et publiée sur Youtube. Pendant que les images défilent, la partie civile rappelle les lieux. « C’est donc à la partie civile de faire l’explication de la défense ? » , tacle Maryvonne Caillibotte. Pendant ce temps, le président s’interroge : « Mais comment ils arrivent à se reconnaître ? Ça me dépasse. » De son côté, la défense semble très excitée. « Je laisse la parole à la défense qui piaffe d’impatience » , souffle alors l’avocate générale à la fin de ses questions. « La défense ne piaffe pas ! » s'emporte immédiatement Vincent Nioré, l’avocat de Jérémi Banh, qui s’embrouille même avec le président. « Écoutez, vous posez trop de fois la même question, c’est bon, on a compris, on peut passer à autre chose » , s’impatiente ce dernier. Martin Méchin, l'un des deux avocats de Romain Lafon, prend ensuite la parole, mais pour une question qui a déjà été posée. « Personne ne s’écoute dans cette pièce » , déplore à nouveau l’avocate générale. « Excusez-moi, dans le feu de l’action, il y a des choses qui m’échappent » , rétorque l’avocat de la défense.

Si M. Banh est visible sur la vidéo, l’histoire de M. Lafon est racontée par des policiers anonymes entendus par visio-conférence, puis par les trois témoins policiers, venus témoigner lundi après-midi. Tous reconnaissent que Romain Lafon était bien connu de leurs services et était une sorte de leader chez les supporters. S’il s’agit d’un supporter « assez belliqueux et vindicatif » , le premier témoin assure de sa voix d’alien trafiquée que « Romain Lafon demandait aux gens de se calmer, vingt minutes avant l’agression. C’est quelqu’un de très provocateur et je n’explique pas cette attitude d’apaisement, contrairement à son caractère. » Sa réaction lors de la suspension de la séance ne viendra pas dire le contraire. « L’avocate générale, faut qu’elle arrête de me regarder avec un air bizarre parce que ça ne va pas le faire » , s’insurge-t-il dans sa barbe, avant que son père ne soit obligé de le calmer. De l’autre côté de la salle, Vincent Nioré et Paul Le Fèvre plaisantent avec la dessinatrice présente. « Toi, avec ta chevelure, t’es plus facile à dessiner » , se moque gentiment Me Nioré face à son confrère chauve.

Le sort de Romain Lafon se joue donc essentiellement lundi après-midi. L’agent K. se remémore avec précision la soirée du 28 février 2010. « Je vois un individu dans un grand état de surexcitation, à la limite de la démence, qui ressort de la foule. Je l’ai entendu dire qu’il venait de défoncer un mec, de lui sauter dessus à pieds joints, tout en mimant le geste » , indique le policier. Malheureusement, il ne reconnaîtra aucun autre agresseur. « Dans cet environnement vraiment hostile, j’étais plus préoccupé par l’idée de ne pas prendre de pavés sur la figure » , raconte-t-il. Un de ses collègues révèle ensuite qu’en réalité, il y a eu une deuxième agression ce soir-là. Un policier s’est lui aussi retrouvé au sol et s’est fait sauter dessus, terminant avec la mâchoire cassée. Quelque chose que la défense apprend manifestement. « Fallait lire le dossier » , répond tout de suite l’avocate générale qui n’en manque décidément pas une. Romain Lafon est donc interpellé dans la soirée, à cause de son attitude étrange et de ses mimes de sauts à pieds joints. « Tu dois avoir une petite idée de pourquoi on t’arrête ? » , lui aurait demandé un policier. Ce à quoi l’intéressé aurait répondu : « Si c’est pour le mec de Boulogne qui ne bougeait plus, ce n’est pas moi qui l’ai fini. » Mais un autre agent de police révèle que Romain Lafon l’aurait bousculé alors qu’il portait secours à Yann Lorence, tout en criant « Qu’est-ce que tu fous avec ce facho ? » Puis, ayant reconnu le policier et la victime, il se serait finalement inquiété pour Yann : « Mais pourquoi vous faites rien pour lui ?  » Car à ce moment, Yann Lorence est déjà au sol et bien mal en point. Même l’accusé reconnaît que « c’est clair qu’il n’était pas beau à voir » , tandis que Marouane, entendu finalement par visio-conférence, se rappelle « l’arrière d’un crâne ouvert, dans une mare de sang » et assure que le saut sur la tête a été « le coup de grâce » .

Le plan Leproux


Appelé à témoigner à la barre vendredi après-midi, Robin Leproux, président du Paris Saint-Germain au moment des événements, a assuré être « profondément marqué par ce drame » . Vêtu d’un costard bleu impeccable et bras croisés dans le dos, l’homme d’affaires est revenu sur les décisions qu’il a prises après la mort de Yann Lorence, menant au fameux plan éponyme qui a conduit à la dissolution des associations de supporters ultras au Parc des Princes. S’il assure avoir « toujours dialogué avec les ultras » , il a reconnu la spécificité du PSG, seul club où les supporters se battaient entre eux. Même s’il fait bien la différence entre les ultras venus pour supporter et les ultras violents. « Les villes où on se déplaçait étaient en état de siège. On ne pouvait plus faire de matchs amicaux, les maires des villes ne voulaient plus nous accueillir » , confie-t-il. C’est donc après les événements tragiques du 28 février 2010 que Robin Leproux a mis en place son plan et a décidé de suspendre les abonnements des ultras et de procéder à un placement aléatoire au Parc, convaincu « qu’il y aurait d’autres morts » sinon. « Il y avait des manifs où on criait mon nom, mon numéro, mon adresse, ou des "on va te faire la peau". Évidemment, ce n’est pas très rassurant. » L’ancien président du PSG quittera très rapidement le palais de justice, escorté par deux gendarmes. Mais aucun ultra ne lui veut du mal ce soir-là.

« Ne prenez pas la cour pour des imbéciles »


Entendu dès le début du procès, Jérémi Banh est de retour à la barre mardi matin. Dans son dos, sa mère et sa compagne semblent inquiètes. Peut-être parce qu’elles comprennent que son discours est, à l’image de ce procès, très confus et assez contradictoire. Visible sur les photos, Jérémi Banh reconnaît s’être approché du lieu de l’agression par « curiosité malsaine » . En revanche, l’homme d’origine asiatique nie formellement avoir donné des coups de pied à la victime. Et c’est en effet la version qu’il avait tenue lors de sa première journée en garde à vue. Après une nuit sans sommeil où il a longtemps fait tourner ses méninges, il reconnaît lors de sa deuxième audition avoir donné deux ou trois coups au niveau des jambes. « Fallait que je me sorte de cette merde. Je tournais en rond et comme je suis de la vieille école, je me suis dit que si je leur donnais un peu, ils me laisseraient  » , confie-t-il, tout en assurant qu’il voulait tout faire «  pour revoir [ses] enfants  » . Une logique qui dépasse le président de la cour, d’autant plus que l’accusé a maintenu à plusieurs reprises regretter ses gestes, avant de se rétracter et de tout nier. Une chose alors ne peut pas mentir : la vidéo prise depuis les tribunes ce soir-là. Mais même si celle-ci a déjà été visionnée trois fois depuis le début du procès, les deux camps ne sont toujours pas d’accord sur les faits.

Vidéo

Sur la vidéo, on voit M. Banh arriver tranquillement au niveau des grilles du Parc (1'20). Il se baisse et lance quelque chose en direction du regroupement où Yann Lorence se fait lyncher (1'36). « C’est uniquement parce que j’ai reçu un projectile avant. Je réponds parce que je suis énervé » , explique-t-il. Mais il assure aussi qu’il ne s’est pas baissé pour ramasser quelque chose à lancer. Jérémi n’est donc pas seulement supporter du PSG, il est aussi magicien et fait apparaître des projectiles dans sa main, semble penser les parties civiles. Des déclarations qui ont le don de faire monter le ton dans la salle, à tel point que Me Nioré, l’avocat de Jérémi Banh, se rapproche de son client comme pour le protéger. « Je ne vais pas le mordre, Maître...  » , glisse l’avocate générale. Celle-ci poursuit, mais semble de plus en plus désarçonnée par les propos contradictoires de l’accusé. « Mais... qui êtes-vous M. Banh ? » , finit-elle par lâcher. De plus, un geste de l'accusé reste totalement inexplicable. Après avoir lancé un projectile, le supporter parisien se retourne vers les siens dans la tribune Auteuil et lève les bras, comme pour célébrer son action (1'44). D’autant plus inexplicable que M. Banh assure « avoir eu peur ce soir-là » . « Ne prenez pas la cour pour des imbéciles » , souffle l’avocate générale. Me Nioré explose : « Je ne peux pas laisser dire ça ! Mon client ne se permettrait pas de prendre la cour pour des imbéciles ! »

Marmottes et honneur


Le président rétablit le calme et, à la demande des parties, une vidéo d’une garde à vue est visionnée. Problème, il manque le son. Durant la suspension de la séance, un technicien regarde ce qui ne fonctionne pas. Pour tester l’appareil, il diffuse alors un documentaire animalier. Transformée en classe de SVT, la cour d’assises écoute religieusement les cris de marmottes et de castors qui résonnent. Mais à la reprise, aucun son ne sort de la bouche de M. Banh. Alors, après s’être rendu compte que c’est en fait la vidéo qui ne fonctionne pas, la cour veut se racheter en montrant une autre garde à vue. Cette fois, il y a du son, mais les images sont totalement saccadées. Me Paul Le Fèvre se rend à l’évidence : « Va falloir arrêter parce que là, ça devient une blague. » On a visiblement du mal avec les vidéos à la cour d’assises de Paris.

Les caméras du métro parisien, elles, fonctionnaient bien lors des bagarres survenues entre supporters du PSG et ceux de Malmö, en 2015. Parmi eux, Romain Lafon (qui purge deux ans de prison à cause de cet incident) se reconnaît, cagoule noire sur la tête. Mais la journée qui intéresse est celle du 28 février 2010, qu’il raconte de manière très calme, sans langue de bois et sûr de lui, avec un brin d’insolence. « On avait rendez-vous à 13 heures à la gare de Bercy avec les supporters marseillais, pour en découdre.  » Manque de pot, les supporters phocéens envoient un message pour déclarer forfait. De la bagarre, Romain Lafon va pourtant en avoir en arrivant au niveau du Parc vers 18 heures, où les mecs d’Auteuil se chauffent déjà avec les CRS. L’accusé prétend alors avoir joué les pacificateurs, calmant ainsi ses compères parisiens et les forces de l’ordre « qui ont la gâchette facile » concernant le gaz lacrymogène. Il va même apprendre la politesse à un jeune qui continue de jeter des projectiles sur les CRS, en lui mettant une droite en toute décontraction. « J’étais très excité ce soir-là. Vous savez, je ne suis pas un pacificateur. Encore moins avec Boulogne. Donc hors de question d’entrer dans le Parc. » S’il ne cache pas avoir sorti sa ceinture pour se défendre et avoir mimé des gestes, il assure qu’il ne s’est pas vanté de ce qu’il a fait. « J’étais content d’être resté debout. Je me vante rarement quand je tape quelqu’un. Ça reste entre nous et puis c’est tout » , assure-t-il. Car Romain a un vrai code d’honneur. « On a des codes, on a du respect. Quand le mec tombe, je passe au suivant. Y a pas de lynchage chez moi. Je suis un homme, je ne suis pas un lâche. Je ne conçois pas un mort dans un stade. C’est inadmissible. Regardez le résultat, maintenant y a plus de stade, y a plus de foot » , insiste-t-il, tout en expliquant au président qui lui reproche de toujours le couper : « Ça fait quatre jours que je me tue à entendre de sacrés âneries sur moi, donc j’ai très envie de parler. »


L’accusé commence alors à se chauffer lors des questions posées par l’avocat des parties civiles. « Je vous prie de me répondre avec un regard un peu moins haineux  » , est obligé de prévenir Me Paul Le Fèvre. Celui-ci ne se laisse pas perturber et continue en présentant des photos de l’accusé lors de la soirée. Des pièces dont n’ont pas connaissance les avocats du camp adverse. « Si la défense ne connaît pas les pièces de son dossier... » , tacle encore et toujours l’avocate générale. « De toute façon, j’ai l’impression qu’il y a des perturbations sur la ligne depuis le début de l’audience » , renchérit Paul Le Fèvre. Les débats s’enveniment encore plus, et Romain Lafon ne se calme que pour regarder droit dans les yeux la famille de la victime et leur assurer qu’il n’accepte pas « ce lynchage de lâches » . Il affirme encore une fois qu’il n’a rien fait et que la faute revient aux jeunes générations turbulentes. « Avec Yann, on était loin d’être des amis. Mais on se serrait la main. On avait du respect parce qu’on était des anciens » , déclare-t-il. Avant de faire une petite révélation : « Il n’est pas rare que les RG organisent des fights. Comme ça tout le monde est content et y a pas d’incidents dans le stade. » Entre-temps, le président continue à distribuer les cartons jaunes quand plus personne ne s’écoute. « Rarement j’aurai vu autant d’impolitesses que pendant cette audience. On compile » , regrette l’avocate générale. Avant la plaidoirie de la partie civile, en plus du meilleur ami de Yann écouté la veille, l’émotion monte d’un cran quand la mère et la demi-sœur de la victime veulent adresser quelques mots à la cour. « Je veux juste que la vérité soit faite. Pour qu’on fasse enfin notre deuil, qu’on arrête de vivre dans le cauchemar  » , parvient à peine à articuler la demi-sœur, regagnant sa place en pleurs.

Orelsan, tortues et fiasco


Tous les témoins ont été entendus, toutes les photos analysées, place aux grands discours. C’est la partie civile qui a l’honneur d’engager. « C’est le procès de la mise à mort d’un homme. » La couleur est annoncée. Et Paul Le Fèvre ne manque pas de mots pour désigner les deux accusés : « ces petits excités » , « ces imbéciles qui veulent la guéguerre » , « des petits piranhas qui sont agressifs quand ils sont douze, mais tout seuls ne feraient pas un combat de pouces » , une punchline sortie tout droit de Suicide social d’Orelsan. « Le groupe c’est leur arme, l’alcool c’est leur étincelle  » , poursuit-il. La journée se termine et les deux accusés peuvent aller se coucher avec les étiquettes de « menteurs » et de « fachos » collées par la partie civile. Mais ils avaient intérêt à être bien réveillés le lendemain, avant de prendre la deuxième salve de l’avocate générale, pour le dernier jour du procès. « Cette audience a été le siège de bien des passions » , reconnaît-elle avant d’attaquer. « Ce soir-là, il ne fallait pas tomber. Celui qui tombe, c’est le faible. Sans aucune moquerie et avec tout le respect que j’ai pour la victime, je dirais que Yann Lorence, à cause de sa corpulence certaine, était comme une tortue que l’on renverse sur le sol. Il était la proie » , résume-t-elle, avant de requérir six ans d’emprisonnement pour les deux accusés. Pendant ce temps, un inconscient dans le public regarde avec un peu trop d'insistance Romain Lafon, qui lui fait clairement comprendre qu'il s'adonne à des activités intimes avec sa maman. Un mime fort bien réussi.

« J’ai appris à l’aimer tel qu’il est. » La défense de Me Nioré pour Jérémi Banh commence ainsi. L’avocat parle avec de plus en plus de véhémence, prenant même à témoin Yann Lorence ( « s’il nous regarde, qu’il nous pardonne de là où il est » ). Vincent Nioré critique surtout les nombreuses gardes à vue de son client, qui n’étaient pas en règle, assurant que son client s’est auto-incriminé après « une nuit dans une cellule qui sent la pisse et les matières fécales » et faisant appel à la science et à l’ADN qui n’a jamais montré la culpabilité de son client. « Ce dossier ne doit pas être une expiation. Acquittez et ce sera justice » , conclut-il. Du côté des avocats de Romain Lafon, on plaide aussi l’acquittement. « Ce procès est celui d’un fiasco » , attaque fort Martin Méchin, présentant son client comme « une victime collatérale » de cette soirée du 28 février, à cause de cette erreur judiciaire. Critiquant « un dossier qui a été construit à charges contre Romain Lafon » , Me Méchin relève les incohérences, les contradictions dans le dossier, mais surtout l’absence presque totale de preuves. « C’est un château de cartes avec une seule carte » , illustre-t-il. Jacqueline Lafont va dans le même sens que son confrère. « Ce n’est pas d’un doute dont nous parlons. C’est d’un vide. » Si elle a reconnu que son client avait « l’allure du coupable idéal » , elle en est venue à réfuter l’idée même que quelqu’un ait sauté à pieds joints sur la tête de la victime ce soir-là, tout en rappelant l’enfance difficile de son client. « Cette enquête nous laisse à tous un goût amer. Mais nous ne pouvons pas nier les plaies béantes d’une enquête ratée  » , a-t-elle conclu. Les derniers mots reviennent aux deux accusés, qui plaident toujours leur innocence, tout en présentant à nouveau leurs sincères condoléances à la famille. Pendant ce temps, la sœur de Yann quitte la salle en pleurs, à nouveau.

Finalement, elle sortira de ce procès déçue et écœurée, comme sa famille. Après quatre heures et quinze minutes de délibération, la sonnerie annonce que la cour est prête à rendre son verdict. Sauf l’avocate générale, qui n’est pas encore là. Donc tout le monde re-rentre. De nouvelles minutes qui semblent très longues pour la mère et la demi-sœur de Yann Lorence, qui s’embrassent pour se donner du courage. Dans la salle, il y a maintenant plus de gendarmes que de public, pour éviter tout débordement, au moment de l’annonce du verdict. Et celui-ci arrive. Jérémi Banh est condamné à trois ans de prison ferme et deux ans avec sursis. Sa compagne est inconsolable. De son côté, Romain Lafon est acquitté. Sa mère s’évanouit. « Wesh, qu’est-ce qu’elle fait là ? » , hurle l’accusé en se levant d’un bond. Sa manière à lui de dire qu’il s’inquiète pour sa maman. Celle-ci se relève et répète, comme pour se convaincre, « Il est acquitté ? » Pas très loin de là, des chants commencent à monter dans les travées du Parc des Princes. Ce sont les chants des ultras qui s'échauffent avant le match contre Angers. Six ans après cette tragédie, ils sont enfin de retour au Parc. Où plus rien ne sera jamais comme avant.



Par Robin Richardot, à la cour d'assises de Paris
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Ce commentaire a été modifié.
Bald&bearded Niveau : CFA2
Je vous propose un complément d'enquête : Dans la tête des hooligans
modrobily Niveau : CFA
J'ai bien fait de garder mon +1 precieusement depuis 2002. Fais-en bon usage.
2 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : 2
Je ne connais pas grand chose sur cette histoire, mais si à la fin, c'est le CHINOIS qui est condamné, ça me semble juste..
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Note : 1
Hahaha

"En revanche, l’homme d’origine asiatique"

J'ai adoré ce détail inutile qui sort de nul part.
Réminiscence d'un passage comme stagiaire à v aleurs actuelles ou au point.
2 réponses à ce commentaire.
J'aurais vraiment aimé en savoir plus mais le début de l'article est carrément incompréhensible tant il est mal rédigé.
Bald&bearded Niveau : CFA2
Oui on est d'accord, mais pour sa défense c'est compliqué de restituer ce type de conversation.
bandinidakar2 Niveau : DHR
Non non, on ne comprend absolument rien, on ne sait pas qui est qui. Oui c'est difficile a rédiger parce que c'est un métier. Il fallait le confier a quelqu'un qui sait écrire ce genre de comote-rendus... c'est souvent mal écrit sur sofoot ces derniers temps. Je peux vous relire si vous me donnez un billet...
Ah, c'est un métier chroniqueur judiciaire...
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Ha ok merci, j'ai cru que j'étais devenu complètement demeuré.

J'ai rien capté au début de l'article. Du coup ça aide pas pour la suite.
C'est pas super clair, il aurait fallu une autre approche plutôt que cette espèce de narration embrouillante.

Si quelqu'un peut d'ailleurs m'éclairer sur ce passage :

"Vient alors le moment fatidique du « Connaissez-vous l'un des accusés avant les faits qui leur sont reprochés ? » Embêté de voir la mère répondre « non » , le président est bien obligé de lui faire remarquer « Mais c’est votre fils, Jérémi... » Une fois la mémoire revenue, elle parle d’un « enfant ordinaire »"

Donc la mère elle reconnaît pas son fils ou c'est moi qui est con?

L'un n'empêche pas l'autre me direz-vous...
gabifesse Niveau : DHR
Tu as tout compris, la mère oublie que son fils est un des accusés.
5 réponses à ce commentaire.
Le procès semble vraiment à l'image de cette horrible soirée : du grand n'importe quoi et personne ne semble vraiment savoir ce qui s'est passé.
Après quand tu vois l’agressivité décrite chez l'un des accusés, que ça parle encore de "eux vs nous", malgré ces 6 ans et ce décès, on dirait que rie n'a changé pour certains.
c'est clairement incompréhensible.

J'ai pas capté qui est qui... mais bon ce n'est pas du foot mais un sordide fait divers, donc je m'en tamponne un peu.
Putain mais quel charabia cet article...

T'as encore des progrès à faire Robin.
Note : 1
L'article est comme l'histoire qu'il raconte : à gerber.
1 réponse à ce commentaire.
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Après la lecture de l'article :

https://youtu.be/GTAa3PgwLNw
spacieux_rituel Niveau : CFA2
Vous êtes sévère, c'est surtout le début qui est fouillis. Sinon je trouve ça assez pathétique comme procès... le mec qui hurle "wesh" (sérieusement ?) à la fin du procès... et je pigerai jamais les mères de meurtriers qui considèrent leur fils comme "quelqu'un de gentil et sans problème" ou ce genre de chose... Putain fallait mieux l'éduquer ton gosse !
Tu vis ou pour t'offusquer d'un wesh, encore plus dans un tribunal ? Puis bon j’espère que ça t'arrivera pas un jour mais c'est normal en tant que parent de soutenir son enfant malgré des horreurs qu'il a pu commettre
Je crois que pour une grosse partie des gens, des oeillères pousse sur leur crâne à la naissance de leur gamin. "Mon fils je le connais bien, il est adorable". Non, ton fils est juste un sacré golmon mais t'as tes oeillères.
3 réponses à ce commentaire.
Je ne comprends pas les gens qui ne comprennent pas l'article. Comment voulez-vous éclaircir le récit d'un jugement aussi long et difficile ? Allez sur L'Equipe.fr pour avoir un résumé en 15 lignes et le simple verdict. Ici c'est différent. Ce n'est pas non plus de l'analyse, c'est un récit.

Merci Robin d'avoir couvert l'événement !

Ce qui me fascine c'est la méconnaissance absolue du monde ultra, de ses codes, de ses valeurs. Rien ne justifie la violence, mais rien ne justifie que la justice ne sache pas l'expliquer, la mettre en rapport, en contexte, et ne pas la réduire à l'action de ces deux gugus qui savent pas se défendre. Comme disait Spinoza, il ne s'agit pas de juger, il s'agit de comprendre. Or ici, il semble que les instances officielles avaient déjà "jugé" (au sens moral) avant de comprendre.
Jeune quille Niveau : CFA2
Comprendre la joie saine du mec ravi d'avoir sauté à pieds joints sur la gueule d'un type, son gros conatus brandi de fierté bestiale.
Go_Scousers Niveau : CFA
Merci pour ce moment.
2 réponses à ce commentaire.
Merci pour cette article, pour ma part cela m'à éclairée sur ces derniers jours de procès, le fouilli me semblant plus du côté judiciaire et des ses ratés. .
gabifesse Niveau : DHR
Le début est un peu confus, mais globalement c'est clair et assez exhaustif.
Merci pour le compte-rendu.
Martin Méchin (l'un des avocats) c'était mon chargé de TD de Droit Pénal en L2 de droit à la Sorbonne. On s'en fout mais j'ai l'impression que ça me donne de l'importance, donc faites moi plaisir poussez des "whaaaaaouu trop fort" :)
whaaaaaouu trop fort !
ça m'a fait le même effet quand mon ancienne prof de Droit pénal était passée à "C dans l'air". Comme tu dis, on s'en fout, mais on a l'impression d'avoir eu cours avec des cadors ;-)
Moi C'est mon prof d'histoire médiéval qui est passé dans un documentaire sur Charlemagne sur arte ...à 3h00 du mat.

Tu peux pas test
2 réponses à ce commentaire.

Désolé de lire ce genre d'article...
Lost in translation Niveau : CFA
C'est un bel effort cet article même si effectivement ce n'est pas le mieux écrit du monde.

Ce qui me marque personnellement c'est la misère intellectuel des gens. Entre l'accusé qui explique qu'il ne se vante pas de taper les gens, que ce n'est pas un lâche, la mère qui ne reconnaît pas son fils, le fils qui s'étonne que sa mère soit présente à son procès, la compagne qui ne sait pas ce que belliqueux veut dire. Et tout ca sur fond de mensonges éhontés qui montrent qu'ils n'ont rien compris à la gravité de leurs actions.

En 2016, Zola aurait encore bien de matières pour composer ses romans.
didier gomis Niveau : CFA
Finalement le niak s'en sort bien, 3 ans de prison pour avoir achevé un gonze c'est rien ! Putain, il a arrosé le juge avec des caisses entières de nems ou quoi ?
burruchaga Niveau : CFA2
cert article est aussi bordélique que cette affaire
Midnight_City Niveau : CFA2
La vraie conclusion c'est que 5 ans dont 2 avec sursis c'est pas cher payé pour un type qui se vante d'avoir sauté à pieds joints sur la gueule d'un mec allongé et déjà bien mal en point.
Une bande d'animaux dégénérés
Avec en point d'orgue le dénommé Romain Lafon ... putain mais ferme ta gueule et fais profil bas plutôt que de te vanter avec ton "honneur" ton "code" et toute ta merde !
C'est impressionnant d'être aussi con
UnFrancaisChezLesRosbeefs Niveau : Loisir
Je trouve que l'article est bien écrit et surtout décrit bien le bordel que c'était à l'époque quand des membres des deux virages se foutaient joyeusement sur la gueule dans l'indifférence générale des politiques et des institutions. Juste ce serait important de copier coller cet article partout ou il y a des abrutis qui disent que le parc c'est de la merde aujourd'hui et que c'était mieux avant. C'est plus compliqué que ça.
Hier à 20:27 Le départ de Dani Alves est acté 29
Hier à 16:48 Mboula à Monaco, c'est officiel ! 51 Hier à 16:46 Le TFC se renforce avec Fortes 9 Hier à 15:43 Après Pépé, Lille fait signer Koffi 27 Hier à 14:41 Nicolas Pepe officiellement lillois 15 Hier à 14:01 L'accueil bouillant pour Ménez à Antalyaspor 34
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Hier à 12:17 Vers un possible échange Cuadrado-Matuidi ? 79 Hier à 12:06 F. Hollande fait la promo d'un tournoi de sixte 25 Hier à 11:50 Walter Samuel va devenir entraîneur-adjoint en Suisse 10 Hier à 11:40 Aulas intéressé par Mangala 53 Hier à 11:31 La volée monstrueuse de Bruma 22 Hier à 10:59 Un festival pyrotechnique depuis un immeuble en Coupe d'Algérie 22 Hier à 10:27 Paul Le Guen en route pour Bursaspor 28 Hier à 10:11 Boca Juniors champion grâce à San lorenzo 7
mardi 20 juin Un nouveau rebondissement dans l'affaire de la sextape 77 mardi 20 juin Un international espoir portugais à Guingamp 11 mardi 20 juin Le rap Depay 25 mardi 20 juin Girard déplore l'arrivée des techniciens étrangers 200 mardi 20 juin Belhanda proche de Galatasaray 15 mardi 20 juin Le LOSC va se séparer de Rio Mavuba 32 mardi 20 juin Dumas bientôt sélectionneur de la Guinée équatoriale ? 11 lundi 19 juin De la bière à vie pour séduire Cristiano Ronaldo ? 44 lundi 19 juin Infantino se félicite de l'arbitrage vidéo 28 lundi 19 juin Le PSG à l'affût sur Donnarumma ? 47 lundi 19 juin Favre fait le point sur Balotelli et Seri 16 lundi 19 juin Le Bayern dément la rumeur Ronaldo 28 lundi 19 juin Premier match de l'histoire sur le Kilimandjaro 13 lundi 19 juin Les rencontres du premier et du deuxième tours de C1 30 lundi 19 juin Séville ne va pas garder Jovetić 21 lundi 19 juin Pluie de billets sur Donnarumma 75 lundi 19 juin Balotelli va prolonger à Nice 40 lundi 19 juin La Côte d'Ivoire rend un dernier hommage à Cheick Tioté 2 dimanche 18 juin Le retourné savoureux de Lorenzo Pellegrini 23 dimanche 18 juin Les buts de Cédric et Moreno 1 dimanche 18 juin Quand Oscar provoque une échauffourée sur le terrain 31 dimanche 18 juin L'égalisation de Chicharito contre le Portugal 8 dimanche 18 juin Quaresma ouvre le score face au Mexique 2 dimanche 18 juin L'entraîneur de Huesca met un « front » à son joueur 6 dimanche 18 juin Higuaín annonce à tort le départ de Dani Alves 22 dimanche 18 juin Michy Batshuayi en moonwalk à LA 12 dimanche 18 juin Asensio claque trois buts monstrueux en un match 27 samedi 17 juin Un entraîneur viré pour avoir gagné 25-0 55 samedi 17 juin Parme remonte en Serie B 20 samedi 17 juin L'International Board propose de nouvelles règles de jeu 53 samedi 17 juin Soualiho Meïté officiellement monégasque 15 samedi 17 juin L'UEFA lance un guide de prononciation des noms des joueurs 26 samedi 17 juin Monaco en passe de recruter Jordi Mboula 17 vendredi 16 juin Rekik officiellement au Hertha Berlin 31 vendredi 16 juin Carabao Cup : Charlton hérite de... deux adversaires 10 vendredi 16 juin Benaglio à Monaco 32 vendredi 16 juin Ronaldinho lance son hand spinner 68 vendredi 16 juin Un joueur recruté par deux clubs différents 7 vendredi 16 juin Le point mercato d'Aulas 79 vendredi 16 juin Ronaldo voudrait quitter le Real Madrid 85 vendredi 16 juin Trezeguet claque une volée sous la barre 51 vendredi 16 juin Découvrez BRUT SPORT sur Facebook ! 10 vendredi 16 juin Modeste tout proche de la Chine 7 vendredi 16 juin Un club de D9 anglaise sauvé par le crowdfunding 4 vendredi 16 juin Podolski signe au Japon 36 vendredi 16 juin Monaco perd Dirar et prend Gaspar 39 vendredi 16 juin Accord de principe entre l'OM et Monaco pour Germain 50 jeudi 15 juin Saint-Étienne officialise l'arrivée d'Óscar García 33 jeudi 15 juin Marçal à Lyon, c'est fait et c'est officiel 40 jeudi 15 juin Ranieri officiellement à Nantes 23 jeudi 15 juin Un système de play-offs en Ligue 2 23 jeudi 15 juin Vers la fin des matchs rejoués en Cup ? 19 jeudi 15 juin Le but de fou marqué par le Chicago Fire en US Open Cup 5 jeudi 15 juin Cissé pourrait retrouver les terrains 13 jeudi 15 juin Mbappé et Dembélé : jeunes les plus chers selon le CIES 38 jeudi 15 juin Un club chinois annonce son nouvel entraîneur par un poème 18 jeudi 15 juin Gomis devrait s'engager avec Galatasaray 39 jeudi 15 juin La campagne de Monaco avec Henry et Mbappé 54 jeudi 15 juin Trapp veut rester au PSG 37 jeudi 15 juin Quand un défenseur argentin joue avec des aiguilles 19 jeudi 15 juin Reynet, l'iguane et Higuaín 20 mercredi 14 juin Torres joue les mannequins pour Van der Wiel 37 mercredi 14 juin Tolisso passe sa visite médicale au Bayern 123 mercredi 14 juin La police dubaïote offre un tour de voiture à Benzema 42 mardi 13 juin Le but d'Ousmane Dembélé qui offre la victoire aux Bleus 2 mardi 13 juin Les trois buts de la première mi-temps mardi 13 juin L'entrée frissonnante des joueurs sur le son d'Oasis 16 mardi 13 juin Usain Bolt devient footballeur... dans PES 38 mardi 13 juin Héctor Moreno signe à la Roma 36 mardi 13 juin Berizzo officiellement présenté à Séville 5 mardi 13 juin Le Brésil ouvre le score après 10 secondes 7 mardi 13 juin Griezmann prolonge avec l'Atlético 23 mardi 13 juin Le bijou d'Insigne avec l'Italie 28 mardi 13 juin Un Andrès Iniestra transféré au Mexique 22 mardi 13 juin Derniers jours : 300€ offerts remboursés en CASH pour parier ! mardi 13 juin Un mort dans une bagarre entre supporters à Cali 10 mardi 13 juin Pronostic France Angleterre : jusqu'à 390€ à gagner sur le match amical des Bleus lundi 12 juin Clichy discute à son tour avec Fenerbahçe 11 lundi 12 juin Lukas Lerager débarque à Bordeaux 23 lundi 12 juin Anthony Weber quitte Reims pour Brest 12 lundi 12 juin La merveille de Bradley contre le Mexique 11 lundi 12 juin Un espoir de Sochaux file au RB Leizpig 13 lundi 12 juin Figo plante un coup franc contre la Roma 17 lundi 12 juin Kita a rencontré Ranieri 29 lundi 12 juin L'OL en pole pour Nicolas Pépé 51 lundi 12 juin André Silva à l'AC Milan 70 dimanche 11 juin Pep Guardiola soutient le référendum d'indépendance en Catalogne 58 dimanche 11 juin Des matchs de Premier League à 11h30 ? 28 dimanche 11 juin Infantino n'est pas inquiet pour le Mondial au Qatar 11 dimanche 11 juin Gnabry rejoint le Bayern Munich 43 dimanche 11 juin Drogba réussit ses débuts avec Phoenix 8 dimanche 11 juin Faitout Maouassa à Rennes 22 samedi 10 juin Lindelöf première recrue de MU 24 samedi 10 juin Capello en Chine 16 samedi 10 juin Hamari Traoré de Reims à Rennes 13 samedi 10 juin Roger Schmidt va signer en Chine 1 samedi 10 juin Jérémy Ménez à Antalyaspor 31 samedi 10 juin L'explosion de la télé suédoise 26 vendredi 9 juin L'ouverture du score magnifique de Giroud 13 vendredi 9 juin L'agent de Verratti tacle encore le PSG 77 vendredi 9 juin Yaya Sanogo quitte Arsenal 35 vendredi 9 juin Le coup franc juninhesque de Guerrero 12 vendredi 9 juin Un footballeur ghanéen en prison pour violences conjugales 8 vendredi 9 juin Leonid Slutsky est le nouvel entraîneur d'Hull City 13 vendredi 9 juin Tu sais que tu es un Mercatix quand... 15 vendredi 9 juin Sagnol entraîneur adjoint d'Ancelotti 20 vendredi 9 juin Deux premières recrues à Nice 20 vendredi 9 juin Éver Banega va signer chez les Tigres 27 jeudi 8 juin Benevento décroche sa promotion en Serie A 19 jeudi 8 juin Kurzawa à fond pour les Warriors 48 jeudi 8 juin Signorino quitte le FC Metz 11 jeudi 8 juin Un fan de Split en colle une à l'ancien président du Dinamo Zagreb 15 jeudi 8 juin Pronostic Suède France : jusqu'à 445€ à gagner sur le match des Bleus jeudi 8 juin Zlatan non renouvelé par Manchester United 116 jeudi 8 juin Naïm Sliti va quitter le LOSC 9 jeudi 8 juin Liverpool s'excuse et se retire du dossier Van Dijk 50 jeudi 8 juin La finale de la C1 2019 se jouera à Madrid ou à Bakou 36 jeudi 8 juin L'ES Sétif sacrée championne d'Algérie 10 jeudi 8 juin Marcelo remet son tatouage à jour 13 jeudi 8 juin PSG : 220 millions d'euros pour le mercato estival 161 jeudi 8 juin Schalke rêve d'Harit 25 jeudi 8 juin Boutaïb signe en Turquie 9 jeudi 8 juin Mauro Cetto prend sa retraite 16 jeudi 8 juin Diego Costa poussé vers la sortie par Chelsea 45 mercredi 7 juin Un club tchétchène prend le nom du père du président 20 mercredi 7 juin Un fan de Sheffield en phase terminale grimpe l'Everest 13 mercredi 7 juin Un club américain sponsorisé par un site porno 25 mercredi 7 juin Alexis Sánchez en vieillard pour la Coupe des confédérations 6 mercredi 7 juin L'acte héroïque d'un supporter de Millwall au moment des attentats de Londres 44 mercredi 7 juin Bielsa veut Ferland Mendy 23 mercredi 7 juin Voilà pourquoi Ben Arfa s'entraîne à la plage... mercredi 7 juin Janot, nouvel entraîneur des gardiens de l'AJA 7 mercredi 7 juin Ricardo Rodríguez à l'AC Milan 70 mercredi 7 juin Vers des play-offs en Ligue 2 ? 55 mercredi 7 juin De Gea direction Madrid 58 mercredi 7 juin Beckham va pouvoir construire son stade de MLS 10 mercredi 7 juin SO FOOT #147 - En kiosque vendredi !! mardi 6 juin Wenger intéressé par Mahrez 42 mardi 6 juin Le départ de Conceição à Porto officialisé 58 mardi 6 juin Bundesliga : Lewandowski meilleur joueur, Dembélé meilleur espoir 19 mardi 6 juin Maximilian Philipp vers Dortmund 23 mardi 6 juin Le président de la Fédé tchèque démissionne depuis sa prison 2 mardi 6 juin Chedjou quitte Galatasaray, mais reste à Istanbul 3 mardi 6 juin Spalletti est en Chine pour signer à l'Inter 23 mardi 6 juin Stefano Pioli entraînera la Fiorentina 6 mardi 6 juin Emery et Zubizarreta vont se rencontrer pour l'Euro 2020 11 mardi 6 juin Torres tout proche d'un accord avec un club mexicain 13 mardi 6 juin L'OM vire un jeune de son centre de formation 51 mardi 6 juin Kolašinac à Arsenal, c'est officiel 35 mardi 6 juin Vasseur, nouvel entraîneur de Châteauroux 3 mardi 6 juin Van Dijk vers Liverpool pour 68 millions d'euros 110 mardi 6 juin La nouvelle vidéo de Ben Arfa 42 mardi 6 juin Wenger drague Mbappé 61 mardi 6 juin Dortmund : Peter Bosz remplace Tuchel 39 mardi 6 juin Valbuena très proche de Fenerbahçe 36 mardi 6 juin Pepe tacle Zidane et annonce son départ 69 lundi 5 juin Claude Puel refuse aussi Sainté 54 lundi 5 juin Nouvelle étape stambouliote pour Chedjou 10 lundi 5 juin Quand des caravanes font irruption pendant un match à Angers 12 lundi 5 juin Le PSG dément pour Pepe 54 lundi 5 juin Karim Benzema égale Raymon Kopa, mais... lundi 5 juin Gomis sème le doute quant à son avenir 24 lundi 5 juin Vieira met un vent aux Verts 22 lundi 5 juin Le Barça n'a pas oublié Ousmane Dembélé 19 lundi 5 juin La situation diplomatique du Qatar inquiète la FIFA 44 lundi 5 juin Qui est Ederson Moraes, le 2e gardien le plus cher du monde ? lundi 5 juin Pepe au PSG, ce serait fait 59 lundi 5 juin Zagadou passe du PSG à Dortmund 13 lundi 5 juin Quand Nike et CR7 font de la pub pour Adidas 31 lundi 5 juin L'OM espère Renato Sanches 52 lundi 5 juin Boca Juniors file vers le titre 7 lundi 5 juin Gérone monte en Liga 16 dimanche 4 juin Finale Serie B : Carpi accroché par Benevento 8 dimanche 4 juin Le PSG veut Fabinho 58 dimanche 4 juin Bordeaux : un renfort au milieu 12 dimanche 4 juin Griezmann annonce qu'il reste à l'Atlético 22 dimanche 4 juin L'AC Milan sur Moussa Dembélé 36 dimanche 4 juin Mondial 2030 : l'UEFA pousse l'Angleterre à se présenter 11 dimanche 4 juin Suivre SO FOOT sur les réseaux sociaux 1 samedi 3 juin Combien le Real Madrid a dépensé pour gagner la Ligue des champions samedi 3 juin Asensio clôt le débat 3 samedi 3 juin Casemiro et Cristiano mettent le Real en orbite 1 samedi 3 juin Le sublime retourné de Mandžukić pour l'égalisation 5 samedi 3 juin CR7 ouvre le bal 1 samedi 3 juin Le tifo des supporters turinois lors de l'entrée des joueurs 2 samedi 3 juin Les anciens de la Juve à fond derrière les Bianconeri samedi 3 juin Del Piero débarque à Cardiff en roi 2 samedi 3 juin Des ultras parisiens taquinent une hôtesse de l'air 17 samedi 3 juin Seferović débarque à Benfica 6 samedi 3 juin Buffon pourrait détrôner Maldini ce soir 20 samedi 3 juin Tabanou libre de tout contrat 14 vendredi 2 juin Munich 1860 perd son statut professionnel 21 vendredi 2 juin Franck Kessié officiellement au Milan 75 vendredi 2 juin Lille tient ses deux premières recrues 38 vendredi 2 juin Lindelöf vers Manchester United 51 vendredi 2 juin Favre entraînera bien Nice la saison prochaine 16 vendredi 2 juin Un joueur d'Oxford signe son contrat... au McDo 3 vendredi 2 juin La praline de Shaqiri avec la Suisse 8 vendredi 2 juin St Maximin est « prêt pour jouer à Monaco » 23 vendredi 2 juin Finalement, Arsène Wenger prolonge à Arsenal vendredi 2 juin Dortmund et Marseille veulent Balotelli 40 vendredi 2 juin La Roma repousse une belle offre de Liverpool pour Salah 56 vendredi 2 juin Des primes records en Premier League 31 vendredi 2 juin Di María veut rester à Paris 14 vendredi 2 juin Les boissons des stades allemands contaminées 25 vendredi 2 juin Arsenal fonce sur Mbappé 114