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Sissoko-Cabaye, les Pavon de la Dèche

Hatem Ben Arfa à la maison, mais Moussa Sissoko et Yohan Cabaye à l’Euro. Dans cette folie qui entoure une liste des Bleus pour une compétition anglaise, la présence des deux milieux de terrain qui évoluent en Angleterre interpelle. Pourtant, elle correspond à une certaine logique de Didier Deschamps.

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Difficile de faire l’unanimité avec une liste de 23 noms quand la France dégueule de footballeurs de talent. Même sans Karim Benzema (blessure judiciaire) et la mise en sommeil de certains des plus grands talents français (Jérémy Ménez, Samir Nasri, Yoann Gourcuff), Didier Deschamps trouve encore le moyen de sacrifier des génies au profit de travailleurs. Ainsi, Hatem Ben Arfa débutera le stage de Biarritz avec l’étiquette du réserviste. À savoir celle du mec qui regardera les copains s’envoler pour l’Euro. Et dans les heureux élus, il pourra contempler le CV de Moussa Sissoko et Yohan Cabaye. Le premier vient d’être relégué en deuxième division anglaise avec Newcastle (1), le club où évolue Emmanuel Rivière, pendant que le second fait office de Sergio Busquets à Crystal Palace, 14e de Premier League à égalité avec Bournemouth et WBA. Une seule question, alors : pourquoi ?


Parce que Didier Deschamps semble appliquer une recette qui avait vu le jour au Real Madrid au début des années 2000, la politique « Zidane y Pavones » . Un schéma qui consistait à recruter des Galactiques, donc des titulaires, et de les entourer de mecs du cru, à l’image du défenseur Francisco Pavon, qui terminera sa carrière à Arles-Avignon. Dans ce syllogisme, Cabaye et Sissoko sont les nouveaux Pavon. Des joueurs de complément, emmenés dans les 23 pour une mission bien précise : ne pas casser les couilles et faire le boulot. Après tout, de temps en temps, le sélectionneur sait que ses deux milieux de terrain sont capables de sortir un gros match. Lors du Mondial 2014 et la démolition de la Suisse, Moussa Sissoko était titulaire et même buteur. L’ancien Toulousain – bon camarade – est aussi polyvalent, puisqu’il peut dépanner au poste de latéral droit sans rien demander en retour. Avec 36 sélections au compteur à seulement 26 ans, Moussa Sissoko a déjà ses habitudes dans le groupe France, a rarement déçu en Bleu et affiche une polyvalence précieuse dans le contexte d'une compétition internationale. Et, surtout, il ne demande rien. Ni temps de jeu ni garantie.

Deschamps s’inspire de Jacquet


Cabaye et Sissoko se contenteront donc de jouer les utilités, le troisième match des coiffeurs, d’éventuellement dépanner ailleurs qu’à leur vrai poste et d’avoir le sourire le lendemain lors du décrassage. En fait, la Dèche avait surtout besoin d’une hiérarchie. Son milieu compte déjà trois titulaires (Matuidi-Pogba-Diarra), et l’idée d’avoir un trio « bis » , sans grande gueule l’arrange grandement. Dès lors, le bizut Kanté – le plus à même de sauter l’un des trois titulaires – est tellement content d’être là qu’il va savourer quand Sissoko et Cabaye connaissent déjà la maison bleue. Cabaye était de l’aventure en 2012 et 2014, quand Sissoko a vraiment pris son envol international depuis la nomination de Didier Deschamps au lendemain de l’Euro 2012. Clairefontaine ? Ils connaissent. La vie de groupe – celle qui permet d’aller très loin -, ils en sont des fidèles abonnés, et Deschamps martèle la même chose depuis trois ans : « Il y a la vérité du terrain, mais il y a aussi la notion de groupe qui est fondamentale. » Sans parler de la polyvalence. Qui peut aussi se lire comme « très bon nulle part, moyen partout » . Dépanner sur un match de haut niveau ? Ils peuvent faire.


Deschamps n’oublie pas que Cabaye était sa sentinelle lors du miracle ukrainien à Saint-Denis et que l'entrée de Moussa Sissoko contre l’Espagne, en 2012, avait été déterminante dans le match nul ramené de la terre ibérique. En gros, avec son binôme, la Dèche sait où il va. Et lui, ce qu’il ne veut surtout pas, c’est avoir des surprises. Surtout si elles sont mauvaises. En 2012, Blanc s’était coltiné des soucis disciplinaires à la noix avec Nasri et Ben Arfa. Deschamps n’a aucune envie de goûter à ce genre de conneries. Après tout, en 1998, Aimé Jacquet avait adopté la même formule. Onze titulaires et des soldats sur le banc, pas forcément les meilleurs footballeurs de la saison (Dugarry, par exemple). Mais les Bleus devaient vivre 8 semaines ensemble. Loin de leurs familles, des clubs, de la vie normale. Hors de question de laisser une concurrence malsaine tout foutre en l’air. Deschamps a emmené son binôme anglais pour pouvoir bosser en paix. Sur le papier, c’est tout de suite moins sexy et ça ne prend surtout aucun risque, mais l’homme est pragmatique. Il veut avancer avec des certitudes. La certitude que personne ne lui brisera les noix quand il faudra entrer en jeu à la 89e contre l’Albanie.

Par Mathieu Faure 1. Maxime Bossis avait aussi porté le maillot Bleu en D2 quand il jouait au Matra Racing en 1985.
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