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Sio : « En Espagne et en Allemagne, j’étais malheureux »

Après avoir bien baroudé, Giovanni Sio s’éclate à la pointe de l’attaque rennaise, avec laquelle il se rend à Lille ce mercredi.

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Avec cinq buts pour vous et une septième place pour Rennes, ça marche plutôt bien en ce moment ?
Je ne suis pas quelqu’un qui me fixe des objectifs chiffrés. Le plus important pour moi, c’est de terminer le match en étant satisfait de ma performance. Plus globalement, tout l’effectif a adhéré au discours de Christian Gourcuff et on a un jeu bien plus collectif que la saison dernière. Aujourd’hui, on a beaucoup de qualités individuelles, mais il est nécessaire de les mettre au service de l’équipe pour qu’elles puissent s’épanouir le plus efficacement possible. C’est ce qui nous a fait défaut en 2015-2016.

Vous avez mis de côté votre caractère impulsif ?
« Je prenais des cartons bêtes, plus qu’évitables. Désormais, j’arrive à me gérer, à me contrôler. »
C’est vrai que j’ai parfois des réactions, disons... un peu chaudes avec l’arbitre. C’est à cause de mon tempérament. L’an dernier, j’ai pris énormément de cartons (dix en trente-quatre matchs de Ligue 1, ndlr), mais ça correspondait aussi à une période où j’étais moins bien. J’avais fait un bon début de saison, puis je n’ai plus marqué pendant pas mal de temps. Du coup, j’étais frustré et je prenais des cartons bêtes, plus qu’évitables. Désormais, j’arrive à me gérer, à me contrôler.

Même quand les médias vous inventent un mauvais comportement ? On se souvient de Canal Plus qui vous avait lié à une fausse polémique en 2015...
Cette erreur m’a fait beaucoup de mal. Je me suis mis des personnes à dos, j’ai reçu de nombreuses réflexions sur ma pseudo arrogance alors que je n’avais rien fait. Les réseaux sociaux ont fait chauffer le truc... Mais il faut rester professionnel. Ils se sont excusés et je ne suis pas rancunier.


Plus jeune, une autre mauvaise aventure vous est arrivée à Nantes. Vous avez été interdit de finale du championnat de France U16 contre Sochaux par Laurent Guyot parce que vous n’êtes pas allé à l’école le matin. C’est vrai, cette histoire ?
Ah ah ah... Aujourd’hui, j’en rigole, mais sur le coup, ça m’avait fait de la peine. Le coach m’avait quand même remis la médaille. En plus, je n’avais pas cours ce jour-là, ils voulaient juste qu’on fasse acte de présence. C’est ce qu’on appelle la discipline ! Quand il y a un règlement, il faut le respecter, et je l’ai appris ce jour-là.


Avant votre retour en France en 2013, vous avez connu l’Espagne avec la Real Sociedad et l’Allemagne avec Wolfsbourg et Augsbourg. Où ça ne s’est pas très bien passé.
C’est clair. Ça m’a forgé. Quand tu es tout seul, loin de ta famille, ce n’est pas facile et il faut être costaud dans la tête. Ça t’apprend à avoir un mental de guerrier, de combattant qu’on retrouve sur le terrain.

Vous diriez que vous étiez malheureux ?
Ouais, bien sûr. J’étais même très malheureux, je n’ai pas honte de le dire. Je ne pouvais pas me plaindre, personne n’était physiquement à mes côtés. Le seul truc que je pouvais faire, c’était travailler pour pouvoir progresser.

Pourtant, vous êtes resté près de deux ans en Allemagne.
« La Bundesliga est un championnat très relevé. Là-bas, ils sont très foot, les stades sont blindés. »
J’avais vraiment envie de réussir. La Bundesliga est un championnat très relevé, avec beaucoup de grands joueurs et de grands clubs. Là-bas, ils sont très foot, les stades sont blindés, même si le club est lanterne rouge. Quoi qu’il arrive, les tribunes seront pleines. Donc j’aurais voulu que mon expérience fonctionne et dure plus longtemps.

Et la Liga, vous avez apprécié ?
Les premiers jours à la Sociedad se sont super bien passés, j’ai connu une bonne intégration. Quelques mois plus tard, ça s’est dégradé. Je ne jouais pas beaucoup (trois matchs de Liga entre 2007 et 2009, ndlr) et j’ai dû endurer le racisme de certain coéquipiers. Là, ça a été très dur même si c’était à moi de faire les efforts pour me faire accepter.


Il y avait des discriminations à votre encontre à la Sociedad ?
Oui. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais j’avais un ami qui était au club depuis un certain temps et qui me répétait ce qui se disait sur moi. Autant dire que ça faisait mal. Mais bon, même si ça évolue, le racisme a toujours été et sera toujours là. Après, c’est grâce à ces mauvais épisodes que j’ai ce gros tempérament qui fait ma force aujourd’hui.


En Suisse, vous n’avez eu aucun problème de racisme ?
Aucun problème, que ce soit chez les Suisses allemands ou les Suisses romands. Sion et Bale, ce sont peut-être les meilleures périodes de ma vie.


Pas de discriminations non plus en Corse, où vous avez joué à Bastia l’année dernière ?
Non. Pourtant, certains joueurs d’autres équipes m’avaient prévenu qu’il y avait régulièrement des insultes racistes quand ils allaient jouer à Bastia. Moi qui ai joué avec le Sporting, je n’ai jamais connu ça. Sportivement, les six mois que j’ai faits là-bas m’ont servi de tremplin et les supporters m’ont beaucoup soutenu, m’ont toujours encouragé. Je garde de très bonnes relations avec le club.

Vous parliez de gros tempérament. Bastia a dû apprécier ce trait de caractère ?
« La Ligue 1 me manquait. Le mieux pour moi était de venir à Bastia en prêt pour me relancer. Dieu merci, c’est ce qui s’est passé. »
Avant que je signe là-bas, on m’avait dit que l’essentiel, c’était de mouiller le maillot. C’est quelque chose que j’ai assimilé très vite. Ça me correspond bien, je ne fais jamais semblant sur un terrain, je me donne toujours à fond. Et la mentalité corse est basée sur ça. En plus, après mon bon passage à Sochaux, j’avais vraiment envie de revenir en France, même si tout roulait à Bâle. La Ligue 1 me manquait. Le mieux pour moi était de venir à Bastia en prêt pour me relancer. Dieu merci, c’est ce qui s’est passé. J’ai pris du plaisir, marqué des buts, fait de bonnes prestations...

Et vous avez signé à Rennes, pour qui vous jouez depuis 2015. Du coup, on se demande si vous avez enfin décidé de vous installer pour longtemps, vous qui avez déjà connu huit clubs à seulement vingt-sept ans.
Rester dans la durée à Rennes, c’est une décision que j’ai prise, oui. J’en suis à ma deuxième saison, et je ne suis pas dans l’optique de partir. Bon, vous savez comment le football se passe, on ne sait pas où je serai demain. Mais c’est vrai qu’après avoir beaucoup voyagé, je suis à l’aise ici. Je suis bien installé, j’ai un enfant... En plus, je suis originaire de Nantes, donc la Bretagne me plaît. Je connais Rennes depuis tout petit. Il fait parfois un peu froid, c’est vrai... Ce n’est pas quelque chose qui me gêne ! Mais être plus proche de sa famille, de mes parents, de mon fils, de ma femme... Ça fait du bien, vraiment.

Propos reccueillis par Florian Cadu
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