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Silence, le FK Dnipro coule

Finaliste surprise et attachant de Ligue Europa il y a un an et demi, le FK Dnipro a depuis connu la fin de la récréation. Entre des caisses vides, un propriétaire grotesque, une crise ukrainienne qui n'en finit pas et un début de saison catastrophique, l'embellie n'est pas pour tout de suite.

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Qui l'aurait cru ? Les Napolitains n'en reviennent pas. Le reste de l'Europe non plus, d'ailleurs. Gonzalo Higuaín et sa bande n'ont plus rien à faire ici, les voilà dégagés de cette Ligue Europa version 2014-2015. En face d'eux, les fiers guerriers du Dnipro Dnipropetrovsk sont aux anges, et ils peuvent. Eux, les Ukrainiens plus ou moins sortis de nulle part, les voilà en finale de Coupe d'Europe, prêts à aller se frotter aux frimeurs du FC Séville de Unai Emery. Les commentateurs s'arrachent déjà les cheveux en s'entraînant à prononcer le nom de cette équipe, et les observateurs au cœur tendre content la belle histoire d'un club un peu chamboulé à cause de la crise ukrainienne et de la guerre qui a suivi, mais qui est parvenu, même en devant jouer à Kiev loin de chez lui, à tenir tête aux gros bras de la compétition. Car avant de renvoyer les Napolitains jouer dans les jupes de leur mère, les gars du Dnipro avaient cloué au tapis l'Olympiakos, l'Ajax Amsterdam, puis Bruges. Une jolie brochette. Un coup d'éclat, ou le début d'une réelle implantation dans le paysage footballistique européen ? Six mois plus tard, mi-décembre 2015, un communiqué de l'UEFA tombe, coupant définitivement les ailes des Ukrainiens. « Le club est interdit de participer à la prochaine Coupe d'Europe pour laquelle il sera qualifié lors des trois prochaines saisons (2016/17, 2017/18 et 2018/19), à moins qu'il ne prouve avant le 31 janvier 2016 qu'il a bien payé les sommes pour lesquelles il s'est endetté. » Les paiements n'arriveront jamais, et la sanction est donc confirmée par l'UEFA. Comment Dnipropetrovsk a-t-il pu tomber de si haut si vite, sans aucun filet pour rattraper le corps ?

Les fantaisies d'Igor


En réalité, les indices de finances un peu pourries étaient disséminés ici et là depuis un bon bout de temps, et la trogne du propriétaire de l'équipe en était déjà un. Répondant au doux nom d'Igor Kolomoisky, ce petit homme rond est une caricature d'oligarque devenu milliardaire un peu trop rapidement à peine l'URSS effondrée. Et en résumant, le football ukrainien est plutôt simple à comprendre. L'homme le plus riche du pays, Rinat Akhmetov, possède le Shakhtar Donetsk. Le deuxième club, le Dynamo Kiev, est aux mains des richissimes frères Surkis, Igor et Grygoriy, accessoirement président de la Fédé ukrainienne de football. Igor Kolomoisky, qui est seulement le troisième homme le plus riche d'Ukraine, a donc acheté le club de la troisième ville via les fonds de sa banque. Une caricature de château de cartes, et de club qui sent la gestion bancale à des kilomètres à la ronde. Déjà, en 2012, l'UEFA avait refusé que des matchs de l'Euro ne se jouent dans la Dnipro Arena, flairant le financement malsain. Le Dnipro avait déjà collecté quelques millions d'euros de dettes à l'époque, mais faisait comme si de rien n'était, et se contentait d'utiliser la recette de la billetterie de certains matchs européens pour payer ses créanciers. Fumeux et surtout insuffisant, avec une situation qui a empiré quand le camarade Kolomoisky a commencé à morfler à cause de la crise qui s'éternise en Ukraine. Adepte du « toujours plus » , l'intéressé a en plus de ça eu la mauvaise idée de se lancer en politique, en se faisant élire gouverneur de la région de Dnipropetrovsk en 2014, et en s'embrouillant avec Poutine qui a publiquement traité Kolomoisky – qui a monté une milice citoyenne pour lutter contre les séparatistes – d' « escroc » .

Les déserteurs


Dans ce contexte aberrant, pas étonnant que l'équipe de football de l'oligarque ait fini par sauter. Le club enchaîne les désertions, à commencer par Yehven Konoplyanka, taulier du Dnipro et chef de l'épopée européenne de 2015, qui part gratuitement pour le bourreau sévillan un mois après la finale. Autre clé de voûte du vestiaire, Jaba Kankava et ses 135 matchs qui partent à Reims au même moment. Quant à Nikola Kalinić, le buteur en série de la bande, il bouge aussi et fait depuis les beaux jours de la Fiorentina. Seul Ruslan Rotan, capitaine et chouchou incontesté du public, a osé rester et prolonger son contrat, sans assurance d'être payé. Des départs évidemment non remplacés, mais Dnipropetrovsk limite la casse et termine la saison 2015-2016 troisième du championnat. Depuis, c'est la débandade, et l'ancien finaliste de C3 est aujourd'hui en queue de peloton, à des kilomètres du Shakhtar, large leader. En juin dernier, certains médias sortaient même les chrysanthèmes et annonçaient que le club était mis en liquidation. Mensonge, hurle immédiatement Kolomoisky, avant d'admettre : « Le club ne marchera plus de la même manière, ce n'est pas normal de dépenser des sommes folles pour que des millionnaires perdent contre des facteurs. » Continuant son délire, il affirme également que la Fédé invente toutes ces histoires pour détourner l'attention de l'Euro raté de l'Ukraine. En attendant, la chute infernale se poursuit et fin octobre, la Ligue ukrainienne condamnait le club à une pénalité de six points pour des salaires non versés. Seule éclaircie, il y a quelques mois, la ville changeait officiellement de nom pour ne plus s'appeler que Dnipro. Voilà qui aidera les commentateurs pour la prononciation lors de leur prochain exploit européen, s'il arrive un jour.




Par Alexandre Doskov
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