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Si les personnages de Lost étaient des footballeurs...

Avec sa trame aussi compliquée qu'un tableau noir d'Arrigo Sacchi, Lost a fait turbiner nos méninges pendant de longs soirs d'été à la fin des années 2000. Un ours polaire dans la jungle, sérieux ? Et le projet Dharma, c'est quoi ? Et puis, c'est qui ce Jacob ? Et si les footballeurs étaient sur l'île, hein ?

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Jack Shepard

Les œuvres de JJ Abrams, parfois, c'est un peu la symbolique pour les nuls. Dans Lost, le leading role s'appelle Jack Shepard, un patronyme qui renvoie immédiatement au mot sheperd ( « le berger » en anglais). Peu étonnant donc de voir, dès les premiers épisodes de la série, le personnage interprété par Matthew Fox guider les survivants du vol Oceanic Airlines n°815 sur l'île déserte où ils ont échoué. Un peu à son insu, d'ailleurs, lui qui refuse moralement ce statut de meneur, tandis qu'il s'attache à faire régner l'ordre et le calme entre les survivants. Puis, au fil des saisons, Jack Shepard montre rapidement tous les signes du complexe du Messie, rongé par son incapacité à sauver tous ceux qui périssent sur l'île. Mais non, Jack Shepard n'est pas Lionel Messi. Ça aurait été trop simple. Plutôt la paire Thiago Silva-David Luiz. Comme si les deux joueurs du PSG, parfois associés en défense centrale en club comme en sélection nationale, étaient en réalité les deux facettes d'une seule et même personne en proie à un constant dilemme. D'un côté, un capitaine dont les épaules peuvent sembler parfois trop fragiles pour supporter le poids des responsabilités. De l'autre, un footballeur qui ressent le besoin fréquent d'apparaître comme le sauveur de son équipe tout en restant simple joueur. Et puis, on ne va pas se mentir : les trois pleurent beaucoup trop souvent.

James « Sawyer » Ford

Sawyer, c'est le lonesome cowboy. Celui qui chourre le porno et le whisky dans l'avion pour pouvoir ensuite le troquer avec ses collègues survivants. Celui qui va envoyer tous les autres se faire foutre avec beaucoup de cynisme quand il ne leur donne pas des surnoms affreux. Celui qui souffre d'un gros narcissisme, aussi, avant de décider de se sacrifier pour les autres. En fait, Sawyer c'est ce personnage que tu adores détester, dont tu trouves le vice aussi fourbe que cool et qui parfois efface son ardoise avec des gestes de grande classe. Comme Luis Suárez. La tête de rongeur en moins.

Kate Austen

Forcément, quand on porte le nom d'Austen, peu étonnant de faire chavirer les cœurs. Atout charme principal de Lost, Kate va vite devenir la source d'incessants pugilats entre le gentil et doux Jack Shepard et le salopard badass Sawyer. D'ailleurs, le personnage incarné par Evangeline Lilly ne sait pas où donner de la tête, elle-même tiraillée entre le bien et le mal faits hommes. Un coup, elle tombe dans les bras de Jack. Un autre, dans ceux de Sawyer. En fait, Kate Austen, c'est Florian Thauvin. Un mec qui a d'abord choisi de jouer pour le LOSC avant de faire sa girouette et de se tirer à l'OM sans avoir joué un match dans le Nord parce que c'était sans doute plus funky à l'autre bout de la France. Une fois sur la Canebière, Florian est tombé en disgrâce et a vu un autre milieu offensif lui piquer la vedette : Dimitri Payet. Sans doute la raison pour laquelle l'ancien Bastiais a traité de « sale pute » son coéquipier réunionnais contre Rennes en février dernier. Des mots que Kate aurait pu proféré quand Jack s'est entiché de Juliet Burke durant la saison 4.

John Locke

Paraplégique lorsqu'il monte dans le vol Oceanic Airlines n°815, John Locke recouvre incroyablement l'usage de ses jambes une fois les pieds posés sur l'île déserte, avant de devenir un contre-poids de l'ordre établi par Jack Shepard. Une renaissance qu'Andrea Pirlo partage avec le personnage de Lost. Jugé vieillissant après dix ans de bons et loyaux services par un Milan AC qui n'a pourtant pas son pareil quand il s'agit de faire dans la gériatrie, le joueur de football le plus classe du monde est parti poursuivre sa carrière à l'âge de 32 ans du côté de la Juventus de Turin. Chez la Vieille Dame, le retour de flamme de Pirlo est majestueux, au point que Prandelli lui confie le vice-capitanat et les clés du jeu d'une sélection qui perdra en finale de l'Euro 2012 face à l'Espagne. Et à 35 piges, Pirlo régale toujours le Calcio comme la Squadra Azzurra. Alors, « ne lui dites pas ce qu'il ne peut pas faire ! »

Desmond Hume

Encore une fois, la comparaison établie par JJ Abrams entre Desmond Hume et le personnage mythique d'Ulysse est cousue de fil blanc. Sauf qu'Ulysse n'est, jusqu'à preuve du contraire, pas un joueur de foot. On choisira donc Xavier Gravelaine. Et sa Penny s'appelle le Stade Malherbe de Caen. En seize clubs pour autant de saisons jouées, Gravelaine n'aura eu qu'une seule idée en tête : retrouver le niveau qui était le sien lorsqu'il évoluait chez les Caennais entre 1991 et 1993. Lors de ses passages à Guingamp, puis Marseille, il toucha du doigt cette possibilité avant qu'elle ne lui file fatalement entre les doigts. Ce, avant de finalement rentrer en Basse-Normandie pour planter 15 buts en 33 matchs lors de la saison 2001-2002, puis finir directeur général du club.

Hugo « Hurley » Reyes

En apparence, Hugo « Hurley » Reyes, c'est ce mec aussi gordito que rigolo avec qui tu peux t'en payer une bonne tranche (de lard). Mais la vérité cache bien d'autres choses. Chanceux parmi les chanceux en remportant une somme astronomique au Loto, Reyes voit très vite la malchance lui tomber dessus au point de finir interné, obsédé par les chiffres inscrits sur son ticket gagnant. L'hôpital psychiatrique, Paul Gascoigne connaît aussi. En 2008, l'ancien petit (mais costaud) prince du foot anglais a été placé sous le Mental Health Act à trois reprises après diverses overdoses et tentatives de suicide. Alors que vingt ans auparavant, Gascoigne faisait des misères aux défenses de Premier League. Une situation qui n'est pas près de s'arranger, Gazza ayant été interné pour la septième et dernière fois en octobre dernier. Il va sans dire que, comme Hurley, la seule chose qui pourrait sauver l'ancien de Tottenham et de la Lazio, ce serait de le foutre sur une île déserte.


Benjamin Linus

Même golfes qui leur creusent le crâne, même yeux d'insecte remplis de sournoiserie : Benjamin Linus et Jean-Michel Aulas partagent de nombreux traits du visage. De nombreux traits de caractère aussi. Notamment cette forte propension à crier à qui veut l'entendre qu'ils sont les « good guys » et qu'à la LFP comme sur l'île, les méchants sont ailleurs. Quel bordel ça aurait été d'ailleurs, si Benjamin Linus avait eu Twitter...



Par Matthieu Rostac
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