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  1. // En partenariat avec Call Of Duty

Si les joueurs de foot étaient des joueurs de Call of Duty...

Dans Call of Duty comme sur un terrain de football, on croise des profils de joueurs caractéristiques. Dans le nouvel opus de la série, Call of Duty : WWII, qui sort le 3 novembre, comme dans un match de foot, on retrouvera ceux qui sont prêts à tout pour gagner, ceux qui sont là pour s’amuser avant tout, ceux qui sont nés pour écraser la concurrence et ceux qui ne jurent que par la beauté du geste. D’ailleurs, si les joueurs de foot étaient des joueurs de Call of Duty, qui seraient-ils ?

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#10: Le PGM

Le PGM joue comme un spationaute resserre quelques boulons sur sa station spatiale : avec sérieux et professionnalisme. Ce n’est pas pour rien qu’il est Pro Gamer. Bien sûr, rien n’empêche de prendre du plaisir dans son travail, mais il est si exigeant envers lui-même qu’il ne se satisfait que de la perfection. Il est de très loin le plus fort de tous, et pourtant il reste humble, et t’explique qu’il a commis « une petite erreur en début de partie, c’est dommage, c’est le genre de choses sur lesquelles il va falloir travailler à l’avenir » . C’est aussi celui qui n’en a jamais assez et qui veut absolument t’embarquer avec lui dans une compétition de e-sport. Une victoire ne suscite que très peu d’émotion chez lui : c’est juste la routine, une simple marche dans la réalisation d’un plus vaste projet. À 12 ans, il avait déjà la maturité et le sens des responsabilités d’un patron du CAC40. D’ailleurs, c’est à cette époque-là qu’il a décidé de faire carrière, et depuis, il respecte une hygiène de vie des plus strictes, se couche tôt, ne sort jamais, et de fait, il ne déçoit jamais. Regarder le PGM jouer, pardon, regarder le PGM travailler, c’est beau. Ce n’est pas toujours sexy, mais c’est toujours impressionnant de régularité et de maîtrise. Bref, le PGM, c’est Luka Modrić.

#9: Le campeur

Il est celui que tout le monde redoute de croiser. Son seul credo : la fin justifie les moyens. Et tant pis si sa façon de jouer ne plaît pas à tout le monde. Il attend, tapi dans l’ombre, jusqu’à ce que tout le monde ait plus ou moins oublié sa présence, et soudain, il frappe, de façon chirurgicale, quand l’adversaire s’y attend le moins. Bien sûr, on est en droit de se demander quel plaisir le campeur peut prendre en jouant comme il le fait. Sauf que lui, il n’est pas là pour s’amuser : il est là pour marquer. Parce que c’est le but du jeu, au fond, non ? La beauté du geste, il ne sait même pas ce que c’est. Le campeur n’oublie pas de fêter chaque point marqué comme s’il venait de découvrir un vaccin contre la tuberculose, ce qui a tendance à énerver encore plus ses adversaires. C’est un fait : tout le monde déteste le campeur, mais parfois, on ne peut pas s’empêcher de se dire que c’est peut-être lui qui a tout compris, au fond. Au foot, on a inventé une règle pour piéger le campeur et éviter qu’il ne plante sa tente au milieu de la surface de réparation, et on a appelé ça le « hors-jeu » . Mais le campeur est plus malin que le commun des mortels : c’est un survivant. Alors il s’adapte. Et trouve une nouvelle façon de camper. De toute façon, comme dirait Arsène Wenger, « il est né hors jeu » . Aucun doute, le campeur, c’est Pippo Inzaghi.

#8: Le joueur d’équipe

Dans chaque équipe, pendant que les artistes font le show, il faut des gaillards capables d’aller au charbon et de s’occuper des basses besognes dans l’intérêt du collectif. Ils sont ceux qui donnent tout son sens au mot « sacrifice » et qui se dévouent corps et âme pour l’équipe. Ils ne seront jamais sous les projecteurs, ils se foutent complètement de leurs statistiques, de leur gloire personnelle, ils ne sont là que pour faire briller les autres... et pourtant on n’irait pas bien loin sans eux. Dans Call of Duty, ce sont eux qui se dévouent pour prendre le drapeau ou capturer les points de contrôle, devenant instantanément des cibles prioritaires susceptibles de se faire canarder jovialement. Ils ont un ratio frag/death minable, mais ils n’y prêtent aucune attention : eux, ils ne sont pas venus pour flinguer des mecs, ils sont venus accomplir des objectifs. Au foot, il est également assez facile de reconnaître le joueur d’équipe : il évolue généralement au milieu de terrain, ne marque pratiquement jamais de but, ne se présente de toute façon jamais dans la surface de réparation adverse, et préfère se consacrer entièrement aux basses œuvres. Son boulot : ressortir proprement le ballon et le filer aux attaquants, récupérer la balle dans les pieds adverses, couper les trajectoires de passe, commettre des fautes utiles dans le rond central, apaiser l’atmosphère en discutant avec l’arbitre ou ses coéquipiers, et courir, courir, courir, encore et encore, multiplier les efforts jusqu’à la 95e minute. Jamais le joueur d’équipe n’aura une compil YouTube à sa gloire, mais de toute façon, lui se satisfait seulement de bien faire son boulot. Tu l’as reconnu : le joueur d’équipe, c’est Romain Danzé.

#7: Le rageux

Être un rageux n’a rien d’une vocation : c’est une sinécure. Oui, le rageux est le premier à souffrir de sa condition, mais il n’y peut rien, c’est plus fort que lui, il faut que ça sorte, il faut que le monde sache qu’il est victime d’une injustice. Dans Call of Duty, les prétendues sources d’injustice sont à peu près illimitées : autrement dit, à chaque fois qu’il se fait fragger, le rageux trouve que « c’est dégueulasse » et ne manque pas d’accuser aussitôt la connexion, la manette, le jeu, le tickrate (pour les plus techniques), le manque de fair-play des autres joueurs, les armes prétendument cheatées, etc., la liste est quasiment infinie pour peu que le rageux ait un peu d’imagination pour abreuver son puits de mauvaise foi. Sur un terrain de foot, l’éventail des sources d’injustice est un peu plus limité pour le rageux, qui décide donc souvent de s’en tenir à l’arbitre. Chaque fois qu’un coup de sifflet retentit, il accourt vers l’homme en noir pour contester. Si le coup de sifflet est en sa défaveur, il conteste la décision. Si le coup de sifflet est en sa faveur, il insiste lourdement pour qu’un carton soit brandi. S’il a arraché tout ce qu’un genou peut compter de ligaments, il est capable de soutenir mordicus que le type qui se roule par terre avec le membre en charpie est un simulateur. Le rageux finit par avoir mauvaise réputation, et subit l’effet « Garçon qui criait au loup » : même quand il est innocent, on le regarde avec suspicion. Oui, ça fait longtemps que vous l’avez deviné : le rageux, c’est Yannick Cahuzac.

#6: Le rusher

Dès la première seconde de la partie, il est celui qui part tout seul à l’abordage, et qui ne s’arrête plus jamais de courir. Il fonce, en toutes circonstances, comme s’il avait un train à prendre. Il ne s’arrête jamais pour reprendre son souffle. Les yeux rivés sur ses pieds, il cavale. Parfois, tu te demandes après quoi il court. Quelle a été son enfance ? Peut-être qu’à l’âge d'un an, il courait déjà comme un dératé et se cognait dans tous les meubles. Le rusher, dans Call of Duty ou sur un terrain de foot, semble à peine se préoccuper du jeu : on pourrait presque jouer sans armes dans les mains ou sans ballon dans les pieds, ça lui conviendrait très bien. Quand on le dégomme ou quand on le tacle, il râle parce que ça lui fait perdre du temps. Dans le foot, on a un autre terme pour désigner le rusher : on l’appelle « le poulet sans tête » . Au Parc des Princes, ils ont d’ailleurs pris des dispositions et aménagé les abords de la pelouse pour que le poulet sans tête ne vienne pas s’emplafonner dans les barrières de pub sur chaque action. Oui, le rusher, c’est Lucas Moura.

#5: Le bourrin

Il parcourt l’aire de jeu à toute allure, tête baissée, ne regarde jamais à droite ou à gauche avant de traverser, et ne compte que sur la force brute pour s’en sortir en cas de duel. Et ça s’avère toujours explosif. On reconnaît très facilement les bourrins dans Call of Duty : dès le début d’une partie, ils commencent par balancer une grenade à l’aveugle en direction du camp adverse, puis se munissent d’un lance-grenade, d’un lance-roquette, d’un lance-n’importe-quoi-du-moment-que-ça-explose, et entreprennent de nettoyer le niveau par le feu comme par une matinée de printemps au Viêt-Nam. Dans le petit monde du football, les bourrins au lance-grenade sont encore plus faciles à détecter : quand tu entends dire de la nouvelle recrue de ton équipe de cœur que c’est un « très bon tireur de coups francs lointains, il a une lourde frappe » , tu peux être sûr que tu as tiré le gros lot. On ne va pas se mentir : les gros bourrins déploient généralement une puissance de feu monumentale pour compenser un évident manque de talent. Mais comme ils emportent tout sur leur passage, ils font illusion. Au moins pendant un moment... Et puis on finit fatalement par se rendre compte qu’ils sont incapables de faire autre chose que de courir tout droit et de balancer missile sur missile. Bref, le bourrin au lance-grenade, c’est indiscutablement Taye Taiwo.

#4: Le joueur qui a une connexion en mousse

Tous les joueurs ne partent pas égaux dans la vie. C’est triste, mais c’est la réalité. Il y a bien sûr ceux qui sont nuls et qui persistent à vouloir jouer, même s’ils se prennent une taule à chaque fois, et dont on se demande quel plaisir ils peuvent prendre à se faire rouler dessus de la sorte. Et puis il y a ceux qui, déjà sur le plan technique, partent avec quelques wagons de retard. Dans Call of Duty, on les appelle « les joueurs avec une connexion en mousse » . Il faut savoir que ces pauvres bougres ne jouent pas au même jeu que toi : eux évoluent dans un monde où les gens se téléportent, où les images se bloquent parfois pendant de longues secondes, un monde étrange et hostile que l’on pensait avoir disparu pour de bon depuis l’avènement de l’ADSL et la chute des modems 56K. Le joueur avec une connexion en mousse est un véritable héros, qui lutte contre les ennemis d’une part et les contraintes techniques d’autre part, et qui pourtant ne se décourage jamais. Sa vie est faite de déconnexions intempestives, de bannissements réguliers et d’insultes de la part d’adversaires qui n’en peuvent plus de le voir clignoter sur leur écran, et pourtant il est encore là, et fièrement, il poursuit la lutte, il traverse les niveaux à 2 km/h, avec cette terrible épée de Damoclès au-dessus de la tête : lorsqu'un ennemi se présente et que l’action s’accélère, il n’a qu’une fraction de seconde pour réagir, au risque de finir cloué au sol, débordé de toutes parts par des adversaires infiniment plus rapides et réactifs que lui. Attendez une seconde : un type qui n’avance à rien et qui voit les autres courir autour de lui comme s’ils évoluaient dans un autre espace-temps... Mais... le joueur à la connexion en mousse, c’est Per Mertesacker !

#3: Le joueur qui en fait une affaire personnelle

Ce jour-là, tu jouais tranquillement à Call of Duty, tu faisais ta petite partie en mode Domination, tout se passait bien, quand tout à coup, tu as croisé l’être le plus vil et le plus sournois qui existe : le joueur qui a décidé d’en faire une affaire personnelle. Au début, tu ne t’es pas méfié : tu as dégommé ce mec au pseudo étrange, RoyK71, et tu as continué ta partie tranquillement. Et puis tu as rapidement remarqué que le fameux RoyK71 s’était complètement désintéressé de la partie, des objectifs, des autres joueurs, pour se consacrer uniquement à sa soif de vengeance. S’il est équipé d’un micro, tu l’entends vociférer ton nom. Il n’a aucune subtilité, aucune stratégie, il se contente de foncer droit sur toi en vidant ses chargeurs comme un sourd, et disjoncte littéralement s’il ne parvient pas à ses fins. Il a juré ta perte. Tu ne sais pas trop pourquoi, tu ne comprends pas vraiment ce que tu as fait pour mériter ça, mais lui, il sait. Il te traquera, de partie en partie, avec la vaine espérance que tu craqueras avant lui. C’est d’ailleurs ce qui risque de se passer, parce qu’il a complètement perdu la raison... Heureusement, il est assez rare de croiser un joueur qui en fait une affaire personnelle, et tant mieux : ce fou furieux n’a aucune limite dans sa quête de revanche. Il est ta Némésis, il est le bras armé de la folie, il est inarrêtable. Dis... RoyK71, ça ne te dit rien ? Parfaitement : le joueur qui en fait une affaire personnelle, c’est Roy Keane.

#2: Le fourbe

Il y a une catégorie de joueurs que les supporters vénèrent quand ils jouent dans leur équipe, et exècrent viscéralement quand ils sont dans l’équipe adverse : c’est le joueur fourbe. Il ne faut jamais sous-estimer ce genre de joueur, aussi malin que discret. Le fourbe est maître dans l’art de multiplier les coups bas dans l’ombre. La roublardise est sa seconde nature. D’ailleurs, quand on parle du joueur fourbe, on parle rarement de sa façon de jouer, et presque seulement des stratagèmes de fourbe qu’il déploie pour peser sur les rencontres. Dans Call of Duty, il est facilement identifiable : il choisit les atouts les plus scandaleux, il utilise les techniques les moins respectables, et le pire, c’est qu’il ne voit pas du tout où est le mal. Pour lui, il n’y a pas de façon «  sale  » de gagner : il n’y a que la victoire. Dans la vie, il peut être quelqu’un de charmant, un père de famille attentionné, mais sur le terrain, il n’est plus la même personne. Il est un salopard, un vrai, parce qu’il sait que quelqu’un doit jouer ce rôle. Aucun doute, le fourbe, c’est ce bon vieux Thiago Motta.

#1: Le noob

La caractéristique principale du noob, c’est qu’il n’a pas conscience d’être un noob. Lui, tout ce qu’il voulait à la base, c’était jouer avec ses potes, sans se prendre la tête... Il est souvent arrivé là par hasard, parce qu’il a vu de la lumière, ou sur les conseils d’un pote. Le noob répète souvent que l’important, c’est de s’amuser, mais la vérité, c’est que personne ne comprend comment il peut s’amuser en jouant comme il le fait. Tout le monde le traite de noob, et pourtant il ne se décourage pas, il persiste. Ça pourrait être admirable si ce n’était pas si gênant. Bizarrement, le noob ne semble réaliser aucun progrès, malgré une bonne volonté et un investissement de tous les instants. Personne ne veut du noob dans son équipe, mais lui ne s’en rend pas compte, il est là, souriant comme tout, il dit « Bonne chance les gars » au début de chaque match et « C’est pas grave, les gars, ce sera pour la prochaine fois » après chaque défaite. Dites, un footballeur décrié par les supporters et pistonné par un proche, qui semble ne pas avoir été fait pour le football, ça ne vous dit rien ? Oui, le noob, c’est Grégoire Puel.