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Seydou Doumbia : « On s'attend à souffrir au Parc »

Fine gâchette des Young Boys Berne et du CSKA Moscou, égaré à l’AS Roma et à Newcastle, l’Ivoirien Seydou Doumbia retrouve ses sensations de buteur au FC Bâle. Le meilleur club suisse, qui affronte le Paris-SG mercredi soir au parc des Princes en Ligue des champions, compte beaucoup sur son actuel meilleur réalisateur, ancien vendeur de rue à Abidjan, pour rendre la soirée des potes à Cavani la plus compliquée possible. Interview.

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Bonjour Seydou. Te tiens-tu au courant des nombreuses discussions qui agitent l’actualité du Paris-SG ? Ben Arfa et Jesé qui cirent le banc, une partie de la presse française qui critique les choix d’Unai Emery, etc.
Pas vraiment, non. Je sais que Ben Arfa ne joue quasiment jamais. Pour le reste, non, tu me l’apprends. J’ignorais que l’entraîneur était critiqué. À la limite, tant mieux si les Parisiens ont des problèmes. On parle d’eux et pas de nous. Et si on peut profiter de leurs soucis pour les gêner, on ne va pas se priver. Mais on a vraiment commencé à parler de ce match lundi matin. Nous avons regardé quelques vidéos du PSG, dont le dernier match à Nancy (2-1). Ils ont été mis en difficulté, c’est vrai. Mais la Ligue 1 et la Ligue des champions, c’est différent. Le PSG est une grosse équipe, une des meilleures d’Europe. Si on prend un point à Paris, ce sera une très belle performance.

On dit que le PSG est moins fort que la saison dernière…
Ibrahimović est parti, c’est exact, mais Cavani n’arrête pas de marquer. Le PSG domine moins le championnat que l’année dernière.
« Ce soir, au Parc des Princes, on s’attend à souffrir. »
Cela prouve qu’avoir beaucoup d’argent, ça ne fait pas tout. Mais nous n’en sommes qu’au début. On s’attend à souffrir. Il va falloir faire mieux qu’à Arsenal (0-2), où les Anglais avaient eu beaucoup trop d’occasions. De toute manière, si on veut atteindre notre objectif, c’est-à-dire terminer au moins à la troisième place pour être reversés en Ligue Europa, nous n’avons pas le choix…


Est-il d’ailleurs exact que tu aurais pu venir jouer en France l’hiver dernier ?
Oui, à Marseille. J’avais eu le président de l’époque, Vincent Labrune, au téléphone. Moi, je voulais venir, même si la situation de l’équipe était compliquée. Mais cela n’avait pas pu se faire. Je suis sous contrat avec l’AS Roma jusqu’en juin 2019, et on m’avait expliqué que c’était compliqué de me prêter à l’OM. Je n’ai pas eu d’explications. Dommage, car j’aurais bien aimé découvrir la L1. J’espère que ça se fera un jour.

Et plutôt qu’à Marseille, c’est à Newcastle que tu as été prêté. Cette expérience difficile est-elle comparable à celle que tu as vécue à l’AS Roma, en 2015 ?
Dans les deux cas, je n’ai quasiment pas joué. À Rome, je revenais de la CAN 2015. J’ai rapidement joué et dès le premier match, les supporters romains m’ont sifflé. Et c’était le cas à chaque match à domicile, sans que je sache pourquoi. Et l’entraîneur, Rudi Garcia, ne me faisait pas vraiment confiance. À Newcastle, le contexte était différent. J’y ai très peu joué, parce que le nouvel entraîneur, Rafael Benítez, ne comptait pas sur moi, mais il n’y avait aucune hostilité des supporters envers moi. Mais dans les deux cas, moralement, ce n’était pas toujours facile. Je suis d’un naturel positif, je travaille à l’entraînement, mais ne pas jouer, se faire siffler sans raison par des supporters, c’est parfois dur à vivre.


Avant de signer à la Roma, tu étais au CSKA Moscou, où le club italien t'a à nouveau prêté en 2015. On a l’impression que le CSKA, c’est ta maison…
Oui, j’ai une belle histoire avec ce club. La première fois que je suis arrivé dans ce club, en 2010, il s’est passé quelque chose.
« Au CSKA Moscou, j’étais bien dans ma vie de tous les jours, et donc dans ma tête. »
On m’a laissé me préparer pendant trois semaines, alors que le championnat avait repris. Les dirigeants, les joueurs, les supporters étaient patients avec moi. En fait, tout s’est fait naturellement, et c’est pour ça que ça a si bien fonctionné. J’étais bien dans ma vie de tous les jours, et donc dans ma tête. Ok, à l’occasion de certains matchs, j’ai eu droit à des insultes racistes, mais comme on m’avait prévenu, j’étais préparé. Au CSKA, j’étais vraiment bien. Après Newcastle, les dirigeants russes ont même tenté de me faire revenir. J’avoue que j’y ai pensé. Mais j’ai finalement été prêté à Bâle.

C’est en Suisse, aux Young Boys Berne, que tu as entamé ta carrière européenne, en 2008, alors que tu venais de passer un peu plus de deux ans au Japon. Revenir dans ce pays, c’était prévu ?
En fait, en quittant les Young Boys, j’avais dit que j’aimerais un jour revenir en Suisse, un pays que j’ai beaucoup apprécié. J’ai cette faculté de m’adapter facilement partout où je vais. Déjà, au Japon, alors que j’arrivais de Côte d’Ivoire et qu’il n’y avait pas d’Africains à l’époque où j’y étais, tout s’était bien passé. Et quand j’ai eu la possibilité de venir au FC Bâle, j’ai dit OK. Cela n’a pas trop plu aux supporters de Berne, qui l’ont fait savoir sur les réseaux sociaux, mais c’est comme ça. D’ailleurs, lors de ma dernière saison aux Young Boys, j’ai marqué trente buts, et depuis, personne n’a fait mieux…



Cette saison, tu en es à sept buts en neuf matchs, dans un club qui domine très largement le championnat…
Je vais essayer de battre mon record… J’ai la chance de jouer dans un club très bien structuré, qui a de gros moyens. Il domine le football suisse (champion sans interruption depuis 2010, ndlr), on compte quatorze points d’avance sur le deuxième, Lausanne. Cela nous permet de voir venir et de se concentrer sur la Ligue des champions.

Enfant, tu vendais des mouchoirs dans les rues d’Abidjan. À vingt-huit ans, tu fais partie des meilleurs buteurs d’Europe. L’histoire est plutôt belle…
Oui, car quand je jouais encore en Côte d’Ivoire, ce n’était pas gagné.
« En gagnant la CAN 2015, nous avons écrit une page de l’histoire de notre football. »
Même si j’avais l’objectif de venir en Europe, en Angleterre ou à l’OM, le club où Didier Drogba, mon idole, a joué… Je suis passé par le Japon, en Ligue 2, c’est là-bas que Vahid Halilhodžić, alors sélectionneur, m’a appelé en sélection, un peu par hasard, car les Éléphants devaient jouer un tournoi et il y avait eu beaucoup de forfaits. Il cherchait des joueurs… Jouer pour mon pays, c’était aussi une volonté. En gagnant la CAN 2015, nous avons écrit une page de l’histoire de notre football. Même si le fait de ne plus être appelé en sélection ne me laisse pas indifférent, au moins, ce titre, on ne pourra pas me l’enlever…


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    Propos recueillis par Alexis Billebault
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