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Séville, réel rebelle ?

Deuxièmes de Liga, les Andalous ont toutes les cartes en main pour stopper l’hégémonie du trio Real-Barcelone-Atlético. À commencer par leur coach et leur effectif, encore renforcé par l’arrivée de Stevan Jovetić.

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Real Madrid. FC Barcelone. Atlético de Madrid. Voilà le triumvirat qui, chaque année, est destiné aux trois premières places du championnat espagnol. Cela fait des années que c’est ainsi, et rien ne laissait augurer un changement de logique cette saison. Pour trouver un trio différent, il faut remonter à 2011-2012, lorsque Valence a piqué la dernière place du podium aux Colchoneros. Et pour voir l’une des deux premières échapper aux imposants Madrid-Barça, rétropédalage en 2007-2008, lorsque Villarreal chope la place de dauphin derrière la Maison-Blanche. C’est dire si les premières places sont chères en Liga. Or, cette saison, un espoir naît du côté de Séville. Quatrième budget derrière ceux des mastodontes, le FC Séville joue actuellement les voyous en squattant le troisième rang (le Barça lui a piqué sa 2e place en cognant Las Palmas en match avancé). Auteurs d’une première partie de parcours plus que convaincante – onze victoires, trois nuls, trois défaites –, les Palanganas posséderaient, s'ils l'emportent ce soir, une unité d’avance sur des Catalans en pseudo crise, et cinq sur l’Atlético qui commence doucement à se réveiller. Après dix-sept journées, l’objectif est donc de détruire la hiérarchie installée. La question bête est la suivante : vont-ils le faire ?

Sampaoli, les idées et la gagne


L’avantage principal de Séville se nomme Jorge Sampaoli. Après le départ d’Unai Emery cet été, certains ont pu craindre le pire. Le club espagnol restait sur trois victoires en Ligue Europa d’affilée, et son technicien, en place depuis trois ans, foutait le camp avec toutes ses certitudes. Certes, Sampaoli débarquait avec une réputation flatteuse de coach amoureux du beau jeu, mais allait-ce s’avérer suffisant pour convaincre les sceptiques ? Mieux que tout ça. En amenant sa science du football et son regard étranger, l’Argentin a imposé une superbe philosophie tout en obtenant des résultats. Aujourd’hui, le Séville de Sampaoli représente la troisième attaque du championnat (36 buts, soit plus de deux buts par match dont 70% dans le jeu), surexploite le jeu au sol (84% de passes courtes) et prive de ballon l’adversaire (près de 60% de possession en moyenne) en s’efforçant de rester vertical.


Résultats : un 3-5-2 hyper offensif et des matchs passionnants à regarder (12,5 tirs tentés par match contre 11 concédés). Une première bataille gagnée par le coach, qui a apprécié le constat dans les colonnes d'un Marca l’interrogeant sur son avenir : « Je suis bien ici, je me bats pour les titres, je suis en osmose avec le directeur sportif. Je suis heureux que les gens de Séville viennent au stade pour voir une équipe sans peur, avec l’envie de jouer au football. Qu’ils voient un bon spectacle chaque fois qu’ils viennent au Sánchez-Pizjuán. » Sampaoli a d’ailleurs déjà fait mieux que son successeur sur le plan européen en se qualifiant pour les huitièmes de finale dans un groupe pas si facile que ça (Juventus Turin, Lyon et Dinamo Zagreb).

Jovetić, une arme parmi tant d'autres


Surtout, le champion d’Espagne 1946 se donne les moyens de ses ambitions. Après un mercato estival réussi sur presque tous les fronts, le club s’est offert Stevan Jovetić, prêté jusqu'à la fin de la saison par l’Inter Milan avec option d'achat (quatorze millions d’euros). Le Monténégrin, dont le profil devrait parfaitement s’adapter aux exigences sampaoliennes et qui a déjà ouvert son compteur but, vient renforcer une ligne d’attaque déjà composée de Luciano Vietto, Wissam Ben Yedder, Victor Vitolo, Ganso ou encore Samir Nasri. Suffit de renouveler le contrat de Steven N'Zonzi, clé du milieu de terrain courtisée par la Juve, et empêcher le départ de Monchi, directeur sportif qui souhaiterait rejoindre la Roma, afin que le tableau soit parfait. Pour la première mission, Monchi a rassuré en conférence de presse : « Nous sommes optimistes pour la prolongation de N'Zonzi. Le joueur est satisfait du traitement qu'il a reçu du club et nous faisons le maximum pour obtenir un accord avec son père et lui. Nous espérons que nous aurons bientôt des nouvelles positives. »

Sevilla 😀

Une photo publiée par Stevan Jovetić (@sj10___) le


Reste que Séville, s’il veut jouer les gros bras jusqu’au bout, doit prouver qu’il peut montrer les muscles face... aux gros bras. En trois confrontations contre le Real Madrid cette saison, Séville a ainsi perdu deux fois pour un nul (3-2 en Supercoupe d'Europe, 3-0 et 3-3 en Coupe du Roi). Idem contre le Barça (2-0 et 3-0 en Supercoupe d’Espagne, 1-2 en Liga). En C1, les Andalous se sont pris les pieds dans le tapis contre la Juventus à deux reprises (1-1, puis 1-3). Finalement, la bande de Saompaoli n’a remporté qu’une seule rencontre de prestige : contre l’Atlético de Madrid, sur le plus petit des scores. À elle d'élever son niveau au moment opportun pour réellement embêter les favoris. Dès ce soir.

Par Florian Cadu
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