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Séville liquide Liverpool par Bâle

Dans une finale de très haut niveau, Liverpool et Séville se sont livrés à une bataille sans merci pour remporter la Ligue Europa 2015-2016. Et à la fin, c’est toujours Séville qui gagne (1-3).

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FC Liverpool 1-3 FC Séville

Buts : Sturridge (35e) pour Liverpool // Gameiro (46e) et Coke (64e, 70e) pour Séville.

Jamais au grand jamais, les battements du cœur de Bâle n'auront frappé si fort pour du football. L’ambiance autour en tribunes est fantastique, le rectangle vert suit la dynamique. Double championne en titre, la blanche de Séville doit dompter Liverpool comme un homme use du rouge dans une corrida : une levée vive à l’aide de la muleta, suivie d’une gestuelle caricaturale et d’une fameuse clameur populaire. Ce taureau de la Mersey, les Palanganas doivent le dompter, le provoquer, l’énerver, le fatiguer. Et quand le moment propice viendra, le punir d’une banderille aussi douloureuse que fatale. La 64e minute intervient sur le panneau bâlois. Sur un mouvement collectif impeccable entre Vicente Iborra, Éver Banega et Coke, le dernier cité croise une frappe que Simon Mignolet ne peut toucher. Liverpool pensait maîtriser les éléments après une grande première période, mais le capitaine adverse aura indiqué la voie à ses matelots. Celle de la troisième Ligue Europa consécutive. Juste énorme.

Tauromagie


Au milieu d’un Parc Saint-Jacques déchiré entre deux hordes de supporters aussi bruyantes l’une que l’autre, le FC Séville possède, à l’image du torero, l’avantage du terrain. Restée immaculée lors de sa confrontation face au FC Bâle en huitièmes de finale, la famille Emery revient en Suisse après avoir éliminé l’équipe locale. La favorite de la compétition, c’est elle. Et la pointe de sa lance, c’est Kevin Gameiro. Cependant, le moment de mater le taureau n’est pas encore venu. Loin de là. Car la bête fait marcher ses cornes. La première tentative d’Emre Can en est la preuve, mais David Soria est à la parade. Puis dans la foulée, Daniel Sturridge voit sa tête sauvée in extremis sur la ligne andalouse. Plus incisifs, les Reds obligent Daniel Carriço à jouer de la main pour parer le dribble de Roberto Firmino. Rien de mieux pour bien énerver l’animal.

Le premier quart d’heure passé, les débats se rééquilibrent quelque peu. Le torero vient jouer avec la mort, mais reste toujours en vie. Une légère bruine s’invite dans l’arène, les appuis en pâtissent. Emporté dans son élan, Sergio Escudero laisse ses compères défendre à trois. Résultat : Soria doit à nouveau s’employer devant Sturridge, toujours dans les bons tuyaux. Les crampons de Lovren glissent sur Gameiro, la première embrouille fait son apparition. Little Kévin reste dans son match, son ciseau retourné juste à côté en est la parfaite incarnation. En guise de réponse, toute la Mersey rouge se prépare à basculer dans l’ivresse, la vraie. Servi sur le côté gauche de la surface, Sturridge assène un extérieur du pied magistral dans le petit filet opposé (35e). Touché, le torero andalou frôle le pire quand Lovren voit son but refusé pour une gêne de Sturridge sur Soria. La pression, Liverpool la contrôle. Pour sûr, le sang présent sur le terrain est tout sauf bovin.

Coke en stock


De retour pour le deuxième acte, le groupe sévillan fait union face au monstre venu d’Anfield. La bête s’est calmée, il faut en profiter. Côté droit, Mariano se joue de Moreno pour adresser un centre au cordeau pour Gameiro. C’est au fond, le petit Français peut se jeter face à sa foule (46e). Les acclamations reprennent de plus belle lorsque le buteur se retrouve à nouveau devant Simon Mignolet, mais Kolo Touré intervient en toute urgence. La dynamique s’est clairement inversée, Séville a eu le temps de panser ses plaies. En face, Liverpool devient vache folle, et la maîtrise du match bascule du côté ibérique. Sur une longue touche, Steven N’Zonzi dévie le cuir pour Gameiro seul au second poteau. Sa reprise est trop centrée, et Mignolet sauve les meubles. Mais la bataille est en train de tourner, et Coke va jouer un rôle central. Par ce but déterminant pour prendre l'avantage donc, puis un doublé d'une banderille assassine, où Liverpool arrête de jouer (70e). Comme si le Minotaure était trop fatigué pour continuer à combattre, même s'il ne marchera jamais seul. Istanbul était Istanbul, Bâle sera Bâle. Les olés sont passés par là.



Par Antoine Donnarieix, au Parc Saint-Jacques
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