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Séville-Atlético, le vrai choc de cette Liga ?

Selon les dires de certains, la Liga est promise au Barça ou au Real. Soit. Toujours est-il qu'après des mercatos rondement menés, Sevillistas et Colchoneros ont de belles gueules d'outsiders. Comparaison des forces en présence pour ce premier choc espagnol de la saison.

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  • Les effectifs : qualificatifs et quantitatifs


    Rois de la petite Europe, Atlético Madrid et FC Séville comptent, à eux deux, quatre des six dernières Ligues Europa. Un bulletin incroyable pour ces deux écuries, qui partagent un peu plus que des couleurs communes. Du côté du champion 2013/14 de Liga, les renforts estivaux sont de poids. Jackson Martínez, Luciano Vietto, Filipe Luís, Oliver ou Kranevitter sont autant de raisons qui permettent de croire aux chances des Rojiblancos pour cette édition. Malgré les pertes des étendards Arda ou encore Miranda, toutes ces arrivées rassurent sur le projet d'un Diego Simeone qui compte toujours plus en qualité et en quantité.

    Chez les Andalous, la donne est similaire. Forte d'un second sacre consécutif en C3, la direction des Palanganas a une nouvelle fois réussi un mercato à conjuguer au plus-que-parfait. Après la vente à prix d'or de Bacca, elle a recruté la star en devenir Konoplyanka, l'expérimenté Llorente, le revanchard Kakuta, le buffle Rami. Le tout, sans perdre ses éléments majeurs Krychowiak, Vitolo ou encore Banega. Bref, avec ces deux effectifs, Sévillans comme Madrilènes peuvent voir venir.

  • Les stades : des poudrières en sommeil


    Opposés sur de nombreux points, Real Madrid et FC Barcelone se retrouvent autour de leurs stades. Plus grandes enceintes d'Espagne, le Santiago-Bernabéu et le Camp Nou en sont également les plus feutrés. Une ambiance quasi mortuaire qui contraste avec la chaleur du Vicente-Calderón et du Sánchez-Pizjuán. L'aficion sevillista est l'une des plus chaudes d'Espagne. Placé en plein milieu du quartier de Nervion, il dégage une effervescence toute andalouse, à base de cañas tiédasses et de chants entraînants. La réception de l'Atlético de Madrid est en l'occurrence l'une des rencontres les plus attendues de l'année par le Sánchez-Pizjuán. Peu appréciés par les Sévillans, les Colchoneros n'en demeurent pas moins des supporters de haute volée. Une visite au Vicente-Calderón suffit à convertir les indécis. Même si le Frente Atlético n'est plus - personne ne s'en plaindra -, l'enceinte située sur les bords du Manzanares conserve sa fierté. À l'image d'un Diego Simeone rugissant, elle reste un bastion bien souvent inprenable pour ses adversaires.

  • Les coachs : des cojones et du QI


    Dragué par la moitié de l'Europe, Diego Simeone a décidé, au printemps dernier, de rester le commandant de bord du navire colchonero. Une prolongation longue durée qui rassure tout le peuple Atlético. Et pose une question : comment Simeone peut-il réinventer son Atlético et prolonger le miracle ? Fort d'un mercato rondement mené, l'Argentin remodèle son système de jeu. Avec de la vitesse, de la jeunesse et de la puissance, il espère surprendre de nouveau tout en conservant une grinta indispensable. Pour Unai Emery, la période estivale a été tout aussi fructueuse. Le Milan AC et le Napoli ont bien tenté de l'arracher de la capitale andalouse, lui a préféré la continuité. Le projet ambitieux que lui propose le président José Castro a tout pour l'exciter. Avec des nouvelles armes sur les côtés - Kakuta ou encore Konoplyanka - et deux grandes poutres en pointe - Llorente et Immobile -, il espère envoyer du débordement et de la présence athlétique. Et enivrer encore un peu plus le Sánchez-Pizjuán.

  • Les finances : Andalousie vs Asie


    Diego Godín, chef de la meute du Cholo, est le chouchou du Vicente-Calderón. Un capitaine courage qui, la semaine passée, a prolongé son contrat avec l'Atlético jusqu'en 2019. Un signe fort envoyé à la concurrence : désormais, les Colchoneros sont prêts à rivaliser financièrement. Pour ce, les dirigeants ont décidé de miser sur le continent asiatique. Avec une filiale en Indian Super League et un nouvel actionnaire chinois plein aux as, la présence madrilène lui ouvre des marchés juteux. En ce qui concerne la rénovation d'une Peineta qui devrait être délivrée l'an prochain, c'est Carlos Slim qui devrait mettre la main à la poche à hauteur de 150 millions d'euros. Des investisseurs étrangers, le FC Séville n'en a pas - mis à part son sponsor maillot. Avec des actionnaires exclusivement andalous et un board sévillan pur jus, le club de Nervion n'est pas du genre à flamber. Mais avec des caisses assainies, une dette qui se résorbe et le pactole ramené par la Ligue des champions, il peut désormais s'offrir un effectif aussi bon dans la quantité que la qualité.

    Par Robin Delorme
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