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Seul comme Bartomeu

Mis au banc des accusés par la justice espagnole, Josep Bartomeu est un homme isolé. Toujours président blaugrana, il fait pourtant de son élection en juin une priorité. Après le Caso Neymar, personne ne donne pourtant bien cher de sa peau...

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Josep Lluis Nuñez est plus qu'un amateur de bons vins. Il en collectionne même les pots. De cette manie, l'ancien président du FC Barcelone de 1978 à l'an 2000 n'est pas sorti indemne. Condamné à quelque deux ans et deux mois de prison, il ne cesse de faire des allers et retours entre son domicile et la case carcérale. « Le señor Nuñez entrepreneur est une chose. Le président du club qui a signé Cruijff, qui a bâti la Masia et construit le Miniestadi en est une autre » , se justifiait Josep Bartomeu en novembre. Il tentait alors vainement d'expliquer pourquoi le nom de l'un de ses sulfureux prédécesseurs resterait gravé dans les murs du musée du Camp Nou. Solidarité fortuite ou pas, elle rappelle que l'actuel homme fort de la maison blaugrana risque également de passer par la case prison. Et son dossier auprès de la justice espagnole est lui en lien avec l'institution du Barça. En compagnie de Sandro Rosell, il est accusé par le juge Ruz de délit fiscal et d'abus de confiance. Pis, le FC Barcelone est également mouillé en tant que personne juridique. Qu'importent les soucis juridiques, Josep compte bien se représenter aux élections présidentielles du FCB de fin de saison.

Cruijff, une main qui ne viendra jamais


Sans en avoir l'air, le président Bartomeu est déjà entré en campagne. Plus que ses décisions de se séparer d'Andoni Zubizarreta et de s'être attaché les services de l'ancien directeur du Milan AC, Braida, il se lance dans une tentative de rabibochage avec sa seigneurie Cruijff. En début de semaine passée, le président du FCB se retrouvait avec le Hollandais volant. Autour des fondations blaugrana et du natif d'Amsterdam, les deux hommes se baladent au milieu de minots et officialisent un accord entre leurs deux instituts. Pourtant, la photo attendue du serrage de pinces ne sera jamais en boîte. Car Johan Cruijff ne pardonne pas : en compagnie de Rosell, Bartomeu avait invité le Néerlandais à laisser sa place de président d'honneur du club. Pis, les deux parties étaient un temps proche d'en découdre devant les tribunaux. Révélatrice, cette scène en dit long sur la solitude du président barcelonais. Cet isolement, même au sein de sa propre direction, ne cesse de prendre de l'épaisseur. Quant aux joueurs, ils se sentent « mal à l'aise avec cette situation extra-sportive très compliquée » , dixit Xavi.

La stratégie de Josep Bartomeu est pourtant claire : se démarquer autant que faire se peut de son ancien big boss Sandro Rosell. En marge de l'épisode Cruijff, il explique au juge Ruz en charge du dossier Neymar que la signature de sept contrats pour l'acquisition du crack brésilien était du seul fait de son prédécesseur. Des explications qui ne trouvent pas l'écho attendu dans les offices du bureau madrilène du señor Ruz. Alors vice-président sportif de l'entité, sa signature ressort sur de nombreux accords. Bien que sous-fifre de Rosell, il était au fait des agissements à la frontière de la légalité de son chef. De fait, FC Barcelone, Rosell et Bartomeu sont tous trois sur le banc des accusés. Dans les cordes, il affirme lors de ses sorties médiatiques qu'une « mano negra de Madrid » est derrière cette affaire. Même ses proches de la direction se démarquent de cette ligne. Ainsi, Javier Faus, premier vice-président du club, assure « ne pas voir quelqu'un dire "Nous allons nous faire le Barça. Je ne crois pas non plus qu'il y ait des motivations politiques" » . Un refrain similaire à celui de Carles Vilarrubi, troisième vice-président, loin d'être « un partisan de la théorie du complot » .

Pogba, Braida, Telefonica : ouvrir d'autres fronts


Conscient que sa stratégie de victimisation patauge, Bartomeu décide alors d'ouvrir d'autres fronts. Tour à tour, il prend des décisions fortes. Tout d'abord, il reforme une commission technique digne de ce nom. Auprès de ses deux proches Jordi Mestre et Javier Bordas, il attire un tandem de vieux briscards. Carles Rexach, membre éminent de la nébuleuse azulgrana, et Ariedo Braida, mythique directeur sportif du grand Milan AC, sont appelés en renfort pour construire le Barça du futur. Un Barça interdit de recrutement jusqu'en janvier 2016 par la faute de la direction de Rosell et Bartomeu... Au niveau financier, il frappe un grand coup en se désengageant de Mediapro. Contre près 180 millions d'euros, il vend les droits télévisuels du FCB au géant des télécoms espagnols Telefonica. Campagne présidentielle oblige, il promet aux socios blaugrana un argument clinquant : attirer dans ses filets Paul Pogba. Dans cette multiplication des fronts, Laporta, favori des sondages, n'a toujours pas annoncé sa candidature et attend l'épilogue du cas Neymar. Car personne n'a encore expliqué pourquoi le FC Barcelone avait annoncé son acquisition pour 57 millions d'euros au lieu des 83 millions officiels. Même pas le président d'une entité entachée.

Par Robin Delorme, en Espagne
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Heiseinberg Niveau : CFA
Laporta attend surtout les quelques millions qui lui manquent pour enfin se lancer officiellement en campagne présidentielle. Il en a rien a ciré du Neymar-Gate (menfin). Bien fait pour eux (Rosell-Bartomeu) qui ne voulaient plus de Cruyff et maintenant qu'il est dans une campagne perdu d'avance est parti en personne lui cirer les bottes a Amsterdam, j'espere un retour de Cruyff seulement sous Laporta. Son temps est fini a Bartomeu, même en cas de triplé ça ne changera rien, les joueurs ne l'apprécient pas vraiment en plus de cela.
Si un mec comme mendes peut nous rapporter des cracks je dis pas non a laporta (et au moins Cruyff reviendra )
GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
Bartomeu n'a aucune legitimité,il n'a pas été elu et rossel lui a refilé la patate chaude.le retour de laporta est une bonne chose,celui de cruyff non.ces sorties mediatiques,ces erreurs de jugement sur neymar,etc..ont entamé son credit.aujourd'hui c'est juste une grznde gueule qui veut exister sur la scene mediatique.
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