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  2. // Chelsea FC/FC Copenhague (0-0)

Service minimum pour Chelsea

Mercredi soir, Chelsea a composté son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions à la faveur d'un match nul face au FC Copenhague (0-0). Faciles vainqueurs à l'aller (0-2), les Blues se seront contentés du strict minimum dans leur antre de Stamford Bridge...

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« Ce n'est pas un miracle, mais deux qu'il nous faut ce soir » . Avant le coup d'envoi de la partie, l'entraîneur danois, Stale Solbakken, était bien conscient que la tâche de ses protégés sur la pelouse de Stamford Bridge relevait de la mission impossible. Dominés dans tous les compartiments du jeu et battus logiquement par les Blues à l'aller (0-2), alors qu'ils sortaient d'une trêve fatidique de trois mois, les joueurs du FC Copenhague n'avaient d'autre alternative que de recourir à l'exploit –à savoir se qualifier après s'être incliné à la maison, performance que seuls l'Ajax millésime 1996 et l'Inter Milan de mardi étaient parvenus à réaliser dans l'histoire de la Ligue des Champions– pour poursuivre leur route vers les quarts de finale de la compétition. S'ils n'ont pu renverser la vapeur, les Danois ont toutefois réalisé une performance de choix en tenant en échec un Chelsea sans génie sur ses terres (0-0).

N'Doye touche du bois

Le technicien scandinave avait ainsi déployé un 4-4-1-1 avec le puissant Dame N'Doye en pointe, soutenu par le vétéran Jesper Gronjkaer, guiboles de 33 printemps mais technique intacte, qui retrouvait au passage une pelouse qu'il n'avait plus foulée depuis sept ans –ayant revêtu les couleurs londoniennes entre 2001 et 2004. Sans complexes, les Danois entamaient la partie tambour battant, avec une réelle volonté de s'installer dans le camp adverse et d'évoluer le plus haut possible. Parvenant à faire tremble le bloc anglais par leurs percussions dans l'axe du terrain, les protégés de Solbakken obtenaient des coups de pied arrêtés intéressants. A la 26e minute, sur un coup-franc à vingt-cinq mètres, Dame N'Doye prenait sa chance et décochait un missile qui finissait sa course sur le montant gauche d'un Petr Cech complètement battu pour le coup. Un premier tournant dans cette partie où les Scandinaves, n'ayant plus rien à perdre, jouaient crânement leur chance.

Du côté de Chelsea, Carlo Ancelotti avait décidé de faire quelque peu tourner ses troupes. Pour la première fois depuis son arrivée dans la capitale anglaise, Fernando Torres débutait une rencontre sur le banc de touche, au profit de Didier Drogba. Florent Malouda et Michael Essien étaient également préservés, Yuri Zhirkov et Ramires prenant place dans le onze de départ. Se contentant de laisser le bloc danois s'aventurer aux avants-postes, les Londoniens profitaient du moindre espace pour placer des banderilles dans le dos de la défense, avec une forte propension à user du côté gauche où Ashley Cole se montrait particulièrement inspiré. A la 3e minute, bien lancé par John Obi Mikel, le latéral anglais tentait de servir Frank Lampard au premier poteau, sans réussite. Dans la foulée, après un subtil relais avec Didier Drogba, l'ancien Gunner trouvait le petit filet de Johan Wiland (8e), avant que l'Ivoirien –qui n'a plus marqué depuis huit matches– ne se procure sa première occasion sur une frappe puissante à l'entrée de la zone de vérité (11e). Durant ce premier acte, les Carlo's boyz multipliaient les bons mouvements, marqués par des transmissions de balle rapides et précises, et surtout débouchant sur de belles opportunités, à l'image de ce duel perdu par Nicolas Anelka (21e) ou de cette volée de Zhirkov (33e) à côté. Un manque de réalisme évident empêchait toutefois les Blues d'atteindre la pause avec l'avantage au tableau d'affichage...

Torres ne change rien

Au retour des vestiaires, les locaux appuyaient franchement sur l'accélérateur avec la ferme intention de se mettre définitivement à l'abri le plus rapidement possible. Sur un centre venu de la droite de José Bosingwa, Didier Drogba manquait le cadre de manière incompréhensible (48e), Ramires écrasait trop sa frappe à vingt mètres (50e) avant que la tête de John Obi Mikel ne heurte le haut de la transversale sur un corner (51e).

Laissant passer l'orage, les Scandinaves sortaient peu à peu la tête de l'eau et se montraient dangereux grâce à l'intenable Dame N'Doye (62e, 64e). Chelsea se contentait de contrôler, apparaissant malgré tout serein, en tentant de surprendre son adversaire par des attaques tranchantes. Nicolas Anelka, très remuant, cédait sa place à Fernando Torres, toujours à la recherche de son premier but avec sa nouvelle formation. Sur son premier ballon sur la gauche, “El Nino” repiquait dans l'axe et prenait sa chance. Sa frappe se voyait contrée mais finissait sa course à côté du cadre (68e). Peu après, l'ancien avant-centre de Liverpool, privilégiant clairement les initiatives individuelles, percutait sur la gauche et se fendait d'une frappe croisée que Johan Wiland captait sans trembler (75e). Encore raté... En fin de partie, Chelsea, malgré les entrées de Florent Malouda et Michael Essien, se montrait bien trop brouillon et approximatif, à l'image de cette frappe totalement dévissée de José Bosingwa totalement dévissée (85e), pour forcer la décision.

Copenhague, qui a atteint les huitièmes de finale de l'épreuve pour la première fois de son histoire, sort la tête haute de cette Ligue des Champions, avec la farouche envie d'y revenir au plus vite. Les Blues, qui se seront finalement contentés du minimum syndical, ont assuré l'essentiel et avaient déjà certainement, du moins en partie, la tête au choc incandescent qui les attend face à Manchester City ce week-end...

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