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Serrer les dents

Après la leçon reçue à Bernabeu, Milan devra se refaire la cerise à Naples, une valeur sûre de cette Serie A 2011. Le tout sans Ronnie, Thiago Silva et avant de recevoir la Juve samedi. Semaine compliquée quoi.

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On a connu quinzaine plus simple pour le Milan AC. Mardi dernier, les Rossoneri se déplaçaient à Bernabeu et rentraient avec une défaite logique dans l'avion (2-0), match au cours duquel Galliani a eu « peur d'un 5-0 » . Et même en faisant le plein de points lors de ses trois dernières sorties en Serie A, le Milan n'est pas franchement des plus sereins avant d'entamer une semaine qui l'emmène à Naples ce soir et lui offre les réceptions de la Juve samedi et du Real dans huit jours à San Siro. Bref, le genre de quinzaine où pour ne pas sombrer, la ritournelle “prendre les matches les uns après les autres” prend du corps.



Et les corps milanais sont actuellement fragiles. Ronaldinho est out, touché à la cuisse, sans doute préservé pour le choc du prochain week-end contre Turin, mais surtout la défense bâtie par Allegri va devoir être remodelée. Jusqu'à aujourd'hui, le rendement du quintet royal Pirlo-Seedorf-Robinho-Ronaldinho-Ibrahimovic arrivait à évincer des débats l'actuelle principale force des Rossoneri : la ligne arrière. Deuxième défense de la Botte avec 5 buts encaissés, le quatuor Antonini-Nesta-Thiago Silva-Zambrotta (ou Bonera voire Abate) tenait depuis le début de saison le choc. Mais pour ce déplacement au San Paolo, Zambrotta et Abate seront absents et surtout Nesta devra driver l'axe défensif sans Thiago Silva, une des grosses satisfactions de cette nouvelle saison. Du coup, on pourrait assister à Naples à la première sous le maillot rossonero en Serie A de Super Mario Yepes. Il y a contexte moins hostile pour un baptême du feu.



Naples réalise en effet un début d'exercice plutôt convaincant (6ème avec 12 points, une victoire contre la Roma notamment), compte dans ses rangs le meilleur scoreur de Serie A, Edinson Cavani (6 pions, ex-æquo avec Mister Eto'o) et Marek Hamsik, dépositaire du jeu napolitain. Bref, avec deux maigres unités d'avance sur le Napoli, le Milan est à portée de fusil ou de poignard (demandez aux deux supporters de Liverpool blessés à coups de lames jeudi) des hommes de Mazzarri.



Et puis, cette rencontre reste toujours le meilleur théâtre d'expression de la rivalité nord-sud made in Italie. Naples, club phare du sud de la Botte, aimerait bien taper le club du riche Berlusconi, qui n'a plus gagné en Campanie depuis plus de douze ans (le 4 janvier 1998, victoire 2-1 des Milanais) et s'immiscer ainsi dans le haut du panier de la Serie A. Ce soir, le Napoli a tout simplement l'occasion, le temps d'une semaine, de passer devant l'Inter, le Milan et la Juve. San Paolo ne demande que ça et sera chaud bouillant. Milan devra faire avec, mais espère surtout profiter du faux-pas de l'Inter (nul 1-1 contre la Samp) et recoller à une Lazio qui compte déjà cinq longueurs d'avance.



Ronan Boscher

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