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  2. // 35ème journée

Serie A : A l’assaut de la troisième place

Journée décisive dans la course à la Ligue des Champions en Serie A : ce soir, la Roma, 7ème, reçoit le Napoli, 4ème, tandis que demain soir, la Lazio, 3ème, se déplace sur la pelouse de l’Udinese, 5ème. Ca va se bagarrer sévère.

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Plus que quatre. Quatre journées avant de savoir qui ira rejoindre la Juventus et le Milan AC en Ligue des Champions. Enfin, au moins au tour préliminaire. Or, qu'on se le dise : bien malin sera celui qui sortira du chapeau le nom du futur troisième de Serie A. On résume. Cinq équipes. Une seule place disponible. Cinq points qui séparent les cinq concurrents. En tête, pour le moment : la Lazio, 55 unités. Juste derrière, le Napoli, 54. Puis un duo Inter-Udinese, avec 52. Et enfin, la Roma de Luis Enrique, restée bloquée depuis deux tours à 50 points. Voilà pourquoi cette journée est si décisive : quatre de ces cinq larrons se rencontrent. Roma-Napoli ce soir. Udinese-Lazio demain. On en saura donc probablement plus dimanche soir, au terme de cette 35ème journée. Ou pas. En effet, selon les scénarii, la lutte pour la troisième place pourrait voir soit l’un des cinq participants partir en échappée, soit le peloton se resserrer de plus belle. Revue d’effectifs et enjeux.

La dernière chance de la Roma

La journée commence réellement ce soir par le choc du stadio Olimpico entre la Roma et le Napoli. Deux équipes qui viennent de vivre des jours résolument opposés. Les giallorossi se sont faits humilier à Turin par la Juventus (4-0), avant de sombrer à domicile contre la Fiorentina (1-2). Deux défaites qui ont déchaîné la rage des supporters, qui commencent sérieusement à en avoir ras-le-bol de Luis Enrique et de ses expérimentations. De fait, la Roma ne parvient pas à trouver son identité, avec des joueurs venant d’horizons beaucoup trop différents pour réussir à créer une cohérence sur le long terme. De plus, l’ancien coach du Barça B (que certains auraient bien vu prendre la suite de Guardiola au Barça) est visiblement fâché avec la défense. Déjà 48 buts encaissés, dont quelques roustes mémorables. Et pour ne rien arranger à la chose, pour ce match face au Napoli, la Louve ne va pas pouvoir compter sur De Rossi et Osvaldo, tous les deux suspendus. Cette situation créé forcément des tensions, notamment au niveau de l’entraîneur.

Après la défaite contre la Fiorentina, celui-ci a affirmé que « cela faisait un jour de moins avant son départ » . Bonjour l’ambiance. La Roma n’a pourtant pas intérêt à s’incliner ce soir. En effet, une défaite l’éliminerait non seulement définitivement de la course à la Ligue des Champions (elle se retrouverait à sept points de Naples), mais compromettrait aussi ses chances de se qualifier pour l’Europa League. Dialogue inverse pour le Napoli. Les Napolitains, après trois défaites consécutives, ont retrouvé leur football. Deux succès contre deux équipes relégables, avec à chaque fois un pion de Cavani, et revoilà l’équipe de Mazzarri en route vers la Ligue des Champions. Très irrégulier cette saison, le Napoli a toutefois toutes les clefs en mains pour finir en boulet de canon. Si les Napolitains sortent indemnes du stadio Olimpico, ils auront ensuite un boulevard devant eux. Leurs trois derniers adversaires, Palerme, Bologne et Sienne, sont déjà (presque) assurés du maintien, et n’ont plus rien à espérer de ce championnat. D’où l’importance de ne pas se planter ce soir. Les trois ténors y veilleront.

Udinese-Lazio, duel de dépressifs ?

Deuxième grande étape demain soir. La Lazio rend visite à l’Udinese. Drôle : déjà la saison dernière, à la même époque (36ème journée), les deux équipes s’étaient affrontées avec le même enjeu. C’est l’Udinese qui s’était imposé (2-1 et ce fameux pénalty raté par Zarate), chipant ainsi la quatrième place à la Lazio. Oui, parce que l’an dernier, la quatrième place qualifiait encore pour le tour préliminaire de la C1… En cas de succès, l’Udinese referait le même mauvais coup aux Romains, en revenant à égalité de points, mais en passant devant à la différence de buts particulière. Or, ce sont là deux équipes au bout du rouleau qui vont se retrouver. Les Frioulans viennent de perdre deux confrontations directes contre la Roma (3-1) et l’Inter (3-1), et il ne leur reste plus qu'à prier San Toto Di Natale pour espérer encore accrocher cette troisième place. Mais même le buteur semble fatigué : la preuve, il n’a scoré qu’une fois lors des six dernières journées de championnat.

En face, la Lazio n’est pas vraiment mieux. Les biancocelesti viennent de prendre un point contre deux équipes relégables (1-1 contre Lecce, défaite 2-1 à Novara) et le coach, Edy Reja, ne sait même plus quel tour de magie inventer pour palier aux absences de ses cadres. Konko, Brocchi, Hernanes, Lulic, Radu et surtout Klose : voilà la liste des indisponibles, soit plus de la moitié des titulaires. Or, sans son avant-centre allemand, la Lazio a bien du mal à marquer des buts. La stat fait mal : la dernière fois qu’un attaquant du club a marqué un but, c’était le 26 février dernier. C’était justement Klose. Depuis, onze buts ont été inscrits en neuf rencontres : huit par des milieux de terrain, deux par des défenseurs et un contre son camp. Triste. Alors, pour ce match couperet à Udine, le coach s’en remet à ce que son équipe a encore de mieux : ses couilles. Et sur le fait que, au beau milieu des mauvais résultats engrangés lors de la phase retour, la Lazio a tout de même réussi à battre le Milan AC, la Roma et le Napoli. Allez y comprendre quelque chose.

Tout bon pour l’Inter

Forcément, s’il y a bien un gagnant annoncé à cette journée, c’est l’Inter. Pendant que tous les autres concurrents directs s’entretuent, les nerazzurri sont attendus pour un après-midi cocktail à San Siro, contre le pauvre Cesena, mathématiquement relégué en Serie B depuis dimanche. Il semble impossible que l’Inter décroche un autre résultat que la victoire. Les interisti d’Andrea Stramaccioni (trois succès et deux nuls depuis son arrivée sur le banc) feraient la bonne opération, puisque certains des rivaux vont automatiquement laisser des points en route. Cependant, mieux vaut faire le plein de points maintenant. En effet, le calendrier, toujours capricieux, offre deux dernières journées fascinantes à l’Inter : un derby milanais lors de la 37ème, un déplacement à Rome pour y affronter la Lazio lors de la dernière. Si pour certains, le changement, c’est maintenant, pour l’Inter, la grosse occasion, c’est maintenant. Et le plus fou, dans cette journée, c'est que selon le scénario, les choses pourraient être rendues encore plus palpitantes pour les trois dernières journées. Imaginons une victoire de la Roma ce soir contre le Napoli, un succès de l’Inter demain contre Cesena et une défaite de la Lazio à Udine, trois résultats tout à fait possibles. On se retrouveraient avec un classement incroyable qui afficherait : Lazio, Udinese et Inter 55 points, Napoli 54 et Roma 53. A en devenir dingue...

Eric Maggiori
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