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Sérgio sans concession

« Je ne suis pas un ange. Je vis le foot avec passion, avec mon caractère. Je ne vais pas changer. » C'est par ces mots que Sérgio Conceição s'est présenté en arrivant à la Beaujoire. Trois matchs et trois victoires plus tard, les Canaris semblent aller mieux, même si le Portugais fait grincer des dents en menant la vie dure à tout le monde en dehors du terrain.

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Le centre de Jules Iloki était bien parti, et Emiliano Sala avait bien senti le coup. Puis grâce au marquage bidon de Nicolas Saint-Ruf et aux jambes mal fermées de Jonathan Ligali, l'Argentin avait pu faire son affaire tranquillement. Une tête ni très bien placée, ni très puissante, mais qui termine au fond quand même, et Nantes menait 2-1 contre Montpellier dans ce huitième de finale de Coupe de la Ligue, le 13 décembre dernier. Alors c'était possible. Nantes était donc capable de marquer deux fois en un match. Mieux, le match n'en était qu'à la 43e minute, et les Canaris n'avaient plus planté trois fois depuis un match de Ligue 1 contre le Gazélec en février. Trois jours plus tard, récidive : Nantes colle un 2-0 à Angers à l'extérieur en championnat, alors que les Jaunes et Verts n'avaient plus réussi à marquer deux pions en un match de Ligue depuis la 9e journée et la victoire contre Lorient. Et à chaque fois, sur le banc nantais, la même scène, le même spectacle. Un grand brun plutôt beau gosse et toujours bien coiffé qui s'agite dans tous les sens, qui hurle, qui envoie de grands gestes à faire atterrir des avions à Notre-Dame-des-Landes, et qui aurait l'air encore furieux même si son équipe menait 5-0 contre le Barça. Sérgio Conceição n'est arrivé à la tête du FC Nantes que depuis le 8 décembre, et il n'a pas oublié de le faire remarquer. Bonne nouvelle, les résultats suivent. Et si ses méthodes de général nord-coréen agacent une partie du staff nantais, elles ont pour l'instant le mérite de fonctionner.

Serge Gainsbourrin


On avait un peu perdu de vue Sérgio Conceição depuis la fin des années 2000. Après une fin de carrière sportive plus ou moins anonyme - un passage au Qatar, puis un chant du cygne en Grèce -, il s'était retrouvé sur les bancs de touche portugais à faire ses classes comme entraîneur, et pas dans des clubs de premier plan. Mais en le voyant en anorak jaune du FC Nantes le 20 décembre dernier tout démolir en conférence de presse - « Je dois défendre à mort le club, je ne veux pas faire de la merde ici » -, ou attaquer les employés du club qui se plaignent de lui dans la presse - « Si quelqu’un a des doutes sur mon travail ou ne comprend pas certaines choses, qu’il m’appelle. Si la personne qui a dit cela aux journaux a du vice, qu’il n’est pas content à Nantes, ce n’est pas bon. Il vaut mieux que cette personne parte plutôt que foutre la merde. Je suis énervé » -, aucun doute, il n'a pas changé. Il reste ce type capable de cracher sur un adversaire puis de balancer son maillot sur l'arbitre, coup de sang datant de l'époque où il jouait au Standard de Liège, qui lui avait valu quatre mois de suspension. Venant d'un coin paumé et devenu orphelin très tôt dans des circonstances dramatiques, Conceição adore mettre en avant son côté bourru et expliquer qu'il est un vrai dur-à-cuire. Le staff des Canaris le dépeint comme un impoli qui ne dit même pas bonjour ? Le Portugais a une réponse toute trouvée, qui transforme le reste du monde en une bande de feignasses : « Je viens ici à huit heures du matin et je pars à huit heures du soir, et on dit dans les journaux que je ne dis pas bonjour. Peut-être que je ne croise personne, je suis dans mon bureau ou sur le terrain d’entraînement. »

Les Kita au bureau


Mais en plus de faire marquer ses joueurs et d'avoir offert trois victoires consécutives à Nantes depuis son arrivée, Sérgio Conceição a réalisé un des grands fantasmes des supporters nantais : remettre les Kita à leur place. Alors que papa Waldemar avait assuré « C'est lui le patron, c'est lui qui va décider, il aura les pleins pouvoirs » , fiston Franck avait jugé qu'une séance d'entraînement le matin du match contre Montpellier - habitude que Conceição veut faire prendre à ses joueurs - était superflue. « Le terrain, c'est moi, les bureaux, c'est vous » l'avait-il sèchement rembarré. Serein, pour un coach qui s'était déjà fait virer à Olhanense en 2013 après avoir insulté son président. Shérif sûr de lui et de la loi de fer qu'il est en train d'imposer - en vrac, journées interminables, médecins interdits de vestiaire, obligation pour les joueurs de manger ensemble et de passer plus de temps en groupe, forte présence de ses adjoints arrivés avec lui -, Conceição veut aussi bâtir l'équipe de ses rêves et aurait exigé à Kita pas moins de quatre renforts au mercato hivernal. Interrogé lors de sa toute première conférence de presse - donnée en français - sur le principal secteur à travailler, il avait répondu sans sourciller : « L'équipe en général. » Il a aussi juré avoir revu tous les matchs de Nantes de cette saison avec ses analystes vidéos, outil qu'il utilise massivement. Le douzième coach de l'ère Kita met donc les mains dans le cambouis à tous les niveaux, et a été récompensé dès son premier match par des « Merci Sergio, merci » venus des tribunes. Les Canaris ont trouvé un faucon un peu féroce pour leur montrer la voie. Et pour le moment, ses grands coups de bec ont l'effet escompté.




Par Alexandre Doskov
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