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Sergio Ramos, la force précoce

Depuis son Euro monstrueux, Sergio Ramos s’est imposé comme l’un des meilleurs centraux du monde. Si ce n’est le meilleur. Le tout grâce à un talent XXL et un caractère bien trempé.

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La Une de l’édition du Marca de vendredi dernier prête à sourire. Un photo-montage de l’écusson madrilène enlacé par un badge de shérif, avec au deuxième plan la dégaine de cow-boy de Sergio Ramos. Le titre est lui aussi équivoque : « Sheriff Ramos – le défenseur s’est érigé en leader de l’équipe » . Une devanture tapageuse, à la limite du ridicule, mais qui n’est pas sans revêtir une part de vérité. Car depuis le retour d’un Euro qu’il a survolé, l’international de la Roja s’est imposé comme un ardent défenseur du Real Madrid. Sur le terrain comme en dehors, l’Andalou est désormais incontournable au sein du club merengue. Un nouveau statut qu’il doit à des performances colossales. À tel point qu’elles ont fait sortir de sa réserve l’autre intouchable du vestiaire, Iker Casillas : « Je crois que je vais voter pour Sergio Ramos (pour le Ballon d'or, ndlr). J’ai le sentiment qu’on n’est pas juste avec lui. Ça me semble incroyable. Moi qui le côtoie depuis tant de temps, je peux vous affirmer qu’il a réalisé la saison la plus complète de ses huit dernières années. » Mais bordel, d’où vient cette foutue force, Sergio ?

Une précocité à la limite de l’arrogance

Ce mercredi, face à Manchester City, le ténébreux Sergio s’en va égaler un record. À seulement 26 printemps, il va fêter son 58e match de Ligue des champions avec la Casa Blanca, soit le même total que son illustre aîné Alfredo Di Stefano. Après avoir débuté avec le groupe professionnel du FC Séville à l’âge de 17 ans, Sergio Ramos quitte son Andalousie natale deux petites saisons plus tard. Un transfert du FC Séville au Real Madrid qui avoisine les 27 millions d’euros, ce qui en fait le joueur espagnol le plus cher du fanion royal. Depuis cette arrivée à la fin de l’été 2005, il enchaîne les saisons pleines. En sept exercices, il ne passe jamais en dessous des 50 matchs joués. Et encore, c'est sans compter les sélections avec l’équipe d’Espagne. Une Roja avec laquelle il s’en va concurrencer son ami Casillas pour le prix de la précocité. Avec ses deux Euros et une Coupe du monde dans l’escarcelle, il affiche à seulement 26 ans un CV à 97 capes. Oui, ce joueur est en avance sur son temps.

À l’instar d’un Thiago Silva, Sergio Ramos est l’archétype du défenseur moderne. Polyvalent, technique, véloce, il a baladé sa crinière du poste de latéral droit à celui de défenseur central. Ce recentrage est la vraie découverte de Mourinho. Grâce à la blessure de Puyol avant le dernier Euro, c’est également dans cette position qu’il s’est installé avec la Roja. Avec une facilité déconcertante (cf. son retour face à Balotelli en match de poule), il termine le road-trip ukraino-polonais avec le titre de meilleur défenseur du monde. En demi-finale face au Portugal, il y va même de son pénalty. Un petit évènement en soi lorsqu'on sait que quelques semaines auparavant, il avait envoyé une ogive au-dessus de la transversale du Bayern Munich. Histoire de ne rien faire comme tout le monde, le bougre a donc mis une panenka. Car c’est ça aussi Sergio Ramos : un zeste d’arrogance. À l'aise balle aux pieds, il aime humilier son adversaire à base de grigris ou de relance-caviar. Et son exil sur le côté droit suite au récent forfait d’Arbeloa l’a prouvé une énième fois. Mais ouf, comme rien n’est jamais vraiment parfait, Sergio a tout de même un péché mignon : les cartons rouges. Depuis son arrivée à Madrid, il en accumule 14, soit un record pour la maison blanche. Sergio est humain.


Faire face à Mourinho

Dans le bouillant vestiaire du Real, « Cuqui » – qui signifie être tendre et dur à la fois – s’est également imposé comme une référence. Dans un effectif truffé d’égos, il n’hésite pas à monter au créneau lorsqu’il le faut. Lors des polémiques du début de saison, c’est lui qui avait fait face au Special One. Que ce soit à Getafe en interne, ou alors face aux caméras pour le match du FC Séville, le garçon aime faire savoir ce qu’il pense. Même rengaine quand il arbore le maillot d’Özil sous le sien, alors que le Némo teuton n’est plus vraiment en odeur de sainteté auprès de Mourinho. Mourinho, justement, qui a bien tenté le temps d’une rencontre de recadrer son poulain en le mettant sur le banc face à Manchester City... Avant de se raviser dès la rencontre suivante pour l’aligner d’entrée face au Rayo Vallecano. Pour ce mercredi soir, nul doute qu’il fera partie de la line-up madrilène face à ces mêmes Mancuniens. Et qu’il fera valoir son insigne de shérif.

Par Robin Delorme, à Madrid
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