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Sergi Roberto, la surprise latérale

Une belle gueule, des pieds pas dégueux, mais peu ou aucune opportunité à se mettre sous la dent. Le destin de Sergi Roberto dans son FCB semblait acté, jusqu'à la blessure de Dani Alves. Sans latéral droit sous la main, Luis Enrique en a fait son nouveau couteau suisse et, sans doute, la plus belle recrue blaugrana de l'été.

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Plus que des tours de chauffe, les premières rencontres de Copa del Rey servent de laboratoire pour les mastodontes de Liga. Face à de modestes pensionnaires de Tercera ou de Liga Adelante, les gros poissons assurent leur qualification et lancent leurs jeunes pousses. Le 10 novembre 2010, c'est au tour du FC Barcelone de se farcir le petit AD Ceuta pour le retour des seizièmes de finale de la compétition. Parmi une litanie de jeunes canteranos, Sergi Roberto officialise ses débuts avec l'équipe première en remplaçant Maxwell à l'heure de jeu. Un baptême peu orthodoxe, puisque le jeune relayeur s'essaye au poste de latéral gauche. Cinq ans se sont écoulés, et le natif de Reus a troqué son statut de milieu prometteur pour celui de joueur de complément. Le dernier exercice blaugrana ne l'a ainsi vu apparaître qu'à 18 reprises. Lors de l'inter-saison, alors que l'intéressé s'interroge sur la possibilité d'un prêt, Luis Enrique, père spirituel qui l'a façonné avec le Barça B, le presse de rester à quai. Son argument, « cette année, tu joueras au poste de latéral » . Une expérimentation face à l'Athletic Bilbao plus tard, le pari est déjà réussi.

Sergi Roberto est « un train »


Cette soudaine montée en grade, Sergi Roberto la doit à une interdiction de recrutement du club barcelonais jusqu'en janvier - ou d'aligner ses recrues, c'est selon. Mais pas que. Depuis ses premiers pas à la Masia, le beau gosse à mèche brille par son volume de jeu. « Sergio ressemble à un joueur allemand, détaillait Zubizarreta dans les colonnes du Pais. Il écrase tout le monde. Quand il part, personne ne l'arrête. Il est comme un train. » Ces qualités, l'école barcelonaise en a profité au milieu de terrain. Relayeur de formation, il enchaîne les efforts sans se plaindre et s'annonce comme l'un des futurs cracks blaugrana. Luis Enrique le façonne ainsi avec la réserve et le laisse s'émanciper, de temps à autre, avec l'équipe fanion de Guardiola. À l'été 2013, ses galons gonflent puisqu'il fait, pour la première fois, partie intégrante de l'équipe première. Une récompense qui est synonyme de perte de vitesse dans sa progression. Car, soumis à une concurrence ardue, il ne fait pas son trou. « Sergi n'est pas un joueur qui brille par moments, ce n'est pas un joueur de "10 minutes". C'est un joueur qui remplit ses matchs » , confirme son ancien comparse Muniesa.

Le départ de Pep Guardiola acté, Sergi Roberto conserve le même statut sous Tito Vilanova, puis Tata Martino. Ce dernier dit même de lui qu'il « l'apprécie plus qu('il) ne le montre » . En chiffres, il peine à atteindre la vingtaine d'apparitions par exercice. Même l'arrivée de Luis Enrique, qui l'a fait éclater avec le Barça B, ne change pas la donne. L'intéressé jure pourtant le vivre avec philosophie : « Je ne sais pas si cela fait beaucoup de temps ou pas. J'avais l'espoir d'arriver en équipe première, et même si je sais que le temps passe, j'essaye de rester tranquille et de vivre jour après jour, sans penser plus loin. » Une stratégie de l'autruche qui lui fait refuser des propositions de club d'un standing moindre tel Séville, Villarreal ou Everton. Idem, le Barça refuse d'écouter toutes offres le concernant. Lors de ce dernier intermède estival, Lucho lui promet même mieux : « Il m'a dit qu'il avait confiance en moi, que j'aurais plus d'opportunités avec le départ de Xavi. » Le Cerebro blaugrana parti, c'est pourtant sur un poste bien plus latéral que Sergi Roberto s'apprête à trouver refuge.

Luis Enrique : « Il a un potentiel énorme »


Malgré l'arrivée d'Aleix Vidal en complément de Dani Alves, l'interdiction de recrutement du FCB n'offre aucun remplaçant au Brésilien. Pis, la blague Douglas, qui plus est blessé, n'offre aucune garantie à un Luis Enrique en panne de solution. La blessure de Dani the Dog à Bilbao presse donc l'entraîneur blaugrana à lancer Sergi Roberto au poste de latéral droit. Une solution de repli qui a été travaillée durant tout l'été. « Il a un potentiel énorme, et une vision du jeu et un profil pour jouer dans plusieurs positions. C'est un recours que j'utiliserai » , prévenait lors de la tournée nord-américaine son ancien et actuel mentor. Dur au mal, tranchant défensivement, impeccable dans ses centres, sa première à San Mamés a été une réussite. Une performance qu'il juge « satisfaisante » : « C'est un poste que j'aime bien. Ce que je veux, c'est jouer et aider l'équipe. » Le dépannage, Sergi Roberto ne veut pourtant pas en faire sa spécialité. Avec un milieu de terrain quelque peu dépeuplé et l'intégration retardée d'Arda Turan, lui veut s'imposer à son poste de formation. Reste qu'en une rencontre, il a déjà bien plus prouvé en latéral.

Par Robin Delorme
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FourThreeThree Niveau : CFA
Ben le ptit gars est loin d'être dégueulasse, je le trouve même très intéressant à ce poste et plus sûr défensivement qu'alvès

Il doit juste encore soigner son placement et son apport offensif, mais il peut être un bon !

Il me fait penser à un certain Maxwell, toujours dans la simplicité et la relance vers l'avant
nastyprod Niveau : DHR
Calmez vous, il a juste fait un bon match a ce poste.. Au milieu il m'a jamais impressionné, c'est vrai que jai été agréablement surpris de son match contre bilbao mais je pense juste qu'il était on fire.. Surtout qu'en match de pré saison il a deja joué a ce poste et c'était vraiment pas ouf
d'accord sur le fait qu'il ne faut pas aller trop vite. Au milieu, il avait montré des choses prometteuses, mais il manque de régularité. L'an passé, il a été plutôt bon en 6, déjà un nouveau poste auquel Lucho l'a essayé. Et cette année, il peut jouer encore davantage grâce à sa polyvalence. Sa rentrée comme arrière droit à San Mamés a été excellente. Maintenant reste à voir sur la durée, il y a un bon test dès ce soir (Málaga est la seule équipe que le Barça n'a pas battu l'an passé...)
GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
il peut depanner ok.mais je ne le vois pas s'installer à ce poste sur la durée.un fera un bon back up de vidal parce que alves,je sens que c'est la saison de trop
Le mec a globalement toujours déçu, et nous sort un gros match à San Mamès (ce qui n'est pas rien je conçois) et ça y est c'est un puto crack...

Putain si ce soir Munir remplace Rakitic et nous fait du sexe ce sera le nouveau Zidane ?

Roberto doit confirmer son match, et si ce soir il réitère une prestation similaire y aura de quoi être heureux parce que Douglas et Adriano jusqu'à janvier comme seules doublures d'Alvès je suis pas d'accord.

M'enfin bon, ça aurait été plus logique de l'essayer à ce poste avant de recruter Aleix Vidal, hein..
Même si ce dernier est un ailier de formation, on la recruté en tant que latéral, et c'est pas en attaque que le mec arrivera a dépasser 5 matchs par saison.
Il peut jouer au milieu également... Mais en janvier on sera plus ou moins fournit.
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