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Sergi dans le dur

Un peu plus d’un an après son arrivée à Lyon, Sergi Darder frustre toujours autant et son immense potentiel semble ne pas être exploité au maximum. À tel point qu’il perd peu à peu son statut de titulaire.

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Jean-Michel Aulas en claque même la bise à Gérard Collomb. Pendant ce temps-là, le speaker du Parc OL harangue les supporters, Benjamin Stambouli et Thiago Silva ont la tête basse et soufflent leur déception. Bruno Génésio, quant à lui, serre les poings. Mais c’est bien Sergi Darder le plus heureux à ce moment-là, étouffé sous le poids de ses coéquipiers venus le féliciter avec violence. Il faut dire que le but qu’il vient d’inscrire est exceptionnel. Sur un centre de Rafael côté droit, il a réussi à poser un contrôle orienté de l’espace, faisant passer la balle au-dessus du capitaine parisien. Derrière, l’extérieur du pied aérien est parfait pour déjouer la vigilance de Kevin Trapp. Le 28 février 2016, l’ancien milieu espagnol de Málaga semble s’imposer enfin comme le leader technique du milieu lyonnais, en permettant aux siens de l’emporter contre un PSG jusqu’alors invaincu. Ce formidable but devait être le déclic lançant définitivement sa belle aventure lyonnaise, mais six mois plus tard, tout ne se passe pas comme prévu.

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Un profil unique


Logiquement, au début de cette saison, Bruno Génésio fait de Sergi Darder un de ses hommes de base. L’Espagnol a un profil unique dans l’effectif lyonnais, bien plus offensif et fin techniquement que Maxime Gonalons et Jordan Ferri, et plus fort dans les petits espaces que Corentin Tolisso. Lors des dix premières journées de championnat, il est aligné neuf fois en tant que titulaire, malgré des prestations en demi-teinte. Entre les éclairs de génie et les longues minutes qu’il traverse en fantôme, il sauve les apparences en ouvrant le score de la tête dans le derby contre Saint-Étienne. Bref, le voilà encore décisif dans un match important, et indiscutable tant qu’il ne commet pas une véritable contre-performance. Et ce jour, c’est le 22 octobre lors de la dixième journée de Ligue 1.


La défaite à domicile contre Guingamp constitue un tournant du début de saison de Darder. À la mi-temps, l’OL mène 1-0 grâce à un penalty d’Alexandre Lacazette, alors que l’Espagnol manque deux occasions franches à cause de contrôles inhabituellement imprécis. Au retour des vestiaires, l’entrejeu lyonnais coule face aux Bretons qui l’emportent finalement 3-1. À la fin de la rencontre, Darder s’excuse auprès des supporters et reconnaît qu’il « a eu des occasions contre Guingamp, on aurait pu être à 2 ou 3-0 à la pause. Ce sont de petites choses qui ont manqué pour la confiance de l’équipe » . Mais le mal est fait, et Bruno Génésio décide de sortir Sergi de ses plans. Depuis cette rencontre, il n’a pas joué contre Toulouse et a dû se contenter de treize minutes contre la Juventus et vingt-deux contre Bastia.

Une carence physique


Le changement tactique entamé par l’entraîneur lyonnais semble y être pour beaucoup. Dans le 3-5-1-1, Sergi Darder semblait indispensable et le nombre conséquent de milieux de terrain ne laissait pas vraiment à Génésio le choix quant aux hommes qui le composaient. Depuis, l’OL a changé de style en adoptant un 4-2-3-1 plus offensif avec Ghezzal et Cornet sur les côtés et Fekir derrière Lacazette. Le retour à la compétition de ces deux derniers est donc en train de coûter sa place à Darder dans le onze de départ. Dans un souci d’équilibre, le coach lyonnais est contraint d'aligner un duo Gonalons-Tolisso devant la défense. Et il est vrai que dans cette configuration, on imagine mal Darder capable d'abattre le travail défensif de Tolisso. Surtout que l’ancien de Málaga semble toujours en difficulté sur le plan physique.

L’année dernière, il n’a quasiment joué aucun match en intégralité, quitte à garantir une qualité supérieure lorsqu’il était sur le terrain. Cette saison, il a joué six fois 90 minutes et deux fois plus de 80 minutes. Et à chaque fois, il finit par tirer la langue. En tout cas, son agent, José Maria Minguella, en a déjà assez. « Il est le seul milieu capable de faire autant de choses différentes. Par exemple, en moins de quinze minutes face à la Juve, il a su délivrer une passe sublime qui aurait pu être décisive. Sergi me dit toujours que les supporters sont géniaux, et c’est aussi pour ça que cette situation l’attriste. On nous dit qu’il va être important pour le club, mais il ne pourra pas l’être s’il ne joue pas. Peut-être qu’ils devraient lui expliquer clairement la situation, et alors on essaiera de trouver une solution peut-être dans un autre club » , a-t-il déclaré il y a quelques jours à Foot Mercato. Des propos qui sonnent surtout comme des menaces en l’air, mais un départ précipité ressemblerait clairement à un gâchis.

Par Kevin Charnay
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