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Serge a récupéré ses lauriers

Une barbichette, des cuisses à la Martin Djetou, un sourire plein de dents, de l'humour, un pied droit précis. Ou comment Serge Aurier, 22 ans, est passé du rôle de numéro 3 à celui de titulaire au PSG.

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Difficile de passer à côté du geste de l'été. Il est signé Serge Aurier. Le PSG se coltine Chelsea en amical, et le numéro 19 parisien est au marquage de Diego Costa. Et là, l'Ivoirien a un geste simple mais efficace, alors que l'Espagnol protège son ballon. Une balayette. Latérale. Pure. Gratuite. Jouissive. Aurier prend un jaune, et José Mourinho gesticule sur son banc avant de lâcher sa punchline habituelle en conférence de presse : « Aurier est une personne qui ne joue pas habituellement avec le PSG. Il voulait se faire remarquer, mais peut-être que Diego était trop doux pour lui. »

Pas grave, Aurier est déjà passé à autre chose. Il vient de gagner sa place de titulaire au sein du PSG après une saison 2014/2015 un poil compliquée. Face à Lyon, puis à Lille en ouverture de la Ligue 1, l'Ivoirien débute le match sur le côté droit de la défense des champions de France. Dans le Nord, Aurier a sorti un match XXL. Présent sur tous les ballons, notamment aériens, il a semblé branché sur 200 000 volts en permanence, confirmant son formidable été. Une période de repos qu'il a utilisé pour se refaire une caisse physique avec un préparateur personnel. L'avantage, aussi, d'avoir repris en même temps que tout le monde et d'être enfin en paix avec son corps, ce qui n'était pas vraiment le cas l'an dernier.

Yes, he CAN


Pour l'instant, 2015 est une année un peu folle pour Serge Aurier. Vainqueur de la CAN en début de saison avec la Côte d'Ivoire, celui qui a été formé à Lens a également dû composer avec une grave blessure à la cuisse lors de son retour au PSG contre Caen (14 février), une suspension rarissime en Ligue des champions alors qu'il regardait le match de Chelsea... sur son canapé (1) et une fin de saison en boulet de canon où il aura notamment envoyé des caviars tous azimuts (passeur décisif lors des 34e, 36e et 37e journées). Aurier savoure donc ce nouveau statut de titulaire, alors que Gregory van der Wiel semblait avoir mis la main sur le poste. Mais tout va très vite au PSG. Aurier a visiblement eu le déclic en sélection, où il s'est imposé comme un taulier sous la responsabilité du Jaime Lannister français, Hervé Renard, lors de la campagne victorieuse à la CAN. Avec ce titre suprême au bout, le latéral du PSG s'est décomplexé en même temps que son palmarès s'est étoffé. Avant ce couronnement, Aurier n'était qu'une boule de muscles. Un coureur.

Il s'est affiné techniquement, tactiquement aussi, même s'il a encore des progrès à faire. Mine de rien, pour prétendre à une place durable dans le onze parisien, Aurier doit se battre avec Van der Wiel, mais aussi Marquinhos, deux clients. Il faut en avoir, comme on dit. Et surtout bosser. Il semblerait que le garçon ait compris la chance qui était la sienne. Au Parc des Princes, dans un effectif de moins en moins francophone, la légèreté - surtout sur les réseaux sociaux - et la bonhomie du garçon font de lui un vrai chouchou du stade de la Porte de Saint-Cloud. Pour les plus anciens, il fait penser à Bernard Mendy. Les plus jeunes se rappellent qu'ils ont déjà gagné des Ligue des champions sur Football Manager avec Serge « cinq étoiles » Aurier dans le onze de départ. Mais tout le monde est unanime sur une chose : Aurier a un coup à jouer en ce début de saison. S'il franchit un palier, il peut, lui aussi, rêver plus grand dans la capitale. Et envoyer du jeu sur Twitter ou Facebook là où, plus jeune et moins musclé, Serge Aurier tentait de déborder la gent féminine.


(*) Il a été suspendu trois matchs par l'UEFA pour avoir posté sur un réseau social une vidéo où il insultait l'arbitre après le match retour de Ligue des champions contre Chelsea (2-2 a.p.).

Par Mathieu Faure
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