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Serena : « J’aurais pu remporter quatre titres avec quatre clubs »

Dans les années 1980, Aldo Serena, ancien avant-centre italien, n'a cessé de passer de l'Inter au Milan, en passant par la Juve et le Torino. Alors les derbys, c’est son dada.

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Il paraît que vous n’avez jamais choisi votre destination.
Juste une fois, en 1991, lorsque j’ai quitté l’Inter pour le Milan, car Trapattoni était parti, et le président Pellegrini avait changé pas mal de choses. Mais sinon, c’est l’Inter qui a toujours décidé où me prêter. Ce n’était pas simple de passer d’un club rival à l’autre, même si je réussissais à m’intégrer partout. On va dire que ça a été très formateur, ça a forgé mon caractère et m’a aidé à avoir une approche de la vie plus souple.

Où vous êtes-vous senti le plus apprécié ?
C’est difficile à dire. J’ai fait sept ans à l’Inter, trois au Milan, deux à la Juve et un au Torino. L’expérience à l’Inter a clairement été la plus longue, celle à la Juve très concentrée, mais on a gagné le Scudetto et la Coupe intercontinentale, on fait deuxième en championnat derrière le Napoli l’année suivante et on participe deux fois à la C1 en sortant contre le Real et le Barça.


Vous avez vécu deux expériences avec le Milan, la première en Serie B en 1982-1983.
Oui, prêté par l’Inter en échange de Collovati. En fait, j’étais content de rester à Milan, j’aimais bien la ville, je pouvais poursuivre mes études, et puis, je n’ai pas ressenti le changement de division, je n’avais pas l’impression d’évoluer en Serie B. Ça a été une chevauchée incroyable, on ne pensait pas faire 60 000 spectateurs à San Siro contre Varese ou la Cavese contre qui on a même perdu. Enfin, la tactique de Castagner était très offensive, il y avait un volume de jeu important, on marquait beaucoup.


Vous avez gagné le titre avec chacun des trois grands clubs italiens, mais la seconde place avec le Torino derrière le Hellas Vérone n’est-elle pas un éternel regret ?
Pas vraiment, on a perdu à Crémone, à Naples, on a simplement perdu trop de points pour une équipe voulant gagner le Scudetto. Contre le Hellas, on gagne 2-1 chez eux et on perd sur le même score à la maison lors d’une rencontre étrange. Mais ils ont fait mieux que nous sur l’ensemble de la saison, peut-être que nous n’étions pas assez conscients de notre force. Maintenant, quatre titres avec quatre clubs différents, c’eut été un record unique...

Avec l’Inter, vous remportez le Scudetto des records en 1988-1989 devant le Milan de Sacchi, le Napoli de Maradona, mais on en parle finalement peu.
Quand les Allemands Brehme, Matthaus et Klinsmann ont débarqué, l’équipe a élevé son niveau de jeu et est devenu très forte, d’ailleurs, le titre de 1991 remporté par la Sampdoria était également à notre portée. Il a manqué un vrai cycle, l’élimination au 1er tour de C1 contre Malmö fait vraiment tache. On perd 1-0 à l’aller, j’ouvre le score au retour, puis on subit l’égalisation sur un malentendu entre Zenga et la défense. Pourtant, on les avait facilement battus en Coupe de l’UEFA l’année précédente, mais sur ce match, on a pu voir qu’on avait des lacunes sur le plan mental.

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Vous retournez au Milan neuf ans après la première fois, mais ça n’a plus rien à voir.
En 1982, le président était Farina, quelqu’un de naïf sans grandes ressources économiques et qui louait Milanello le week-end pour les mariages ! En 1991, j’ai été catapulté dans un club hyper organisé et projeté vers le futur. Il s’alignait au niveau des clubs de NBA et de foot US. Malheureusement, vu que mon jeu était beaucoup basé sur le contact physique et les duels, j’étais souvent blessé et j’ai peu joué.

Parmi ces quatre clubs, lequel donne le plus d'importance à son propre derby ?
Le derby de Milan est équilibré, les supporters vont au stade ensemble, la rivalité n’est pas violente. C’est différent pour celui de Turin, les conflits sont ancrés depuis longtemps et ça bataille beaucoup plus sur le terrain. Pour le Torino, c’est le rendez-vous de la saison à ne pas manquer.

Et concernant vos anciens coéquipiers ?
Quand j’étais à l’Inter, il y avait Giampiero Marini, champion du monde 1982, il était au club depuis presque dix ans, dans le bus sur le chemin du stade, il s’embrouillait avec les supporters du Milan qui le provoquaient dans leur voiture. Au Torino, c’était Paolo Beruatto, une fois, dans le couloir menant au terrain, il avait montré à Tardelli une photo de ce dernier s’entraînant avec des poids dans un gymnase et lui avait hurlé au visage « aujourd’hui, ce sera moi ton poids, je vais t’écraser ! » Quand je suis passé à la Juve l’année suivante, toujours dans le tunnel avant l’entrée sur la pelouse, il m’a tiré un coup de latte derrière le genou. Pourtant on était ami, on habitait dans le même immeuble.


Quel est votre pire souvenir du derby de Milan ?
Une défaite avec l’Inter contre le Milan de Sacchi. On avait été champion l’année suivante et on avait gagné le derby grâce à un de mes buts. Cette fois, on avait préparé le match différemment, en jouant leur jeu et on a d’ailleurs réussi pendant 30 minutes. On y croyait vraiment, mais on en a finalement pris trois dans la musette.


Et le meilleur ?
Un doublé avec le Milan lors du Mundialito alors qu’on était en Serie B. Deux jolis buts en plus.

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Pourquoi de nombreux anciens défenseurs de Serie A vous citent lorsqu'on leur demande quel a été attaquant le plus difficile à affronter ?
Vu que j’étais très bon de la tête, ils essayaient de limiter ma course d’élan au moment de sauter. C’était le marquage à la culotte, il n’y avait pas autant de caméras que maintenant, donc c’était simple pour eux de faire des coups en douce sans se faire gauler. Moi, j’essayais de me démener, je jouais des coudes, du coup, j’avais un style de jeu assez hargneux, oui.

Aujourd’hui, les attaques des deux clubs présentent des configurations différentes. D’un côté Icardi, valeur sûre et capitaine, de l’autre un turn-over continu.
Icardi n’a rien à apprendre dans la surface, plus dans la gestion de la phase de construction, des mouvements sans ballon, la phase de non-possession, mais il est en train de s'améliorer avec Spalletti. Au Milan, si tous les attaquants sont en forme, le titulaire est probablement Kalinić, il a 29 ans et il sait bien jouer pour son équipe. Mais j’aime aussi beaucoup André Silva, un joueur technique, une bonne finition, il doit mieux s’intégrer dans le collectif, mais il est jeune, il a le temps.


Dernièrement, les derbys milanais nous ont offert de beaux scénarios, ça a compensé un niveau de jeu souvent décevant.
Les dernières années de Berlusconi ont été difficiles, moins d’investissement, donc moins de bons joueurs, souvent des gars en fin de carrière ou quelques jeunes intéressants. L’Inter, elle, a connu Thohir qui n’était qu’un homme d’affaires avec un business plan, et il a effectivement gagné de l’argent. Maintenant, il y a Suning, et eux ont les moyens de ramener le club sur le devant de l’affiche.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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