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Septembre rouge au Zénith

Le Zénith a claqué 96 millions pour s’attacher les services de Witsel et Hulk en fin de mercato. Problème : depuis l’arrivée des deux stars, le club ne gagne plus. En interne, certains joueurs reprochent les écarts de salaires… Alors, révolution ?

Le 3 septembre dernier, le Zénith Saint-Pétersbourg officialisait les venues d’Axsel Witsel et Hulk, en provenance du Benfica et Porto. Montant total des deux opérations : 96 millions d’euros. Outre l’étalage de pognon, le club veut montrer ses ambitions sur la scène européenne. OK. Mais à peine un mois plus tard, on constate que depuis l’arrivée des deux starlettes, le Zénith n’a pas gagné un match. Une défaite à domicile face au Terek Grozny, qui lui fait perdre le fauteuil de leader du championnat russe (0-2), une humiliation en Ligue des champions face à Málaga (0-3) et un nul plus que décevant ce samedi face au modeste Krylya Sovetov (2-2). Pourquoi une telle méforme ? La réponse serait là, sous les yeux de tout le monde : les salaires de Witsel et Hulk feraient des jaloux. Deux éléments importants de l’effectif ont déjà été « invités » à rejoindre l’équipe de jeunes, en réaction à leurs remontrances inappropriées. Mais ils ne seraient pas les seuls à grincer des dents. Zoom sur un début d’insurrection.

Denisov et Kerzhakov déjà sanctionnés

L’info est tombée ce lundi, sur le site officiel du Zénith : Igor Denisov, milieu de terrain du club de Saint-Pétersbourg depuis plus de dix saisons, ira s’entraîner pour une durée indéterminée avec les jeunes : « Cette mesure est liée au fait que Denisov a lancé un ultimatum au club, et refusé de prendre part au déplacement sur le terrain du Krylya Sovetov. (…) Il a exigé que son salaire soit revu à la hausse. Le club avait déjà refusé ses demandes en mai 2012. Son salaire est l’un des plus élevés, si ce n’est du Zénith, mais de tout le championnat russe. Il est en adéquation avec son niveau, et lorsque le club lui a proposé une prolongation de contrat de deux saisons sur la même base salariale, le joueur a refusé. Le Zénith croit qu’en rompant son accord avec le club, Denisov fait preuve d’un manque de professionnalisme, se discrédite en tant que joueur du Zénith et de la sélection russe, et entache sa propre réputation. » Un message pour le moins direct. Et suivi dans la foulée d’un autre communiqué, bien plus court, concernant cette fois-ci l’attaquant Alexander Kerzhakov. Lui aussi ira s’entraîner avec les jeunes, en raison d’un «  comportement inapproprié » , du même ordre que celui de Denisov.

Pour leurs désirs d’augmentation, le Zénith n’a pas fourni d’explications. Mais en prenant soin de dire que Denisov s’était déjà plaint en mai dernier, il laisse aussi un gros indice. En souhaitant dissimuler le pourquoi du comment, le club vendrait presque la mèche. Car la presse russe, le spécialiste Sports en tête, est unanime : ces remontrances résulteraient de la situation contractuelle des deux nouveaux arrivants Hulk et Witsel, qui palpent respectivement 6,5 et 3 millions d’euros par an. Bien plus que leurs nouveaux coéquipiers, en somme. Pour résumer la situation, les deux bannis se seraient pointés dans les bureaux de leurs dirigeants en tenant ce genre de discours : «  Si lui gagne tant, je veux gagner tant. » Le genre de choses qui ne passent pas, forcément. Le problème, c’est que la situation est loin de s’arrêter là. Toujours selon la presse locale, d’autres joueurs partageraient la vision des deux révoltés : le gardien Vyacheslav Malafeev, le défenseur Alexander Anyukov et l’attaquant Vladimir Bystrov. En attendant d’apercevoir de nouveaux communiqués, ça ne sent vraiment pas bon pour la suite.


L’argent fait le malheur

Dans tout ça, le coach Lucian Spalletti a bien dû admettre que le chaos régnait désormais dans le vestiaire : «  C'est vrai qu'il y a de la nervosité dans l'équipe. Certains joueurs pensent que se mettre en colère est une bonne solution pour le club en ce moment. Ils doivent comprendre que ce comportement n’est pas approprié.  » Désormais 4e du championnat à quatre points du leader le CSKA, le Zénith va devoir trouver une solution rapidement. Mais comment calmer les esprits tourmentés par les écarts de salaire ? Bah, à part augmenter ou virer tout le monde, dur de trouver un compromis pour inverser la tendance sur les terrains. Quelque part, qui plus est, cette situation n’a rien d’étonnant. Un joueur comme Denisov, qui a tout donné pour son club formateur pendant une dizaine d’années, voit rouge lorsqu’il apprend qu’un nouveau venu gagnera trois fois plus que lui. Une incompréhension naturelle, dans le milieu. En tout cas, on peut affirmer que cette révolte est un acte fondateur dans la politique récente de clubs richissimes, qui du jour au lendemain, font cohabiter joueurs honnêtes et stars internationales. Une cassure peut se produire, et c’est ce qu’il se passe actuellement au Zénith. Alors est-ce que cette crise interne trouvera résonnance dans d’autres clubs ? Peut-être bien. En même temps, Saint-Pétersbourg y connaît quelque chose, en matière de révolutions.

Alexandre Pauwels
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