Sebastien Perez : « Paris est un bon outsider »

C'est la rengaine habituelle et supposée des supporters : « Faîtes ce que vous voulez dans l'année, mais les deux PSG-OM ou OM-PSG, vous les gagnez » . On a donc demandé à Sébastien Perez ce qui se passait après.

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Sébastien, en 2000, tu finis 15e avec l'OM, aux portes de la relégation, mais tu sors vainqueur des deux matchs contre Paris, comment ça s'est passé avec les supporters ?


L'aller, là-bas, nous avait bien aidés après un début de saison difficile. C'était pas évident parce que ça arrivait après un match de Champion's League. On était restés dans le Nord pour le préparer et on avait rejoint la Capitale au dernier moment. Sauf qu'il y avait des embouteillages et qu'on était arrivés juste trente minutes avant le coup d'envoi. Un petit échauffement et hop, on était déjà dedans. Comme quoi... Mais je garde un meilleur souvenir du match retour. Forcément puisque j'ai marqué...


C'était après avoir été fautif sur l'ouverture du score de Cristian en plus...


Ah ben ça je m'en souvenais pas tiens. Je préfère garder en mémoire les bonnes choses. Ce qui comptait vraiment pour ce match, c'était la mentalité ! Sur le premier ballon, on s'était dit : « On met la pousse » . Histoire qu'il y en ait un qui se rebelle, que le jeu s'arrête direct et qu'on puisse tous arriver derrière pour l'attroupement. Mais le plus fatigué de tous là-dedans, c'était Flo Maurice. Quand il a mis un brun au Parisien, il ne s'est pas arrêté et il ne nous a pas attendus. Vingt minutes après, c'est Jérôme qui se frite avec l'autre Leroy.


Les supporters vous ont laissé tranquilles après ça ?


Quand on gagne ce genre de matchs, où il y a de l'attente, ça permet de faire vibrer, de donner de l'émotion. On oublie alors plus facilement le quotidien de la saison (cette saison-là, Marseille avait notamment battu Manchester, Chelsea et le champion monégasque au Vélodrome, ndlr). Mais c'est vrai que j'aurais préféré finir champion.


Cette saison les deux équipes peuvent se battre pour le titre.


Paris peut faire un bon outsider, c'est vrai. Mais Lyon, malgré les difficultés actuelles, va revenir. Rennes, Lille, c'est pas mal aussi. Mais ce match, ce devait avant tout être un sommet pour les supporters. Ne pas les faire venir, c'est castrer le clasico. Quand tu te dis qu'en 2016, on est censés accueillir des supporters de toute l'Europe, ça fait drôle. Je trouve que ça perd un peu de son charme. La passion, c'est avant tout d'eux que ça vient.


On pourra toujours chambrer ses amis du camp d'en face par téléphone.


Bof, moi j'ai pas trop d'amis à Paris. Mais même entre joueurs, on ne se chambre pas. C'est plus entre nous qu'on est motivés, qu'on veut faire un gros match pour le public. Flo Maurice par exemple, il voulait ne pas faire le chaud, mais on était tellement dans le truc... Fallait nous voir en parler entre défenseurs, avec Blondeau et tous les autres poètes.


En même temps, il fallait bien ça. En face, il y avait Llacer...


Ouais, le genre de gars qui représentait le Paris de l'époque. Le genre de mec avec qui tu ne veux pas être copain...


En tant qu'arrière droit, tu penses quoi des débuts d'Azpilicueta à l'OM ? Et Kaboré à ce poste ?


Déjà, si Kaboré dépanne, je pense que son poste, c'est vraiment milieu de terrain. Azpi, il est jeune, il change de pays, de football. C'est pas facile, surtout qu'il a la pression du prix de son transfert. Mais il a le potentiel, ça se voit. Dans les duels notamment. Contre Zilina, il a débloqué son compteur passe déc, sérieusement, ça peut le lancer. Et puis dimanche, il va avoir un sacré test. Peut-être le plus périlleux en Ligue 1. Ah, ce Nênê ! Qu'est-ce que j'aurais aimé joué contre lui. Surtout dans les cinq premières minutes...

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