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  2. // Retour de Mourinho à Chelsea

Se remettre avec son ex, vraiment une bonne idée ?

C’est donc officiel : Jose Mourinho retourne à Chelsea. Le Special One, qui a déjà passé trois saisons là-bas entre 2004 et 2007, s’offre une deuxième chance avec les Blues. Or, l’histoire nous apprendre que retourner avec son ex n’est pas toujours une bonne idée.

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Ah, les exs. Intrigant. Attirant. Excitant. Se remettre avec, tenter de perfectionner ce qui n’avait pas marché. Tout le monde, ou presque, a déjà essayé. La plupart du temps, sans succès. Mais pas toujours. En 2012, le professeur Amber Vennum, de l’Université du Kansas, a pourtant été claire sur le sujet dans Psychologies Magazine : « Les résultats de nos études sont limpides : un couple qui se marie après avoir rompu au moins une fois a plus de chances de se séparer au cours des trois premières années de mariage » . Ca, c’est pour les relations amoureuses. Mais qu’en est-il des relations entre un entraîneur et son club ? Parfois une histoire passionnelle, faite de succès, de joie(s), de triomphes. Et qui laisse toujours de bons souvenirs, avec le recul. La séparation est parfois rude, dur à supporter. Et, lorsque les choses se passent mal, par la suite, on regrette celui qui est parti et avec qui on a vécu tant de belles choses. Même chose qu’au sein d’un couple, en fait. Oui, sauf qu’en football comme en amour, renouer des liens avec son ex n’est, en général, que peu bénéfique. Il y a des exceptions, bien sûr. Comme il y en a en amour, où des couples qui se sont séparés se mettent finalement ensemble pour de bon. De Lippi à Capello, en passant par Luis Fernandez ou Van Gaal, les deuxièmes chances sont rarement heureuses. Le Mou est prévenu.

Elever deux enfants différents

On pourrait citer de nombreux exemples. Celui de Marcello Lippi, avant tout. Le sélectionneur italien a mené l’Italie sur le toit du monde, en remportant le Mondial 2006. Il décide de partir sur ce triomphe. Mais derrière, Donadoni échoue et l’Italie implore le retour de Lippi. L’ancien coach de la Juve accepte et reprend les rennes de la Squadra pour le Mondial 2010. Résultat : un fiasco total et une élimination au premier tour, sous les critiques. Désormais, on se souvient de lui comme celui qui a emmené l’Italie tout en haut, mais aussi celui qui l’a faite tomber au plus bas. Les risques de la seconde chance... Louis Van Gaal aussi, avait bien foiré son retour. En 1998 et 1999, il remporte deux fois le titre de champion d’Espagne malgré les critiques de la presse espagnole, puis quitte le club. Trois ans plus tard, après un passage en sélection nationale, il revient en Catalogne. Un échec total. Sa deuxième aventure ne dure que 6 mois. Puis il est remercié. Il est arrivé la même chose à d’autres illustres techniciens qui ont voulu revenir sur les lieux de leurs premières amourettes.

Arrigo Sacchi, devenu roi avec le Milan AC au début des années 90, a totalement foiré son retour à Milanello en 1996, obtenant une piètre 11e place en championnat. Sven-Goran Eriksson, double vainqueur du championnat avec Benfica, est revenu à Lisbonne cinq ans après ses succès, pour ne rien gagner du tout et se faire dégager. Impossible aussi de ne pas penser à Luis Fernandez. Luis a tout gagné avec le PSG (champion de France, Coupe des Coupes, Coupe de France) entre 1995 et 1996, avant de revenir en 2000 et de ne rien gagner en trois ans. A part une Coupe Intertoto. Tout cela est parfois une histoire de pression trop grande. Lorsqu’un entraîneur gagne avec un club, qu’il s’en va, et qu’il revient, on attend évidemment de lui au moins aussi bien que la fois précédente. Si Mourinho a gagné il y a six ans, il doit pouvoir gagner aujourd’hui. Sauf qu’en six ans, les choses changent. Les joueurs changent, les moyens financiers changent, les rivaux changent.

C’est d’ailleurs un peu le même principe que pour deux parents qui élèvent leurs deux enfants. Combien de fois a-t-on entendu la phrase : «  Comment deux enfants peuvent-ils être si différents alors qu’ils ont été élevés par les mêmes parents ? » . Tout simplement parce que deux parents changent. On n’est pas le même à 25 ans qu’à 30 ans, pas le même à 30 ans qu’à 35 ans. On appréhende différemment les choses, on gagne en maturité, on aborde autrement les relations. C’est la même chose pour un entraîneur et une équipe de foot. Il aura beau s’agir du même entraîneur et de la même équipe, on ne pourra jamais reproduire deux fois la même chose. Celui qui veut retenter sa chance avec « une ex » doit impérativement voir ça non pas comme une deuxième danse, mais comme un nouveau défi.

Le bon exemple Heynckes


Un nouveau défi, donc. Une nouvelle aventure. C’est comme cela que certains entraîneurs ont abordé leur retour aux sources. Coco Suaudeau, par exemple, avait permis à Nantes de décrocher le titre de champion de France en 1982-83. Par la suite, il obtient des résultats moyens, et est remplacé par Miroslav Blazevic. Mais trois ans plus tard, en 1991, il est rappelé à la tête du club nantais. C’est une toute nouvelle équipe qu’il a à disposition, et qu’il va transformer selon ses propres codes. L’équipe des Loko, Pedros et Ouédec obtient le titre de champion de France en 1995, et atteint une demi-finale de C1 la saison suivante. Le Suaudeau-bis est un succès. «  L’équipe de 95 était moins forte que celle de 83 techniquement. Et l’option que j’avais choisie, c’était : bon, techniquement, on a des lacunes, mais il faut qu’on surprenne. Et on allait à mille à l’heure  » expliquait le coach dans une interview à SoFoot. Façon d’expliquer qu’au lieu de tenter de refaire la même recette avec des ingrédients différents, le coach a préféré faire une autre recette. Ca passe, ou ça casse. Mais au moins, pas de mauvaises comparaisons.

Le cas Heynckes est évidemment un modèle de réussite. Le coach allemand a entraîné trois fois le Bayern Munich au cours de sa carrière. Un vrai récidiviste. Sa première expérience est un frac succès, avec deux titres de champion d’Allemagne. Il revient au club près de 20 ans plus tard, mais ne reste aux commandes que trois mois, assurant l’intérim avant l’été. Pas une grande réussite. Mais après deux années à Leverkusen, Jupp revient encore à Munich. La première année semble maudite : le Bayern perd tout alors qu’il aurait pu tout gagné. La troisième ère Heynckes aurait pu être un fiasco. Mais le coach de 67 ans ne va pas se résigner. La saison 2012/13 se termine ainsi par un fabuleux triplé Coupe-Championnat-Ligue des Champions. On peut difficilement faire mieux. Evidemment, Mourinho espère plutôt un retour de ce type plutôt qu’un come-back façon Lippi. Il faudra être intelligent, en tentant de faire table rase de ce qui s’est passé entre 2004 et 2007. Hormis Terry, Cole, Cech et Lampard, il ne reste de toute façon plus grande monde de la version Mou 1.0. Mais l’avantage, lorsque l’on se remet avec son ex, c’est que la relation peut vite s’emballer en cas de nouveau départ explosif. Mourinho n’a plus qu’à renfiler son costard, se refaire une santé, et séduire à nouveau sa belle bleue. Pour le meilleur, ou pour le pire.

Eric Maggiori
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