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Scott Parker, le London Eye

A 31 ans, Scott Parker est en train de prendre à Tottenham une revanche sur la vie. Éternel espoir du football anglais, jugé comme le plus gros gâchis de la décennie outre-Manche, le natif de Lambeth réalise un excellent début de saison, chez lui, à Londres. Idéal à quelques mois de l’Euro.

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Scott Matthew Parker en Premier League, c’est un peu d’élégance dans un monde de brutes. Distingué, raffiné, presque coquet, ce Londoner et fier de l’être, est pourtant un homme de besogne. Fils illégitime, né de la rencontre entre le milieu de terrain italien façon rinascimento et le vilain anglais si cher à Guy Richie, Scott Parker restera comme celui qui a réussi à remettre la raie sur le côté au goût du jour. Sauf qu’au pays de James Bond, la simple facétie capillaire ne suffit pas. Surtout quand on est un espoir du football depuis son plus jeune âge. Depuis 2004 en fait, et son départ de Charlton vers Chelsea, le joueur de 31 ans est sous les feux des projecteurs. Incapable de s’imposer chez les Blues, il écoule rapidement le peu de capital indulgence que lui offraient les observateurs. Seul capitaine à bord d’un navire, nommé West Ham, à la dérive, l’Anglais décroche en 2011 le prix FWA de joueur de l’année. Mais là encore, il est chahuté par la presse internationale, qui parle plus de titre « par défaut » que de prix mérité. Une relégation et une belle crise de la trentaine plus tard, Scott le gâchis sonne l’heure de la revanche. A Londres, toujours, mais sous les couleurs de Tottenham, pour un petit bain de jouvence. « S’il y a eu un gros coup cet été, et dieu sait qu’il y en a eu, quand on repense à Sergio Agüero et aux autres, je dirai que Scott Parker est le coup de l’été. Harry Redknapp a vraiment joué un joli coup » . Et si Tony Pulis, entraîneur de Stoke City, ne mâche pas ses mots auprès du MirrorFootball, c’est bien parce que le numéro 8 des Spurs, l’œil de Londres, pourrait être l’œil de l’Angleterre à l’Euro.

Rugbyman chétif

L’amour entre Parker et le numéro huit ne date pas d’aujourd’hui. En fait, comme beaucoup de gamins anglais, le nabot de Lamberth était attiré par le rugby. « J’ai commencé ma carrière de rugbyman au poste de numéro 8. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête ! J’étais le plus petit de mon école. Du coup, j’ai joué demi de mêlée et arrière. La première année, j’ai adoré ça. Vraiment. Mais la deuxième année, mon père n’était plus très chaud. Il était inquiet du fait que je puisse me faire plaquer par des grands gaillards, et que je sois blessé. Il m’a dit : "Je ne veux pas que tu joues au rugby. Maintenant, il faut que tu te concentres sur le football" » confie t-il d’ailleurs au Daily Telegraph. Merci papa donc. Quoique. Si le jeune Scott obéit et se met au football, il ne s’éternise jamais à l’entraînement ou aux matches, de peur de rater les performances du quinze de son académie, où joue un certain Johnny Wilkinson. A Charlton, où il est formé, Parker évolue sous les ordres d’Alan Curbishley. Un homme qui se bat aujourd’hui, face aux tabloïds, pour que le talent de son poulain soit enfin reconnu, en club comme en sélection : « Je pense qu’au poste de milieu défensif, il est le meilleur. Nous avons vu l’impact que peuvent avoir des joueurs comme Makelele ou De Jong. Scott est le même type de joueur. Il est rapide, il récupère de nombreux ballons, il tacle… Nous pleurons en Angleterre pour avoir quelqu’un derrière Gerrard et Lampard. Pourtant, Scott lui, est là » . En chair et en os. A son avantage depuis son arrivée à Tottenham, Parker est encore suivi par sa réputation : ses bonnes prestations s’expliquent maintenant par la qualité de sa nouvelle équipe.

Un mec comme les autres


Il faut dire que si l’on oublie son rapide passage du côté de Chelsea, Tottenham est, de loin, la meilleure équipe dans laquelle Scott a foutu les pieds, et il le reconnaît volontiers : « C’est probablement la meilleure équipe dans laquelle j’ai joué. Prenez Gareth Bale, il a des capacités exceptionnelles. Kyle Walker et Benoit Assou-Ekotto sont incroyables, eux aussi » . Bien aidé par Luka Modric au milieu du terrain, Parker profite donc pour la première fois de coéquipiers talentueux. De là à dire que ce sont eux qui le rendent bons, le raccourci est grand. Honnête, avec les autres et avec lui même, Scott sait que ses performances actuelles lui offrent potentiellement un ticket pour l’Euro : « Je suis en bonne forme, mais je dois continuer pour avoir de bonnes chances d’aller à l’Euro. J’ai regardé le tirage au sort avec les doigts croisés » . En attendant, son nouveau statut et les nouvelles attentes qu’il suscite ne lui prennent pas la tête. Monsieur tout le monde revendiqué, il est plus soucieux des embouteillages que des jantes chromées de sa caisse : « J’ai les mêmes soucis que tout le monde. Je suis inquiet quand je dois prendre l'autoroute M25 ! Le Dartford Crossing (pont au-dessus de la Tamise, généralement embouteillé, ndlr)! Non, plus sérieusement, je suis sujet au stress au travail. Les gens n’imaginent pas que nous puissions aller mal, parce que l’on gagne beaucoup d’argent. L’argent ne fait pas tout. Je me soucie de ma famille, je me soucie de mon travail, de mes performances » . Et de sa coupe de cheveux. Mais c’est aussi ça, être coquet.

Par Swann Borsellino
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