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Scocco : « Des cocktails Molotov sur ma maison »

Meilleur buteur des deux derniers championnats argentins et nouveau joueur de l’Internacional de Porto Alegre, Nacho Scocco a une trajectoire très particulière dans le foot. Celle d’un bonhomme qui a toujours donné la priorité au fric, ce qu’il reconnaît sans problème. L'occasion de s'offrir un petit voyage entre le Mexique, la Grèce et les Émirats arabes unis.

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Toi aussi, tu as été formé à Newell’s. Et pour faire tes débuts en première division, tu as dû piquer la place d’un certain Mario Jardel.
Oui, c’était en 2004. C’est Mario qui débute la saison titulaire, mais l’entraîneur de l’époque, Américo Gallego, avait la particularité de puiser largement dans le centre de formation du club. Rapidement, il m’installe donc devant, et on finit champions. De beaux débuts.

La suite, c’est une vraie carrière de baroudeur. Le Mexique, la Grèce, les Émirats arabes unis…
J’ai beaucoup voyagé. Mon départ de Newell’s était un peu bizarre. Ce n’était pas vraiment ce que je voulais, mais le club traversait une crise institutionnelle avec le président de l’époque (Eduardo José Lopez, président de 1994 à 2008, particulièrement corrompu, ndlr). Nous, les joueurs, quand on avait une offre, on la saisissait parce qu’après on ne pouvait pas savoir s’il nous laisserait partir ou non. Tout s’est donc fait précipitamment. Je pars donc au Mexique, puis à l’AEK Athènes, puis aux Émirats. Je reconnais que mes choix ont été plus économiques que sportifs.

On imagine que ce sont trois championnats très différents.
Complètement, oui. Le championnat mexicain n’est pas très reconnu, mais il est très difficile, très compétitif. En Grèce, il y a au mieux quatre ou cinq équipes sérieuses, les autres étant plutôt concernées par le maintien. Ce n’est pas un championnat aussi compétitif que le Mexicain, tu vas jouer dans des stades bizarres, sur des terrains pas évidents. L’avantage, c’est que tu joues l’Europa League tous les ans.

Tu es performant à l’AEK. Tu ne reçois pas d’offres de championnats de plus haut niveau ?
Si, il y en a eu plusieurs, en Espagne et en Angleterre principalement. Mais ou le club ne les acceptait pas, ou je devais réduire considérablement mon salaire, et je n’ai jamais fait le pas. Finalement, je pars aux Émirats arabes unis la dernière année parce que le club commençait à subir pleinement la crise et entrait dans une période très compliquée institutionnellement et financièrement.

La crise, c’était comment ?
Très net. Moi, je m’en vais juste avant que tout explose, mais on le sentait venir. Au club, les paiements se faisaient de plus en plus difficilement, l’AEK me devait beaucoup, donc quand apparaît la proposition d’Al-Ain, économiquement très intéressante, la meilleure solution pour moi était de m’en aller.

Tu avais aussi reçu un petit avertissement des supporters…
De ce point de vue, le football grec ressemble beaucoup au foot argentin. Les supporters sont passionnés, parfois exagérément. Le jeudi, on se qualifie pour la finale de la Coupe, et le dimanche, on joue le Clásico contre l’Olympiakos, chez eux. Ce match a été très bizarre, c’était équilibré dans le jeu, mais ils marquaient à chacune de leurs occasions. Résultat, les choses tournent mal et on perd 6-0, un match très important pour les fans de l’AEK. Dans la nuit, quelques supporters viennent chez moi et balancent des cocktails Molotov. Mais il n’y a rien eu de grave.

Et les Émirats arabes unis, c’est une blague ou un championnat sérieux ?
C’est un championnat qui sort doucement de l’amateurisme. Beaucoup de joueurs ont deux boulots à la fois, ils jouent au foot et travaillent à côté. Pour changer la donne et le rendre plus attirant, ils achètent beaucoup de joueurs et d’entraîneurs connus. En y allant, je savais où je mettais les pieds. L’adaptation est difficile, mais là aussi on a été champions, donc ça reste une expérience sympa.

Niveau jeu, tu te baladais ?
Non, ce n’est pas si facile que ça. Tactiquement, ils sont encore très en retard. Mais nous, on avait un entraîneur roumain (Cosmin Olaroiu, ndlr) et un préparateur physique italien, qui travaillaient très bien et donnaient à l’équipe un style plus européen. C’est pour cela qu’on a fait une grande différence avec les autres équipes.

Et après un coup de fil de Martino, deux titres de meilleur buteur et un deuxième titre de champion avec Newell’s, te voilà à l’Internacional.
C’est un club important au Brésil, qui avec tous les titres de ces dernières années a gagné un respect au-delà des frontières. C’est un nouveau pays, une nouvelle expérience. J’essaye de m’adapter à la vie locale, au groupe, à la forme de jeu. Jouer avec Forlán qui est uruguayen et D’Alessandro qui est argentin rend les choses un peu plus faciles.

Tu as une particularité en Argentine : tu as porté une seule fois le maillot de la sélection, c’était à la Bombonera contre le Brésil, et tu as marqué deux fois en vingt minutes.
J’ai rentabilisé le temps que l’on m’a donné (rire). C’était un bon moment, que je n’oublierai jamais. Un match avec les joueurs locaux uniquement, mais le Brésil était solide avec Neymar et Fred devant. Jouer pour la sélection, c’est le rêve de tous les joueurs. Je suis réaliste, l’Argentine a en attaque les meilleurs joueurs du monde, mais en continuant ainsi, je peux garder l’espoir de rejoindre le groupe et pourquoi pas d’aller au Mondial.

Martino nommé entraîneur du Barça, ça t’a surpris ?
Ça m’a surpris oui, pas parce que je ne crois pas en lui, mais pour ce que représente le Barça, et pour la quantité d'entraîneurs prestigieux qui auraient pu être choisis. Mais il est là-bas parce qu’il le mérite, pour les résultats qu’il a obtenus et pour la qualité de son travail.

Propos recueillis par Léo Ruiz
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