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Schweini, c’est fini

Après un passage totalement raté à Manchester United, Bastian Schweinsteiger fait ses adieux à l’Europe et rejoint le continent américain. Si tout doit avoir une fin, celle de l’ancien Munichois méritait d’être moins cruelle et beaucoup plus belle.

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La nouvelle est donc tombée. Comme ça, sans qu’on s’y attende vraiment. En cette matinée du 20 mars 2017, les médias anglais et américains (la BBC et le Chicago Tribune, pour ne citer qu’eux) ont officialisé la chose : Bastian Schweinsteiger a signé un contrat d’un an pour le Chicago Fire, qui évolue en Major League Soccer. Ne resterait plus que la visite médicale pour que l’information arrive sur les comptes Twitter des clubs que le joueur quitte et rejoint. Schweini, qui arpente les terrains européens depuis 2002, soit l’année de sa majorité, s’en va. Et tout d’un coup, une petite boule de tristesse vient nous chatouiller la glotte.

Oublié des mois durant...


Bah oui, parce qu’on ne l’avait pas franchement vu venir, celle-là. On ne s’y était pas encore préparé, en tout cas. Bien sûr, personne n’avait occulté un départ de l’Allemand au-delà des frontières. Mais en réalité, le dossier Bastian était coincé tout en bas de l’armoire. On ne voulait pas s’y attarder, et on a fait semblant de l’oublier. C’est qu’on refusait d'abandonner toute forme d'espoir depuis janvier dernier. Le 29 du premier mois de l’année, tout le monde avait kiffé et s’était souvenu du bon vieux temps. Sorti du frigo par José Mourinho qui avait été très clair à propos du destin du joueur à Manchester United, Schweini goûtait de nouveau au bonheur simple mais concret d’une titularisation. Certes, ce n’était qu’un quatrième tour de Cup face à Wigan qui pensait d’abord à son maintien en Championship, mais être aligné dans une équipe de départ ne lui était plus arrivé depuis le 7 juillet 2016. Et encore, il s’agissait d’un match avec son pays - la demi-finale d’Euro perdue contre la France. Pour retrouver une trace de sa présence dans un onze type avec Manchester United, il fallait remonter au... 12 janvier 2016. Soit plus d’une année complète.

... et renaître le temps de 90 minutes


Ce 29 janvier 2016 donc, les fans de football ont kiffé. L’international de trente-deux ans avait envie et ses efforts étaient récompensés d’une magnifique passe décisive agrémentée d’un retourné acrobatique qui terminait au fond des filets. Quelques semaines plus tôt, Mourinho himself avait semblé avoir retourné sa veste à propos de son pestiféré préféré : «  Il a décidé de rester malgré les circonstances difficiles. Il a travaillé pour cela et a mérité de jouer cette semaine. J'aime les gens déterminés. C'est quelqu'un qui peut nous aider. » Rien n’était terminé, finalement. C’était sûr, les tribunes allaient pouvoir se délecter de cette qualité de passe si décisive, de cette frappe de balle si audacieuse, de cette intelligence de jeu si généreuse, de cette technique si léchée, de ce positionnement si influent. Le Schweinsteiger du Bayern de Munich n’était pas de retour, mais ses restes valaient le coup d’œil. Peut-être pas à Old Trafford, mais le Bastian avait fait remonter sa cote en 90 minutes et allait pouvoir rendre service ailleurs.


Et puis non, en fait. Malgré cette très belle performance, le Special One, qui observe attentivement le rendement de ses poulains à l’entraînement, ne lui a offert que 27 minuscules minutes de jeu depuis. Trop dur à digérer pour le vainqueur du Mondial 2014 qui, pour la première fois de sa carrière, ne pouvait trouver la solution à une énigme de toute façon impossible à résoudre. Alors non, il n’y a pas de quoi pleurer. Mais on aurait juste aimé que la fin de l’aventure européenne de ce grand monsieur ne se termine pas de cette façon, en eau de boudin. Et que son passage foiré à Manchester United soit compensé par une période un peu plus heureuse ailleurs, histoire qu’on ne finisse pas sur un échec.

Lui a préféré partir loin en prononçant quelques mots sur son compte twitter : « Je rejoins les Chicago Fire, un peu avec regret, puisque j’aurais aimé faire plus pour Manchester United. Mais il est temps pour moi de changer. Merci tout particulièrement aux fans pour leur soutien, je n’oublierai jamais. J’ai été fier de faire partie de l’équipe qui a remporté la FA CUP l’année dernière. Je voudrais aussi tout spécialement remercier les fans qui m’ont mis dans les meilleures dispositions, mais aussi le staff et mes coéquipiers. Je suis sûr qu’avec José Mourinho, Manchester United regagnera de nombreux trophées. Je vous souhaite le meilleur. » Au moins, le message d’adieu est classe. À l’image du bonhomme et de sa carrière.



Par Florian Cadu
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