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Scholes, "roux" motrice

Après plus de 15 ans au service des Red Devils, Paul Scholes tire sa révérence. Le milieu de terrain se retire avec un palmarès XXL et cette image de génie sous-côté. Une page se tourne à Old Trafford.

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« Je ne suis pas un homme qui parle beaucoup, mais je peux dire honnêtement que jouer au football a été tout ce que je voulais faire, et avoir eu un carrière aussi longue et remplie de succès est un grand honneur. Ça n'a pas été une décision que j'ai prise à la légère, mais j'ai le sentiment que c'est le bon moment pour moi d'arrêter ma carrière. Avoir fait partie de l'équipe qui a aidé le club à remporter un 19e titre est un grand privilège » . Les mots sont signés Paul Scholes sur le site officiel de Manchester United. Le couperet est tombé. Après Gary Neville en janvier, c'est une autre légende du club qui prend sa retraite. Au-delà de son palmarès hors norme (dix titres de champion d'Angleterre, deux Ligues des champions, trois Cup, deux Carling Cup, une Coupe Intercontinentale et une Coupe du monde des clubs) et de ses pions (plus de 150 depuis 1994), le numéro 18 laisse l'image d'un joueur habité par des démons. Ceux du beau jeu tout d'abord, mais également ceux de la violence. On parle d'un mec capable de distiller dix transversales de 60 mètres dans la course de ses potes avant d'aller découper à la scie sauteuse le milieu de terrain adverse. C'est un peu ça Paul Scholes. Un génie incontrôlable. Pas pour rien que son premier surnom fut le "Cantona Roux". Le génie, ça s'éparpille. Toujours.

Peut-être que sa dégaine de responsable de supermarché a joué contre lui. Derrière sa pigmentation de rouquin, personne n'osait imaginer qu'une telle technique sommeillait. Même Zinedine Zidane se paluchait sur le numéro 18: « Mon adversaire le plus fort ? Scholes. Il est sans conteste le plus grand joueur de sa génération » . Mieux, en février dernier, Xavi adoubait Scholes dans une interview parue dans le Daily Mail en assurant que l'Anglais était « le plus grand milieu de terrain que j'ai vu dans les 20 dernières années. Il est spectaculaire, il a tout : la dernière passe, les buts, il est solide, il ne perd jamais la balle, il possède un vision du jeu. S'il avait été espagnol, il aurait surement eu une exposition médiatique plus conséquente » . Pas faux. Véritable plaque tournante du milieu mancunien, il aura été de toutes les campagnes victorieuses. Avant d'être un bon joueur, Scholes est avant tout un gagneur et un gagnant. Le beau geste au service de l'expression collective.Toujours.

L'éloge du silence

Finalement, tout le monde s'accorde pour placer l'ancien international anglais dans la catégorie des joueurs hors-norme. A l'image d'un Didier Deschamps en France, le lascar n'était pas très médiatique. D'une parce qu'il est moche et qu'il n'aimait pas parler à la presse. De deux parce que le British a toujours préféré apporter sa réponse sur le terrain. Comme lorsqu'il envoie son Manchester en finale de C1 par une magistrale reprise de volée contre le Barça en 2008. Il est comme ça Scholes. Silencieux et efficace. De toute façon, son palmarès parle pour lui. Il a surtout ouvert une brèche. Une fissure dans laquelle les milieux récupérateurs-créateurs-buteurs étaient une marque déposée. Les Pirlo, Xavi, Gerrard, Lampard, Iniesta, Fabregas sont de cette trempe. Leur muse était rousse et courte sur pattes.


Ce n'est pas pour rien que Ferguson a tenté, année après année, de retarder son départ à la retraite. Mais le poids des années commençait à faire son œuvre. A 36 piges, Paul Scholes ne suivait plus le rythme. Son dernier match restera cette finale perdue contre Barcelone à Wembley samedi dernier. Un départ qu'il faudra combler sur et en dehors du terrain. Même les plus jeunes ont cette adoration pour le mancunien. Suffit de voir l'hommage rendu par Jack Wilshere sur son compte Twitter: « Je suis triste d'entendre que Paul Scholes se retire, quel joueur ! C'est la super classe et un super modèle pour tous les jeunes milieux de terrains anglais ! » . Un Wilshere qui n'avait que deux ans à peine quand Scholes effectuait ses débuts en Premier League. Preuve, s'il en fallait, de l'universalité du milieu de terrain. Scholes manquera également aux plus anciens. « C'est un joueur vraiment incroyable qui va nous manquer, avance d'ailleurs Ferguson sur manutd.com. Paul a toujours été pleinement attaché à ce club, et je suis heureux qu'il rejoigne le staff technique la saison prochaine. Il a toujours été une source d'inspiration pour les joueurs de tout âge, et nous savons que cela continuera dans son nouveau rôle » . C'est un peu ça United. Les grands joueurs ne partent jamais vraiment. A l'image d'un Gary Neville ou d'un Brian McClair avant lui, Scholes intègrera le staff l'année prochaine. A défaut de ne plus régaler sur le pré, il continuera à insuffler sa gniaque lors des entraînements. Ainsi, comme toujours, le rouquin se fera remarquer par son absence.

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