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  2. // Schalke 04/FC Valence (3-1)

Schalke en quarts

Bousculé en première période, et même éliminé pendant vingt-trois minutes, Schalke a trouvé son salut grâce à l'inconnu, Mario Gavranovic et à Jefferson Farfan.

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Ricardo Costa se plaît à Gelsenkirchen. Fouler la pelouse de la Veltins Arena lui rappelle qu'il y souleva la Ligue des Champions 2004 avec le FC Porto, et qu'il peut afficher au CV une demi-finale de Coupe du Monde, quand le Portugal bouta les Anglais hors du Mondial allemand. Dans la Ruhr, le rude défenseur lusitanien se sent un peu comme chez lui, et c'est sans demander la permission qu'il se pointe dans la surface pour ouvrir le score à la 17e minute. Un but venu du couloir droit, comme à l'aller, et inscrit dans la même minute. Pas besoin cette fois d'un recours à un quelconque dédoublement, Mehmet Topal se chargeant seul de faire valser son garde du corps de deux feintes fatales avant d'envoyer son centre dans la trogne de Costa pour refroidir les 65;000 supporters allemands.

La naïveté ou la négligence de la défense allemande frappait sur cette action où le défenseur portugais se trouvait esseulé aux six mètres, serré d'aussi près qu'un gringalet dans un marcel. Déjà, à la huitième minute, Jérémy Mathieu avait été trouvé seul à l'entrée de la surface par Joaquin sur un corner joué au bluff, mais la frappe du Français avait échappé au cadre. Désormais épris de doute, Schalke ne parvenait plus, pour son plus grand malheur, à porter le danger au moment même où il nécessitait un but, alors qu'un score nul et vierge faisait son bonheur au coup d'envoi. Titularisé à une seule reprise cette saison, le jeune Suisso-Croate Mario Gavranovic se montrait trop emprunté pour épauler efficacement Raul, et faire oublier l'absence d'Huntelaar. Trouvé plein centre de la surface il avait ainsi envoyé sa tête directement sur Guaita avec la conviction d'un poussin (14e).

Gavranovic allait pourtant prendre les habits de sauveur d'un Schalke 04 en perdition. D'abord en allant chercher un coup-franc plein axe à 20 mètres que Farfan enroulait magistralement dans la lucarne (40e). Puis, en profitant d'une frappe du Péruvien dans un cafouillage pour arracher le ballon au ras des gants de Guaita et l'envoyer embrasser les deux poteaux avant de franchir doucement la ligne sous le regard désespéré des défenseurs ché. Après avoir bafoué leur premier acte, les hommes de Magath, relancés par le but de l'ailier péruvien et sans doute par un discours musclé de l'ex-coach du Bayern au repos, se comportaient enfin en maîtres des lieux. Davantage décidés, mais pas vraiment plus dangereux, le deuxième but décisif constituant l'exception. Les vice-champions d'Allemagne frissonnaient même à répétition sur les contres espagnols.

La Veltins Arena manquait notamment de s'asphyxier quand Aduriz se présentait seul devant Neuer, mais le portier de la Mannschaft sauvegardait la qualification. Aligné seul devant, dans un 4-2-3-1, où Joaquin et Mata étaient chargés d'ambiancer les ailes, Aduriz recevait le renfort de Soldado à la 65e, mais sortait dix minutes plus tard pour laisser sa place à Jonas. Emery bougeait également ses pièces au milieu en rappelant Banega pour lancer Tino Costa. Mais à l'exception de l'apport de la vista de l'ex-Montpélliérain, les mouvements dans l'équipe valenciane semblait davantage brouiller le collectif plus qu'il ne le relançait, comme au match aller. Costa parvenait toutefois à trouver d'un service d'élite, Jérémy Mathieu, qui s'effondrait au moment d'ajuster Neuer (86e).

Toujours avec Gavranovic, Schalke manquait de tuer le match quand Ricardo Costa, tellement à l'aise à la Veltins qu'il avait visiblement enfilé les chaussons, manquait son renvoi et laissait le Suisse s'envoler vers le but (80e). Sa frappe en force se fracassait sur le montant gauche de Guaita. Pour parachever son œuvre, Gavranovic s'offrait une gourmandise dans le temps additionnel en tentant un lob de 40 mètres, au lieu de s'en aller jouer un trois contre un avec ses acolytes. Il touchait un nouveau montant, la barre cette fois. Finalement, c'est Farfan qui réalisait le doublé dans la dernière minute, d'un piqué sur Guaita abandonné par sa défense (94e). Absent cette fois du tableau de marque, Raul aura encore l'opportunité de conforter son statut de meilleur buteur de la Ligue des Champions en quarts de finale. Et Schalke de s'offrir son quart d'heure de gloire au milieu d'une saison sans relief.

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putain l'arret de Neuer sur le (presque) 2-2 !!!!! olala
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