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Savoir dire stop

Complètement à la rue, la défense de l’OM a notamment été plombée par un duo Fanni-Évra qui commence sérieusement à manger les pissenlits par la racine. Aimer, c’est bien, mais s’en aller est parfois la plus belle des preuves d’amour.

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Il y a ça de périlleux avec l’expérience qu’elle est parfois ratée. À trente-cinq ans, Rod Fanni a de la bouteille et c’est en partie pour cela que Rudi Garcia l’a catapulté sur la pelouse du Vélodrome se faire martyriser par les jeunes loups parisiens. Mais parfois, la bouteille est bouchonnée. Ex-grand cru, Patrice Évra, également de la génération 1981, le sait mieux que quiconque, lui qui est en train de saborder son appellation d’origine contrôlée. En pré-retraite franchement honorable du côté de la Juventus, l’international français aux cinq finales de Ligue des champions (une victoire), a peut-être poussé le vice un peu trop loin. Car, comme le chantait Florent Pagny, apprendre à aimer, c’est aussi apprendre à s’en aller.


Et s’il répète « aimer ce jeu » à longueur de vidéos Instagram, force est de constater que le jeu aime de moins en moins Patrice Évra qui, comme Rod Fanni, devrait accepter un constat amer : à un âge où la sagesse devient votre principale qualité, savoir s’arrêter et partir la tête haute est à la fois la chose la plus dure, mais aussi la plus respectable. Car ce dimanche soir, comme trop souvent depuis quelques semaines pour l’un et depuis le début de la saison pour l’autre, Patrice Évra et Rod Fanni ont montré que le poids des années cause parfois des scolioses.

De l'importance de contempler


Alors oui, il restera ce but et le lien facile entre la pétanque et le patronyme de Rod. Mais après la sortie de Patrice Évra, il n’y avait peut-être pas un Marseillais qui méritait moins de marquer que Fanni. Rapatrié au club après un communiqué qui disait à moitié que l’OM souhaitait récupérer Fanni pour ses talents de DJ dans les vestiaires, le latéral droit reconverti défenseur central ne donne aucune garantie défensive depuis, que ce soit à la relance, au marquage et dans les couvertures. Peut-être Rudi Garcia s’est-il rappelé que le seul véritable fait d’armes de l’ancien Rennais contre le PSG était d’avoir empêché Lucas de marquer un but d’anthologie au Parc des Princes.

Vidéo

Peut-être que Dória et Rekik sont vraiment médiocres. Toujours est-il que ce dimanche, plus que jamais, Fanni a prouvé qu’il était tout au plus une solution d’appoint.



Mais que dire de celui qui portait ce soir le brassard de capitaine devant plus de 65 000 Marseillais ? Titularisé malgré une légère gêne si on en croit les propos de Rudi Garcia au micro de Laurent Paganelli à la pause, Patrice Évra n’est resté que 45 minutes sur la pelouse. Suffisant pour, en vrac : être en retard sur le premier but de Marquinhos, balayer Lucas Moura, se télescoper avec Rolando et offrir une occasion de but au même Lucas, envoyer une relance dans l’axe qui débouche sur le deuxième but et ne donner aucune garantie défensive. Suffisant pour que les mauvaises langues qui ont comparé son arrivée à celle de Bixente Lizarazu surfent sur la vague du désamour naissant autour du latéral gauche. Finalement, vu qu’il paraît que c’est dans les plus grandes déroutes qu’on tire les plus grands enseignements, l’OM apprendra peut-être ce dimanche soir à dire stop. Pas un stop à l’expérience, mais un stop à l’enthousiasme ambulant depuis la reprise du club par Frank McCourt. Car, depuis l’arrivée de l’Américain, à Marseille, on a encensé des joueurs dont on n'était pas sûr, pensé battre des équipes auxquelles on était finalement inférieur, félicité un coach qui a dû à deux reprises déjà effectuer des changements au bout d’une demi-heure de jeu et communiqué un peu trop autour d’un Classique qui s’annonçait compliqué. Oui, savoir dire stop, c’est aussi savoir contempler. Une condition sine qua non pour progresser et bâtir un projet.

Par Swann Borsellino
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