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Saviola : « Tu sors d’où petit lapin ? »

Depuis son exil doré en Andorre, l'ancien attaquant de River Plate, Barcelone, Madrid et Monaco parle avec une certaine nostalgie de ses glorieuses années. Et entame sa reconversion sur le banc. Entretien saviolesque.

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Après avoir voyagé un peu partout, tu habites maintenant à Andorre. Pourquoi ce choix ?
Je crois que c'est un lieu très agréable pour y vivre. Un pays très sûr qui te permet de vivre dans la nature. Pouvoir me balader dans le centre-ville tranquillement, c'est aussi un luxe en tant qu'ex-footballeur. Mais je veux d'abord que mes fils grandissent en totale sûreté et ici, c'est possible.

À quoi ressemblent tes journées ?
La semaine, je passe mes diplômes d'entraîneur après avoir emmené mes fils à l'école. En fait, c'est un peu comme bosser : dès que le week-end arrive, on profite des espaces naturels alentours. On va au lac ou à la montagne. Andorre est vraiment un pays magnifique et tranquille.

Tu n'as que 35 ans et ça fait déjà un an que tu as pris ta retraite. Est-ce ta longue carrière qui a influencé ce choix ?
D'une certaine façon, oui. Avoir commencé si jeune, ça fait long. J'ai fait mes débuts avec River Plate à seize ans et, depuis ce jour, j'ai toujours joué au haut niveau, et plus je grandissais, plus ma compétitivité augmentait. Je sentais l'obligation de lutter toujours pour gagner et, donc, faire de mon mieux en toutes les occasions.

Ta carrière s'est déroulée dans six championnats différents, de l’Argentine à la Grèce. Pourquoi ce côté vadrouilleur ?
C’est sûrement une conséquence de mes inquiétudes, de vouloir toujours découvrir des émotions et des sensations différentes. On parle aussi de championnats très compétitifs.

Commençons par River Plate, le club de ta vie...
Mon début a été inoubliable et ça reste le meilleur souvenir de ma carrière. J’ai toujours dans ma tête l’image de Ramón Díaz qui me demande d'aller m'échauffer pour entrer sur le terrain. J’étais complètement bouleversé au niveau émotionnel. Je n’avais fait que quatre entraînements avec l'équipe première de River...

Tu entres et tu marques après quelques minutes...
Incroyable ! Le début de mon rêve avec mon club. Un moment que je n’oublierai jamais dans ma vie.

Trois ans et 45 buts plus tard, tu rejoins un FC Barcelone qui n'était pas encore si puissant.
C’est vrai, il n’avait pas encore la dimension qu'il a aujourd’hui. Mais tu pouvais déjà voir le potentiel de plusieurs joueurs. Il y avait pas mal de jeunes qui venaient de la cantera et j’avais noté un certain style de jeu à la base. Après, le système a progressé et avec patience, ils ont obtenu de grands succès.

Un an après toi, Juan Román Riquelme arrive au Barça. Comment tu t’entendais avec un symbole de Boca Juniors, rival éternel de ton River ?
Je peux t’assurer qu’on ne parlait pas souvent de Boca et River, mais on partageait notre vie à Barcelone au quotidien. Simplement, je prenais un énorme plaisir à jouer avec lui et je profitais de ses passes décisives. Il avait une qualité de jeu extraordinaire, c’était un vrai privilège de partager le vestiaire et le terrain avec lui.

Après Riquelme, voilà Ronaldinho...
« Ronaldinho avait de la magie dans ses pieds. Un talent inoubliable et unique. »
Quel joueur ! Je n’oublierai jamais un but face à l’Espanyol. C’est un moment incrusté dans ma mémoire : Ronnie me fait une passe impensable avec le talon sans presque regarder où j’étais ! Ronaldinho avait de la magie dans ses pieds. Un talent inoubliable et unique.

Après le Barça, tu débarques à Séville, et avec toi, l’équipe gagne sa première Coupe de l'UEFA.
Un merveilleux souvenir. C’était le centenaire d’un club qui n’avait jamais rien gagné. Encore aujourd’hui, quand je passe à Séville, les gens me saluent avec beaucoup d’amour.

Pendant la Coupe du monde 2006, l’Argentine marque un but incroyable face à la Serbie. Tu as pris part à cette action historique...
Quel but ! Une action spectaculaire dans laquelle tous les Argentins ont touché le ballon. Le but arrive juste après un un-deux entre moi et Riquelme. Je vois « el Cuchu » (Cambiasso, ndlr) qui entre dans l’axe, je lui donne le ballon et après c’est lui qui, après une talonnade de Crespo, marque. Un vrai golazo.

Vidéo

Plus tard, l’Argentine sort contre l’Allemagne en quart de finale. C’était la première fois du tournoi que tu restais sur le banc pendant tout le match...
Ce fut dur. On s'est fait éliminer après avoir très bien joué. On était une équipe complète et compétitive, mais ça n'a pas suffi.

Plusieurs personnes ont dit que la faute en revenait à José Pékerman, qui, pendant que vous meniez 1-0, avait sorti Riquelme, idéal pour garder le ballon, pour donner de la place à Cambiasso...
Il ne faut pas penser à ces choses-là. On était une équipe préparée pour gagner. Après, les circonstances ont été défavorables. Le foot, c’est comme ça.

Après cette Coupe du monde, tu n’as plus jamais été convoqué par l’équipe d’Argentine. Tu as été déçu ?

Bien sûr. On veut toujours jouer dans l’équipe de notre pays. Mais l’Argentine a une énorme quantité de footballeurs de haut niveau, donc tu n’as jamais ta place assurée.

Lors de l’été 2007, tu passes du Barça au Real Madrid. Pourquoi ?
Je terminais le contrat avec le Barça, et le Real est venu me chercher. J’ai toujours mis la priorité sur ma carrière et donc je suis parti pour Madrid. Mais les Barcelonais ne m’en voulaient pas. Encore aujourd’hui, quand je suis à Barcelone, ils me demandent de prendre une photo et ils me traitent avec grand respect.

Quels sont tes souvenirs de ta période à l’AS Monaco ?
Des très bons souvenirs. On avait terminé troisième en Ligue 1, c’était une équipe très compétitive qui avait gagné son groupe en Ligue des champions. J’ai encore une bonne relation avec des coéquipiers de cette époque. Et ce fut un vrai plaisir de pouvoir être entraîné par Didier Deschamps, un coach excellent.

Tu penses quoi de Kylian Mbappé ?
Il est sans doute un des attaquants avec plus de projection actuellement. Il est très jeune et il sera convoité par les meilleurs clubs du monde, même si la saison actuelle de Monaco a démontré que les Monégasques sont aussi à un grand niveau.

On dit souvent que les supporters en Argentine sont uniques. Mais tu as joué en Grèce aussi...
« Je n’oublierai jamais le jour où je suis arrivé à l'Olympiakos : les supporters m’ont accueilli devant les bureaux du club avec des feux et en chantant. »
Ouh les supporters en Grèce sont terribles ! Les gens vivent le foot avec beaucoup de passion et ils te transmettent leur ardeur sur le terrain. Je n’oublierai jamais le jour où je suis arrivé à l'Olympiakos : les supporters m’ont accueilli devant les bureaux du club avec des feux et en chantant. C'était plutôt spectaculaire.

Si tu devais retenir un seul but ?
C’est vraiment compliqué de choisir un moment ou un but. Mais je crois que je vais choisir celui de mes débuts avec River.

Et le gardien qui t’a le plus marqué ?
(Rires) Sans doute le Mono Burgos. C’est lui qui m’a appelé « Conejo » (lapin en espagnol, ndlr) pour la première fois. C’était pendant un des premiers entraînements avec l'équipe première de River. Je lui pique le ballon, il me regarde et il me dit : « Tu sors d’où, petit lapin ? » , car j’étais rapide et il ne m’avait pas vu. Et finalement, tu peux t’imaginer comment termina cette action...

Propos recueillis par Antonio Moschella
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