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Saviola à River, pourquoi ça ne marche pas ?

Neuf matchs, aucun but, une adaptation très (voire trop) lente. Depuis son retour à River Plate, le bilan de Javier Saviola est catastrophique. Alors que les supporters perdent patience, une résiliation de contrat en décembre a même été évoquée. Mais qu'est-ce qui cloche ?

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Nous sommes le jeudi 9 juillet 2015. Sur la pelouse de Tigre, Javier Saviola – accompagné de Lucho González – fait son grand retour à River Plate, quatorze ans après. Depuis, les fortunes sont diverses. L'ancien Marseillais a inscrit un but somptueux contre Estudiantes La Plata et côtoie plus souvent l'infirmerie que la pelouse du Monumental. « El Conejo » , ancien du Real et de Barcelone, est revenu pour concurrencer Mora et Alario, et remplacer Teófilo Gutiérrez. Et il déçoit. Si le physique suit malgré une logique perte de vitesse – Saviola a 33 ans et a joué une quinzaine de matchs avec le Hellas Vérone la saison passée – le joueur formé chez les « Millonarios » galère. Le bilan est alarmant : en neuf matchs, Saviola n'a toujours pas marqué. Pire, le petit avant-centre est devenu la quatrième option derrière Pity Martínez, Driussi et Viudez. En Argentine, une résiliation de contrat a même été évoquée pour décembre, après le Mondial des clubs. Mais pourquoi ce retour ne fonctionne pas ?

Il faut sauver le soldat Javier


Javier Saviola a rapidement répondu aux inquiétudes des supporters de River : « Je n'ai jamais pensé à quitter le club. Le jour où je partirai, ce sera une décision personnelle. Pas celle d'un journaliste qui balance ça en l'air. » Jorge Brito, vice-président du club récent vainqueur de la Copa Libertadores, a soutenu l'ancien international argentin : « Javier vit une situation d'adaptation totalement logique. Et il n'a pas l'intention de partir. » Tout comme Pablo Aimar – qui a raccroché les crampons sans s'adapter à ce football bien trop exigeant pour son corps fragile – Saviola semble perdu dans un championnat argentin où l'on joue à gagner ou mourir. Pour Aimar, c'est une blessure qui a accéléré la retraite. Un départ qui a particulièrement touché Saviola : « Nous sommes toujours en contact. Pablo est une idole, un homme important de River. »

Pourtant, la philosophie de jeu de Gallardo devrait profiter à l'ancien du Benfica : « Gallardo a cette capacité de modifier le système de jeu. Il sait faire les changements appropriés. Saviola va forcément trouver sa place » , affirme Brito. Après son meilleur match depuis son retour (lors de la victoire 1 à 0, face à Crucero del Norte, dimanche dernier), le « Muñeco » clamait haut et fort sa confiance : « J'aurais aimé que Javier marque. Cela va venir. Il a eu beaucoup d'opportunités. Le plus important, c'est qu'il se sente bien. Le but va arriver, c'est certain. » Bref, un soutien moral infaillible.

Relation compliquée avec les supporters


Sur le terrain, Javier Saviola n'est que l'ombre de lui-même. En neuf matchs, le « Conejito » a frappé seulement six fois au but. Les supporters ont seulement pu apercevoir les beaux restes de l'attaquant qui a quitté le club de Nuñez en 2001. Lors de la Suruga Bank face au Gamba Osaka, Saviola s'est illustré avec un délicieux petit pont.


Le reste est proche du néant. Une sécheresse qui fatigue les supporters de River Plate. Ovationné lors de son retour au Monumental, Saviola a longtemps entretenu une relation tendue avec les fans de River. En 2013, lors du jubilé d'Ariel Ortega, le buteur a été conspué par le public. Une grosse partie des « hinchas » de River lui reprochait un manque d'amour du maillot. En effet, Saviola a souvent été consulté par la direction du club pour revenir. Mais ses choix de carrière souvent infructueux l'ont emmené à Málaga, à l'Olympiakos, et au Hellas Vérone. Contrairement à Cavenaghi, revenu lors de la pire période du club en seconde division, Saviola a signé son grand retour, alors que River Plate disputait déjà les demi-finales de la Copa Libertadores. Une sorte d'opportunisme peu au goût des supporters. D'ailleurs, Saviola a ajouté à son palmarès la Copa Libertadores en jouant cinq minutes en demi-finales, face à Guaraní.

Alors que le retour de Carlos Tévez à Boca Juniors est une réussite, une question se pose. River Plate a-t-il bien fait de faire revenir un joueur en fin de carrière et sur la pente descendante ? Les cas Pablo Aimar, et dans une moindre mesure, celui de Lucho González, montrent que le retour des idoles déchues n'est absolument pas fructueux. Des retrouvailles difficiles, entre défi professionnel et appel du cœur. Reste à voir si celui du « Petit Lapin » va tenir.

Par Ruben Curiel
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