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Sauget : « Lille a le plus beau jeu de L1 »

Véritable cadre de l’effectif sochalien, David Sauget, 35 matchs de Ligue 1 la saison passée, est sorti épuisé d’une année extrêmement difficile pour le FC Sochaux-Montbéliard. Les batteries bien rechargées, il évoque, avec le recul, les raisons du renouveau doubiste.

Les vacances ont été bonnes ?

Ouais, on est partis en famille. Je me suis fait un petit Club Med avec les enfants, tranquillement. Y a le baby-club là-bas. Tu crois que t’es tranquille, mais au final, ils préfèrent être avec nous qu’avec les inconnus…

Après la saison difficile que Sochaux a connue, les vacances ont du faire beaucoup de bien…

Ça a fait vraiment beaucoup, beaucoup de bien. D’autant plus qu’au bout, on a su décrocher le maintien. Le soulagement a été grand et la joie encore meilleure que la saison passée quand nous avons décroché la cinquième place et la qualification en Europa League.

On est content de voir le bout de ce genre de saisons ?

Là, c’est super bon quand ça s’arrête. On ne s’en rend pas forcément compte, mais ce genre de saison, c’est très très éprouvant sur le plan physique et surtout sur le plan mental. Ça fait du bien d’avoir une coupure, de profiter et de pouvoir oublier totalement le football.

Tu as connu deux joies bien distinctes en deux années, entre la qualification inattendue en Europa League et le maintien à la dernière seconde. Le maintien est encore meilleur ?

Vu la situation dans laquelle on était et la tournure des événements, oui. On nous avait enterré en Ligue 2, tu sais. Dans le vestiaire, la joie était plus forte que lors de la qualification en coupe d’Europe. Attention hein, au départ, on n’était vraiment pas partis pour vivre une saison comme ça, et il ne faut pas croire qu’on était fiers de nous. Simplement, les choses ont été ce qu’elles ont été, et quand, après une lutte aussi âpre, tu sors vainqueur, tu es content. C’est normal. On voulait absolument sauver le club, sauver ses salariés et représenter la région. On a tous pris conscience de cela et on a réussi à relever la tête. Si le comportement de la première partie de saison avait été le même que lors des deux derniers mois, l’exercice 2011-2012 aurait été tout autre.

L’arrivée d’Éric Hély a été le facteur déclencheur de cette remontée ?

Oui, bien sûr. Si on est en Ligue 1 à l’heure actuelle, c’est grâce à lui et ses adjoints. L’électrochoc s’est fait, on a tous pris conscience de la situation. L’investissement des joueurs a été différent et on se rend compte qu’avec ça, en dépit des blessés et des suspensions, on s’en sort. C’est là que tu vois l’importance de l’état d’esprit et de l’engagement. Parce qu’Éric Hély, quand il est arrivé, il n’avait plus Kevin Anin, il n’avait plus Damien Perquis, il n’avait pas Jérémie Bréchet ! La tâche était plus compliquée ! Mais au lieu de penser à sa petite personne, tout le monde a pensé au groupe. On a pris conscience que des gens allaient peut-être être au chômage si on descendait et on a tous tiré dans le même sens. Quand tout un groupe est dans la même dynamique, c’est plus simple.

Avec le recul, comment tu expliques les différences fondamentales entre les deux dernières saisons vécues par le club ?

On a perdu des joueurs importants entre les deux années. Ideye Brown ou Maurice-Belay, qui étaient capables de faire la différence à tout moment. Je pense que l’équipe était un peu moins bonne la saison passée. Le comportement non plus n’était pas à la hauteur.

Sochaux a été assez discret sur le marché des transferts et ce, malgré le départ de Marvin Martin. Tu es inquiet ?

Il n’y a pas de grands noms qui sont arrivés au FC Sochaux, mais on a un groupe homogène, avec de bons footballeurs, mais aussi et surtout des bons mecs, prêts à bosser. Je pense que le recrutement a été intelligent pour que l’on continue sur la même dynamique que la fin de saison passée.


Objectif maintien donc, la saison prochaine ?

Depuis que je suis arrivé, on joue le maintien. Guy Roux a joué le maintien toute sa vie, hein ! En visant cela, on a décroché une superbe cinquième place il y a deux ans, puis on s’est sauvés au dernier moment la saison passée. C’est dur de se situer ! On va essayer de faire au mieux.

Pour ça, il faut se préparer au mieux. La préparation n’est pas trop difficile ?

Honnêtement, c’est toujours pareil : on sait que c’est dur, on souffre, et on essaye de se dire que c’est pour la bonne cause ! Il faut le prendre du bon côté, sinon tu ne vois pas le bout ! Ils font ça pour que l’on soit prêts. Il faut le faire de bon cœur.

Ça te fait quoi, l’arrivée de Zlatan Ibrahimović ? T’es prêt à l’affronter ?

C’est un joueur hors-norme ! C’est l’attraction du championnat cette année. Paris a des moyens illimités et ils ont tout fait pour avoir une équipe capable d’aller chercher le titre. C’est bien, parce que notre championnat n’a pas une très bonne réputation. J’espère qu’ils feront bonne figure en Ligue des champions. Maintenant, il y a des gros égos qui vont devoir se mettre au service du collectif. Il faut faire attention. Après, moi je suis supporter de Lille, parce qu’il y a mon pote Marvin (Martin, ndlr). Le LOSC, au niveau collectif, c’est le plus beau jeu de Ligue 1. Je mettrais plus une pièce sur eux, moi. Tout le monde va mettre Paris, non ?

Propos recueillis par Swann Borsellino
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