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  2. // 12e journée

Sassuolo glace la Roma, Milan n'y arrive pas

Incroyable sensation au Stadio olimpico : Sassuolo, relégable, est allé arracher l'égalisation à la 94e minute face à une Roma qui concède ainsi son premier nul à domicile de la saison. La Juve et le Napoli se frottent les mains. De son côté, Milan n'y arrive : 0-0 sur la pelouse du Chievo. 1-1 entre Parme et la Lazio.

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Le match entre la Juventus et le Napoli, dont le coup d'envoi sera donné dans quelques heures, s'annonce bouillant. Et il l'est d'autant plus depuis cette 94e minute, où le tout jeune Domenico Berardi, 19 ans, attaquant de Sassuolo, a fait perdre deux points capitaux à la Roma de Rudi Garcia. Une Roma qui gérait tranquillement son petit but d'avance (un but contre son camp gaguesque de Longhi inscrit en première période), et qui se dirigeait tout droit vers une onzième victoire en douze journées. Mais à la dernière seconde, Sassuolo, avant-dernier du classement, a trouvé les ressources pour égaliser, par un joueur qui, ironie, appartient à la Juventus. Et voilà que, d'un coup, le match de ce soir prend encore plus de piment. De fait, le vainqueur, si vainqueur il y a, reviendra à un petit point de la Roma. Et même un match nul au Juventus Stadium permettrait aux deux équipes de limiter la casse, et de rester à trois longueurs du leader romain. C'est le premier vrai coup d'arrêt pour Rudi Garcia, qui ne s'attendait certainement pas à trouver une équipe de Sassuolo si coriace.

La semaine dernière, sa Roma avait concédé le premier nul de sa saison sur la pelouse du Torino. Un nul plutôt juste, sur un terrain hostile, même si les Romains auraient pu s'imposer en seconde période. Là, le match face à Sassuolo semblait presque gagné d'avance. Mais le promu, qui a sur son banc un certain Eusebio Di Francesco, quatre années et un Scudetto en tant que joueur avec le maillot de la Roma, sait se sublimer lors des grands rendez-vous. Les Neroverdi ont en effet accroché le nul sur la pelouse du Napoli (1-1), et ont tenu en échec la Lazio à domicile (2-2). Cet après-midi, ils réalisent donc leur troisième exploit, ce qui leur permet de sortir provisoirement, et pour la première fois de la saison, de la zone de relégation. Pourtant, la Roma avait attaqué cette rencontre par le bon bout. Dominatrice comme on pouvait s'y attendre en première période, elle a ouvert le score sur un dégagement dans ses propres filets du pauvre Longhi. Par la suite, le match s'est un peu endormi, et la Louve n'est sortie de sa tanière qu'à quelques reprises, notamment par Maicon (centre fort devant le but que personne ne dévie au fond des filets) et par Ljajić, qui a fait briller Pegolo, le gardien adverse, à deux reprises, avant de réclamer un pénalty en milieu de seconde période, ne récoltant qu'un carton jaune sous les protestations du public. Les Giallorossi insistent, insistent, mais n'arrivent pas à doubler la mise. Et Sassuolo se dit que c'est possible. Ainsi, au tout dernier assaut, Berardi égalise d'une reprise du gauche. Le Stadio olimpico en reste glacé. Turinois et Napolitains, eux, sabrent le champagne. Avant d'en découdre.

Le poteau de Robinho, la classe de Keita

S'il y en a bien un qui ne va rien sabrer du tout, c'est Massimiliano Allegri. Le coach devait impérativement s'imposer cet après-midi, sur la pelouse du Chievo. Raté. Le Milan AC enchaîne un sixième match sans victoire toutes compétitions confondues, avec un bon vieux match nul, 0-0. Un nul qui, finalement, ferait presque les affaires des deux entraîneurs. Allegri, avec ce petit point ramené de Vérone, va peut-être obtenir un sursis jusqu'à la prochaine journée de championnat. Idem pour Sannino, qui reste collé à la dernière place, mais qui vient d'obtenir deux nuls consécutifs. Le résultat est, somme toute, le plus juste. Les deux équipes se sont procuré des occasions, et sont à égalité aussi bien sur le nombre de poteaux frappés (un chacun), que sur les joueurs expulsés : Montolivo côté milanais, Pellissier pour le Chievo. La lanterne rouge du classement pourra peut-être se plaindre de ce but qu'était sur le point d'inscrire Paloschi (il avait déjà dribblé Abbiati et allait marquer dans le but vide), mais dont il a été privé pour une position de hors-jeu très limite. Milan, de son côté, pourra regretter cette double occasion incroyable en milieu de seconde période : d'abord une frappe de Robinho sur le poteau, puis un tir de Kaká juste au-dessus, alors que le but était grand ouvert. La crise continue, donc, pour les Rossoneri, qui grappillent miraculeusement une place au classement grâce à la défaite de l'Udinese hier soir. Pas sûr que cet argument ne suffise à convaincre les dirigeants que Max est toujours l'homme de la situation.

C'est décidément une journée regrets pour les équipes romaines. Car la Lazio, elle aussi, a connu un petit hold-up sur la pelouse de Parme. Toujours à la recherche de leur première victoire à l'extérieur de la saison, les Romains ont offert aujourd'hui une très bonne prestation, avec en leader le tout jeune Keita, 18 ans, qui a inscrit cet après-midi son premier but en Serie A. Mais malgré une nette domination, des occasions et des situations favorables, les joueurs de Petković n'ont pas été capables de ramener les trois points du stadio Tardini. La faute à Alessandro Lucarellli, qui a égalisé pour Parme à vingt minutes du terme, sur corner. Les Laziali pourront se consoler en se disant que, pour la première fois cette saison à l'extérieur, ils ont dominé et produit du jeu. Mais aujourd'hui, ce sont les deux étoiles de l'équipe, Hernanes et Candreva, qui leur ont fait du tort. Les deux joueurs ont constamment fait les mauvais choix, notamment Candreva qui, lorsque la Lazio menait 1-0, a gâché au moins trois situations chaudes en voulant dribbler tout le monde plutôt qu'en passant son ballon. En revanche, ovation pour le petit Keita. Le Sénégalais, champion d'Italie Primavera avec la Lazio l'an dernier, a été intenable, a inscrit un but magnifique, et s'est quasiment créé en un match plus d'occasions que Klose depuis le début de la saison. Un joueur qu'il va falloir suivre de près.

Gasperini, l'homme des miracles génois

Une journée de Serie A avec peu de buts, mais avec beaucoup de buts décisifs inscrits dans le money time. Celui de Berardi, donc, mais pas seulement. À Cagliari et Bergame, le match s'est décidé aussi lors des dernières secondes. Cagliari, d'abord. Pour la réception du Torino, les Sardes devaient impérativement s'imposer et mettre fin à une série de trois défaites de rang. Ils y sont parvenus, et peuvent remercier leur capitaine, Daniele Conti. Le fils de Bruno s'est offert un doublé (dont un premier but sur coup franc), ce qui n'était plus arrivé depuis le 24 février dernier contre… le Torino. Décidément. Le deuxième pion, libérateur, a été inscrit à la 88e minute, alors que le Toro était parvenu à égaliser en début de seconde période par Immobile. Mais le succès est mérité pour les joueurs de Lopez, qui ont cherché avec insistance la victoire en seconde période. Grâce à ce succès, Cagliari passe devant son adversaire du jour au classement, en revenant notamment à hauteur du Milan AC et de l'Udinese.

À Bergame, final de match déconseillé aux cardiaques également. L'Atalanta ouvre le score à un quart d'heure du terme par Brivio. Manque de bol, trois minutes plus tard, Rolando Bianchi égalise (et inscrit par la même occasion son premier but avec le maillot de Bologne). Vexée, l'Atalanta se rue à l'attaque, mais Bologne défend bec et ongle son petit point. Mais à la 93e minute, Livaja, l'ancien de l'Inter, fait exploser le stadio Atleti Azzurri d'Italia. L'attaquant peut d'ailleurs remercier le gardien de Bologne, Curci, pas franchement exempt de tout reproche sur sa frappe du droit de l'extérieur de la surface. Peu importe la manière : l'Atalanta peut dignement célébrer ce succès, qui lui permet de grimper à la neuvième place du classement. Enfin, la bonne opération du jour est à mettre à l'actif du Genoa. Après sa victoire 2-0 sur la pelouse de la Lazio, l'équipe de Gasperini s'est payé le scalp du Hellas Vérone, actuel cinquième du classement. Un succès 2-0 bien ficelé dès la première période (Portanova et Kucka, le tout en l'espace de six minutes), et une incroyable remontée au classement. Le Genoa passera en effet la trêve à la septième position. Il n'y a pas à dire : Gasperini est bien le seul entraîneur à savoir comment coacher cette équipe.

Les résultats :

Catania - Udinese 1-0
Maxi López 30'
Inter - Livorno 2-0
Bardi (csc) 30', Nagatomo 90'
Genoa - Hellas Vérone 2-0
Portanova 29', Kucka 35'
Atalanta - Bologna 2-1
Brivo 74', Livaja 93' / Bianchi 77'
Cagliari - Torino 2-1
Conti 42' et 88' / Immobile 52'
Chievo - Milan 0-0
Parma - Lazio 1-1
Lucarelli 64' / Keita 50'
Roma - Sassuolo 1-1
Longhi (csc) 19' / Berardi 94'
Fiorentina - Sampdoria, ce soir, 20h45
Juventus - Napoli, ce soir, 20h45

Eric Maggiori
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Copa_Mundial Niveau : Loisir
La fin de match de dingue à Rome quand Zaza est entré il a mis le feu avec Berrardi ils font un beau duo, cette Roma fait vraiment penser à la Juve de la première saison de Conte à savoir : monstrueuse mais qui perd des points contre les petits sans jamais perdre pour le moment. Vivement ce soir pour Juve - Napoli !!
Et dire qu'Allegri devait signer à l'AS Rome cet été. Il aurait ramené son inutile Matri, mis Totti sur le banc (comme fait avec Inzaghi, Seedorf, Pirlo...) et les romains serait 8è.

Matri est le seul 9 de cette planète à avoir peur de tirer au but, au vu de son niveau on peut se douter du motif mais c'est triste. Vivement le retour de Pazzini, même s'il n'est pas exceptionnel au moins il essaye, est utile dans la conservation du ballon et ses simulations sont beaucoup plus crédibles que celles (honteuses) de Matri.
Paloschi, dans une équipe pourtant très faible, a été plus dangereux que lui en jouant 3 fois moins de ballon...
Kaka', Mexes et de Jong au top comme toujours, le reste très moyen même si Emanuelson a été remuant et Poli plutôt généreux.

Parler de nul logique pour ce match faut pas non plus déconner, Milan a largement dominé, parfois de façon stérile mais grosse domination même à 10 VS 11.
Un match "Allegrien" : insipide, sans idée, domination stérile et quelques individualités en guise d'arbre qui cache la forêt.
Le hors jeu se joue à 10cm, deux visions : les 10cm en faveur du Milan ou avantage à l'attaque si l'on considère que 10cm = la même ligne.
Dommage pour Paloschi, ça m'aurait fait plaisir qu'il marque.
SpecialEffect Niveau : DHR
A vrai dire les deux buts de Conti sont sur coup franc.

Déjà le 3ème pour lui cette saison, on sent qu'il les a travaillé. En même temps à part lui on a personne pour les tirer...
Berardi, qui, à 19 ans, enchaîne les prestations convaincantes en étant pourtant très moyennement entouré. Encore un jeune joueur très bon qui appartient à la Juve, qui pourrait être très utile à Conte pour avoir enfin un ailier percutant et efficace lui permettant de varier ses dispositifs tactiques...

Jeune, très bon, Italien, pas besoin de débourser 1€ pour l'avoir, y'a que moi que ça interpelle que personne n'y pense pour janvier alors que Conte ne cesse de rabâcher qu'il n'a pas les ailiers pour jouer en 4-3-3 ??
Marek Hamsik Niveau : National
Note : 1
"Mais le promu, qui a sur son banc un certain Eusebio Di Francesco, quatre années et un Scudetto en tant que joueur avec le maillot de la Roma, sait se sublimer lors des grands rendez-vous"

Surtout lors du 0-7 face à l'Inter.

Oui c'était facile et bas.
Putain, la Roma a subi le script façon EA Sports it's in the game.
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