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  3. // Inter Milan-Sassuolo (0-1)

Sassuolo fait pleurer l'Inter

C'est à la toute dernière seconde d'un match animé que le leader de Serie A s'incline, sur un penalty de Berardi qui plus est. Le Napoli et la Juve remercient.

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Inter 0-1 Sassuolo

But : Berardi (94e) pour Sassuolo

On se dirigeait tout droit vers un 0-0, mais un beau 0-0 avec 21 tirs à 14 pour les Nerazzurri, des croquages, des parades de dingue, bref du spectacle. Puis, sur une dernière offensive, Miranda retient le Français Defrel dans la surface de réparation. Penalty, alors qu'il ne reste qu'une minute d'arrêt de jeu. Face à Handanović et son taux de réussite légendaire dans cet exercice, Berardi ne tremble pas et offre le succès aux siens. Sassuolo passe devant le Milan et l'Inter, déjà battue à domicile avant la trêve par la Lazio, risque de dire adieu au titre honorifique de champion d'hiver.

Ljajić, pour le meilleur et pour le pire


Le derby des antipodes, Inter, équipe la plus internationale d'Italie (des dirigeants aux joueurs à l'exception de l'entraîneur), et Sassuolo, fleuron de l'italianité. Une affiche qui a tourné à l'avantage des Nerazzurri trois fois sur quatre avec deux mémorables 7-0. Les seuls black-out des hommes de Di Francesco depuis leur arrivée en Serie A il y a presque trois ans. Enfin petit événement, pour la première fois cette saison, Mancini aligne deux fois le même onze de départ. Un 4-3-3 pour répondre à son adversaire. La première demi-heure est particulièrement animée avec un nombre d'occasions identique, à la seule différence que Sassuolo cadre et l'Inter non. Sur coup franc, Sansone contraint Handanović deux fois à la claquette, et le portier slovène sort un de ses arrêts miracles sur une tentative rapprochée de Missiroli.


De l'autre côté, Ljajić par deux fois (frappe du droit et de la tête), mais aussi Icardi seul face à Consigli, ratent le cadre dans des positions très favorables. Ce n'est qu'à la 43e que le Serbe oblige le portier adverse à sortir une belle parade sur un enroulé velouté. Au milieu de tout ça, Kondogbia continue de louper à peu près tout ce qu'il entreprend en ralentissant régulièrement le jeu. Maigre consolation, il n'est pas le seul de son équipe à manquer de justesse et à faire les mauvais choix. Les multiples erreurs tendent à exaspérer un San Siro plutôt plein pour un dimanche midi et qui s'attend à « fêter » un titre de champion d'hiver.

Bronca pour Kondogbia


Leader depuis quelques mois maintenant, l'Inter éprouve les pires difficultés à maintenir un rythme de jeu élevé et fonctionne par des offensives placées avant de laisser le ballon à un adversaire de plus en plus à l'aise. Ljajić reste l'homme le plus dangereux et cadre une autre tentative, tandis que Mancini joue la carte Palacio et passe en 4-3-1-2, mais la possession de balle s'équilibre, et les visiteurs ne baissent pas la garde avec un 4-3-3 plus vrai que nature. L'incroyable cynisme dont l'Inter fait preuve cette saison semble la fuir, preuve en est avec Ljajić qui vendange encore une occasion sur un penalty en mouvement. On passe d'un but à l'autre, la fin approche et il y a du K.O. dans l'air.

En effet, sur un corner de Sassuolo, l'Inter part en contre à 4 contre 3, et Acerbi sauve in extremis un tir de Palacio, alors que le but était vide (même si l'arbitre siffle ensuite hors-jeu). Quelques secondes passent, et la reprise acrobatique de Floro Flores, tout juste entré en jeu, est sortie par Handanović. Ljajić encore et toujours, des 20 mètres cette fois, ça part en « lulu » , mais Consigli détourne en corner. Il reste 5 minutes, le Mancio tente le coup de poker en sortant « Jéfri » (comme le prononce le speaker de San Siro) Kondogbia pour Jovetić, bronca pour l'ancien Monégasque, même sifflé par les pigeons venus picorer les graines de San Siro. Après quelques autres opportunités (frappe de Jojo, coup de tête de Murillo), c'est le drame. Péno pour Sassuolo, but de Berardi. L'Inter s'incline chez elle comme avant les fêtes, et le Napoli, voire la Juve, peuvent lui passer devant d'ici ce soir. Dur.


Par Valentin Pauluzzi, à San Siro
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