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Santos veut y croire

A la quête de son troisième titre mondial, Santos va croiser un encombrant ensemble blaugrana sur sa route. Mais la taille de l'obstacle ne rend pas fataliste le club de Pelé. Au Brésil, on y croit, et on avance les arguments.

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En Amérique latine, et plus particulièrement au Brésil, le Mondial des Clubs n'a rien d'une corvée. Cette compétition dont on cherche à s'acquitter à l'économie, en comptant sur l'indulgence de supporters mal réveillés. Loin du dédain européen, l'ex-Coupe Intercontinentale constitue l'un des points d'orgue de la saison. Le moment de bénéficier d'une projection internationale et de prouver aussi que malgré le déséquilibre des termes de l'échange entre Europe et Amérique du Sud, les clubs du sous-continent peuvent encore rivaliser balle aux pieds. Pour Santos, la compétition revêt une importance d'autant plus grande, qu'elle offre l'opportunité au Peixe de renouer avec son passé légendaire, en l'occurrence, les deux Coupes Intercontinentales remportées par la bande à Pelé en 1962 et 1963.

Alors, pas question pour le club blanc et noir de s'avancer résigné devant le Barça. Les joueurs y croient, leurs supporters rêvent éveillés, et la presse brésilienne s'échine à se convaincre que Santos peut le faire. En une de Placar, le mensuel de référence au pays du futebol, Neymar adresse un clin d'œil confiant aux lecteurs, et la légende assure que le gallinacé auriverde « détient les armes pour rivaliser avec Messi » . Au-delà de la personnalisation du duel autour de ses deux stars, Placar s'attarde sur les rares déconvenues du Barça, afin de pointer les failles tout aussi rares du collectif blaugrana.

Pour le mensuel brésilien, le talon d'Achille du champion d'Europe se trouve dans le dos de ses latéraux. La relative faiblesse de son jeu aérien est aussi pointée du doigt. Pour tirer ces conclusions, les journalistes auriverde sont allés chercher Pepe Mel, l'entraîneur qui avait triomphé du Barça en Coupe avec le Betis Seville en janvier dernier. Marcelo Bielsa est aussi convoqué pour s'être trouvé à deux doigts de faire tomber les Blaugranas à San Mamés. Pour contrarier la Pep Team, Placar propose aussi au coach santiste, Muricy Ramalho, de jeter Ganso sur le banc et de miser sur l'impact physique d'Alan Kardec. Armé de son mètre 87 et d'une grosse caisse, l'homonyme du codificateur français du spiritisme (si, si !) serait affecté à une double tâche : s'imposer physiquement dans la surface, et presser Xavi à la source.

Ramalho, prochain sélectionneur auriverde ?

Question de fierté nationale pour les Brésiliens, le Mondial des Clubs permet aux Européens de faire connaissance avec des talents confinés jusqu'alors aux rives ouest de l'Atlantique. On pense notamment à l'excellent milieu défensif, Arouca, primordial dans la conquête de la Libertadores, et à l'avant-centre, Borges. Parfois comparé à Samuel Eto'o, ce dernier chiffre déjà la trentaine, mais vient de boucler une saison exceptionnelle, avec 23 buts en 29 matches de Brasileirão. Débarqué en mai dernier, l'avant-centre s'est immédiatement imposé chez le Peixe.

Pour Santos et le Brésil, cette finale de la Coupe du Monde des clubs se veut d'autant plus significative qu'elle confirmerait, en cas de belle répartie donnée au Barça, le regain d'un championnat désormais capable de rapatrier certains des meilleurs éléments nationaux, et de conserver ses plus grands espoirs. Cf Neymar. La finale pourrait aussi permettre à Muricy Ramalho de marquer de nouveaux points. Rappelons que la fédération brésilienne avait considéré l'actuel entraîneur santiste comme l'option numéro une pour prendre la succession de Dunga. Le coach venait alors de s'engager avec Fluminense, avec lequel il remportera le championnat, et déclina l'offre. Reste qu'en cas d'enlisement du processus Menezes, Ramalho fait toujours figure de grand prétendant aux rênes de la Seleçao. En attendant, il y a une troisième titre mondial à ramener pour faire rebander Pelé, et transformer les rues de Santos en fontaine à cachaça avant même les douze coups de midi.

Par Thomas Goubin
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Mettre Ganso sur le banc serait la pire erreur... combien de fois on nous a fait le coup du "faut mettre un gros qui fout des coups"? Il faut surtout face au barça s'attendre à défendre très bas et contrer très vite, l'essentiel c'est donc d'avoir un milieu fiable techniquement.
tokouille Niveau : DHR
Au delà du fait que Neymar doit être un sale gosse, ça n'empêche il a du talent mais ce que je veux voir c'est comment va-t-il réagir face au pressing du Barça.

Péter un plomb, se sublimer,...?
KillerCroc Niveau : CFA
@tokouille:
Neymar va tenir une mi-temps a mon avis, quand il va se ramasser des coups dans les duels avec Piqué, ou Alves si il joue excentré.
Je le vois pas faire un match exceptionnel.
Neymar a l'habitude de recevoir des coups dans le championnat brésilien où il a droit fréquemment à un "traitement spécial".
Le problème vient du reste de l'équipe qui n'est pas armé pour poser des problèmes au Barça. Difficile pour Neymar de briller dans ces conditions. Le football reste avant tout un sport collectif.
KillerCroc Niveau : CFA
mais de toute manière oui, l'equipe de Santos risque de ramer face au pressing barcelonais, malgré quelques individualités interessantes, telles que Ganso et Borges, voire Elano si je ne m'abuse, qui ferait presque office de taulier du milieu de terrain.
Quitte à parler des individualités de Santos, il ne faut pas oublier Danilo l'arrière droit qui est tout simplement exceptionnel pour son âge. Il va rejoindre Porto le 1er janvier pour 13M€ et c'est assurément une bonne pioche.
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